[VIDÉO] Ils demandent l'abrogation de "l'amendement Virapoullé" :

La Réunion - le PCR veut "plus de responsabilités pour plus d'autonomie"


Publié / Actualisé
Le Parti communiste réunionnais (PCR) s'est réuni ce vendredi 4 mai 2018 pour faire part de sa position sur le projet de réforme constitutionnelle. Après une audience sur ce projet de réforme, les membres du parti ont réclamé l'abrogation de l'aliéna 5 de l'article 73 de la Constitution dit "amendement Virapoullé". Cet alinéa interdit tout changement de statut territorial pour La Réunion. Pour les membres du PCR, cet alinéa empêche La Réunion d'avoir accès à "plus de responsabilités pour plus d'autonomie". Pour Gilles Leperlier, membre du parti, "la départementalisation a ses limites et ne répond plus aux besoins de 'lîle, il faut changer de cadre". Le parti demande la création d'une collectivité plus autonome avec des compétences élargies pour "faire face aux grands défis et construire l'avenir de l'île". Nous publions ci-après le communiqué du PCR.
Le Parti communiste réunionnais (PCR) s'est réuni ce vendredi 4 mai 2018 pour faire part de sa position sur le projet de réforme constitutionnelle. Après une audience sur ce projet de réforme, les membres du parti ont réclamé l'abrogation de l'aliéna 5 de l'article 73 de la Constitution dit "amendement Virapoullé". Cet alinéa interdit tout changement de statut territorial pour La Réunion. Pour les membres du PCR, cet alinéa empêche La Réunion d'avoir accès à "plus de responsabilités pour plus d'autonomie". Pour Gilles Leperlier, membre du parti, "la départementalisation a ses limites et ne répond plus aux besoins de 'lîle, il faut changer de cadre". Le parti demande la création d'une collectivité plus autonome avec des compétences élargies pour "faire face aux grands défis et construire l'avenir de l'île". Nous publions ci-après le communiqué du PCR.

Voici un an que les Français ont élu un nouveau président. Après la période des Cent-Jours, où le président profite de son état de grâce pour faire ses réformes, même les plus impopulaires. Il est actuellement à l'épreuve du peuple et le peuple n'a cessé de faire part de sa colère. Les exemples ne manquent pas.

Un an après, c'est la déception et l'insatisfaction est grandissante. Le corps social est attaqué par la politique du nouveau pouvoir, tous les secteurs sont mobilisés : travailleurs, étudiants, bénéficiaires des aides sociales. Le PCR voit une remise en cause des droits acquis par la lutte et cela se traduit par une série de mesures : suppression des contrats aidés. Il était possible de faire autrement en globalisant les crédits pour la création de deux grands services. Suppression de l'APL accession qui pèse sur le BTP, hausse de la CSG qui pèse sur les retraites.

La situation était déjà grave, depuis un an elle s'est aggravée. La réalité commande de voir que toutes les mesures du nouveau pouvoir s'appliquent à La Réunion du fait de notre intégration à un territoire situé à 10.000 kilomètres. Cette intégration mécanique est une voie sans issue.

Du point de vue du PCR, il faut aller vers plus de responsabilité pour plus d'autonomie.
Les Assises des Outre-mer ne doivent pas être un " concours Lépine ". Elles doivent déboucher sur une nouvelle politique qui préserve les acquis obtenus par la lutte depuis 1946 et qui permette d'affronter les défis et les enjeux du présent, les urgences sociales, et de l'avenir (lutte contre le dérèglement climatique, faire face à cette mondialisation et sa conséquence directe les accords de partenariat économique, l'avenir de la filière canne-sucre, l'intégration dans notre zone géo-économique). Aller vers plus de responsabilité pour plus d'autonomie nécessite de nouveaux outils : un pouvoir législatif, normatif et réglementaire.

Or, les restrictions discriminatoires imposées à l'alinéa 5 de l'article 73 de la Constitution sont contraires à nos besoins.

Nous souhaitons la création d’une collectivité territoriale dotée de pouvoirs élargis et un fonds de développement. Nous voulons la mise en place d’un plan de développement global et cohérent s'inscrivant dans la zone indianocéanique.

Force est de constater que les mots " différenciation ", " changer de logiciel ", " plus d'autonomie " sont de plus en plus entendus. C'est la preuve d'un constat partagé. Sur cette base, le PCR pense qu'il est possible que les Réunionnais s'entendent.
Le préalable est la suppression de l'alinéa 5 de l'article 73 de la Constitution. Paul Vergès, Gélita Hoarau et Ericka Bareigts ont déposé des propositions de loi constitutionnelle dans ce sens. Cette suppression permettra des conditions d'habilitation plus souples, ce qui donnera les moyens aux Réunionnais d'élaborer une politique adaptée à leurs besoins.

Gilles Leperlier s'exprime sur la nécessité de créer une collectivité qui permettra à l'île de "s'inscrire dans sa zone géographique et de créer les conditions économiques de son développement".

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Mitou, Posté
quel mytho ce gilles !!!