Première année commune aux études de santé (Paces) :

Prépa privée : le prix de la réussite


Publié / Actualisé
600 étudiants pour une centaine de places en deuxième année de médecine. Statistiquement un étudiant en première année commune aux études de santé (Paces) qui souhaite poursuivre en médecine n'a qu'une chance sur six de réussir. Les études de santé sont ultra sélectives. Les épreuves d'entrée en deuxième année étant particulièrement ardues, de nombreux étudiant s'inscrivent, en parallèle, dans une prépa privées pour augmenter leurs chances de réussite aux examens. Ces "écuries" comme on les appelle, ne sont pas à la portée de toutes les bourses et pour cause, certaines affichent des droits d'inscription, allant jusqu'à 15 000 euros. D'autant, qu'à la fin le succès n'est pas garanti.
600 étudiants pour une centaine de places en deuxième année de médecine. Statistiquement un étudiant en première année commune aux études de santé (Paces) qui souhaite poursuivre en médecine n'a qu'une chance sur six de réussir. Les études de santé sont ultra sélectives. Les épreuves d'entrée en deuxième année étant particulièrement ardues, de nombreux étudiant s'inscrivent, en parallèle, dans une prépa privées pour augmenter leurs chances de réussite aux examens. Ces "écuries" comme on les appelle, ne sont pas à la portée de toutes les bourses et pour cause, certaines affichent des droits d'inscription, allant jusqu'à 15 000 euros. D'autant, qu'à la fin le succès n'est pas garanti.

Pour poursuivre des études de médecine il faut passer par la première année commune aux études de santé (Paces). Cette année d’étude donne le droit de passer les examens d’entrée en deuxième année de fac de médecine mais aussi d’école de kinésithérapie, de psychomotricité, d’ergothérapie, de dentiste et de sage-femme.  Une année difficile, où la charge de travail est considérable et le rythme soutenu.

La bonne nouvelle, c’est que cette première année d’étude à l’université en Paces ne coûte que le prix d’une inscription universitaire. Soit environ 400 euros. La mauvaise nouvelle, c’est qu’à cause du numerus closus (nombre de places limités en deuxième année) et de la difficulté de la Paces, la fac est, pour de nombreux étudiants, insuffisante pour réussir.

"Un étudiant qui sort de la terminale n’est pas armé pour une année de Paces. Il a besoin d’un support méthodologique pour évaluer son travail. En Paces, l’étudiant travaille beaucoup, mais il ne sait pas si son travail est efficace ou pas" explique Emmanuel Perroteau, directeur des cours Acces, une prépa privée "alternative". De nombreux étudiants choisissent de s'inscrire, en parallèle, dans des prépas privées.

Le nombre limité de places en deuxième année, la difficulté d’y accéder, le stress de l’échec sont des arguments qui pèsent lourd dans la balance de ces prépas privées.

-Frais exorbitants et culture de la compétition pour "une faible plus-value" -

Les centres privés qui préparent les étudiants de Paces à passer les examens d’entrée en deuxième année sont au nombre de quatre.Certains de ces établissements "font un travail de coaching,  d’accompagnement de méthodologie et laissent les étudiants aller à la fac" détaille Emmanuel Perroteau. D’autres prépas ont "scolarisé" l’année de préparation.  "C’est-à-dire que les étudiants, bien qu’inscrits à la fac passent toutes leurs journées au centre de préparation et ne vont à la fac que pour passer les examens" poursuit-il.

Pourtant , "les cours de l’Université sont très bien faits, on ne peut pas mieux faire qu’à l’université, les professeurs sont des professionnels de haut niveau, ce sont eux qui font les cours, et qui corrigent les copies" estime Emmanuel Perroteau. En terme d’apport de connaissances, "personne ne fait mieux que l’Université" ajoute-il.

D'autant plus que "n'entre pas dans ces prépas privées qui veut".  Le directeur des cours Acces s'exclame "une année coûte entre 10 et 15 000 euros dans ces centres privés". Des frais qui laissent Emmanuel Perroteau dubitatif "c’est un coût totalement disproportionné par rapport à la plus-value " renchérit-il. Il explique que "bien qu’il y ait un accompagnement indéniable des étudiants, il n’y a aucune garantie de succès au bout". En effet, si l’étudiant échoue aux examens d’entrée, "il aura perdu 15 000 euros".

Emmanuel Perroteau évoque même que"des parents s’endettent parfois pour inscrire leur enfant dans ces prépas". Il estime que ces prépas "jouent sur la culpabilité des parents qui veulent à tout prix voir leur enfant réussir".

Des frais d'inscription élevés, mais aussi une sélection à l'entrée caractérisent ces "écuries".  En effet, "ces prépas ne prennent que les meilleurs" indique Emmanuel Perroteau. "Il y a une véritable culture de la compétition dans ces établissements" dénonce-t-il.

-Une alternative "moins chère et trois fois plus performante"-

Emmanuel Perroteau est le directeur des cours Acces, une prépa privée différente. Il raconte "j’ai connu des coups durs". Il avait même envisagé de fermer sa structure il y a quelques temps. Ce qui l’a empêché de fermer c’est ce qui l’avait motivé en 2006 à ouvrir son centre "offrir une alternative aux étudiants ". Même si dans le milieu la concurrence fait rage, Emmanuel Perroteau a su garder le cap en proposant une préparation "bien moins chère que les autres prépas privées, trois fois plus performante et plus accessible".

Son prix ? "2760 euros l’année à la prochaine rentrée soit plus de 5 fois moins chère que certaines prépas privées" indique-t-il. Et il "refuse d’augmenter ses prix ". Même si cette somme reste conséquente pour certaines familles, c’est un investissement qui "permet de multiplier par trois ses chances de réussite". Surtout "si on la compare aux autres prépas privées".

Et le résultat est là. 22% de réussite à tous les concours  pour les étudiants du cours Acces contre 7% à l’université sur le nombre total d’inscrits.

 Moins cher mais pas au rabais. Emmanuel Perroteau a misé sur un outil : internet. La préparation, l’accompagnement, le coaching et la méthodologie des cours Acces se font en ligne. Sa pédagogie : "méthodologie, entraide et le challenge de soi". "Les étudiants peuvent s’entraider via un forum et lors des enseignements dirigés en présentiel" explique-t-il. Emmanuel Perroteau insiste sur ce qu’il transmet à ses étudiants "on est en compétition avec soi-même, pour arriver à faire mieux chaque jour".

- Vers une interdiction de redoubler -

Le business des prépas privées n'est pas prêt de s'arrêter car les universités se dirigent vers une interdiction de redoubler la Paces. À ce jour, certaines universités de métropole expérimentent déjà cette interdiction. "Redoubler ne fait que différer le résultat", explique Emmanuel Perroteau, "car ceux qui redoublent et réussissent sont ceux qui ont échoué de peu la première fois". Les étudiants qui échouent au concours peuvent poursuivre directement en deuxième année de licence dans une discipline scientifique si leurs résultats dépassent 10/20". Ils pourront après avoir obtenu leur licence passer devant un jury après sélection sur dossier pour un passage passerelle en médecine. Les autres recalés devront, eux, refaire une première année de licence.

En cette période de choix et d’inscription dans le supérieur, que les étudiants ne s’y trompent pas, la réussite se gagne en travaillant dur pas nécessairement en dépensant beaucoup d’argent.

sjb/www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Mag, Posté
pourriez vous me donner le nom du centre de me perroteau merci bcp

Bonjour. Vous trouverez toutes les informations utiles ici : https://www.cours-acces.fr/contact.html