Une décision prise "en misouk" :

CHU - Sud santé sociaux dénonce la suppression de l'indexation des primes


Publié / Actualisé
Les syndicalistes de Solidaires finances publiques et de Sud santé sociaux se sont réunis ce lundi 7 mai 2018 pour contester l'ordre donné par la Direction régionale des finances publiques (DRFIP) "de cesser le paiement de l'indexation des primes du personnel hospitalier". Cette information, parue dans la presse du samedi 5 mai 2018, "arrive en misouk " dénonce Bernard Ramalingom de Sud santé sociaux. Les syndicalistes se disent " choqués " qu'une telle décision soit prise en urgence "sans dialogue préalable avec les partenaires sociaux ". Le syndicat Sud santé sociaux a déposé un préavis de grève pour une durée illimitée.
Les syndicalistes de Solidaires finances publiques et de Sud santé sociaux se sont réunis ce lundi 7 mai 2018 pour contester l'ordre donné par la Direction régionale des finances publiques (DRFIP) "de cesser le paiement de l'indexation des primes du personnel hospitalier". Cette information, parue dans la presse du samedi 5 mai 2018, "arrive en misouk " dénonce Bernard Ramalingom de Sud santé sociaux. Les syndicalistes se disent " choqués " qu'une telle décision soit prise en urgence "sans dialogue préalable avec les partenaires sociaux ". Le syndicat Sud santé sociaux a déposé un préavis de grève pour une durée illimitée.

C'est dans les pages d'un journal local datant du 5 mai 2018 que les syndicats ont appris que la DRFIP avait "donné l’ordre aux comptables hospitaliers de mettre en demeure les ordonnateurs des quatre hôpitaux de La Réunion et de cesser le paiement de l’indexation sur les primes hospitalières au motif que les recherches n’avaient pas permis de trouver une base légale à cette indexation". Pour Magali Billard, secrétaire de Solidaires finances publiques 974,  cette décision est "brutale et inattendue". Elle souligne que "cela fait 40 ans que la Chambre régionale des comptes s'interroge sur le bien fondé légal de cette indexation". À La Réunion, l'indexation est payée sur les primes et sur les salaires. Selon Magali Billard, cette suppression représente "entre 200 et 600 euros par mois en moins pour le personnel".

Cette décision est qualifiée de "ras-de-marée" qui risque de s'étendre aux autres fonctions publiques. Pour les syndicats, cette indexation "ne représente que 3, 2 millions d'euros alors que le déficit du CHU est de 40 millions d'euros".

Bernard Ramalingom du syndicat Sud santé sociaux, évoque "une attaque" dont les donneurs d'ordres "ne sont pas clairement identifiés". Le syndicaliste précise qu'un préavis de grève a été déposé ce jour-même et qu'un courrier a été adressé à la DRFIP.  Dans ce courrier, les syndicalistes font part de leur inquiétude face à cette suppression jugée trop "rapide" prise "en misouk". Ils réclament un dialogue social.

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