Le propriétaire met en cause la Ville :

Sainte-Rose perd son Joyau des Laves


Publié / Actualisé
Ouverte en 1997, l'auberge Le Joyau des Laves, située à Sainte-Rose, est fermée depuis le mois d'avril. C'est un arrêté municipal qui a obligé le propriétaire de l'établissement à fermer ses portes. Une injustice, selon Frédéric Spielmann qui accuse la municipalité de Sainte-Rose de ne pas avoir respecté la réglementation.
Ouverte en 1997, l'auberge Le Joyau des Laves, située à Sainte-Rose, est fermée depuis le mois d'avril. C'est un arrêté municipal qui a obligé le propriétaire de l'établissement à fermer ses portes. Une injustice, selon Frédéric Spielmann qui accuse la municipalité de Sainte-Rose de ne pas avoir respecté la réglementation.

Depuis plus de vingt ans, Frédéric Spielmann et sa femme gèrent Le Joyau des Laves d'une main de maître. Auberge réputée, ils ont réussi à faire de cette maison, un arrêt incontournable sur la route de l'est. Néanmoins, ces dernières années, le couple qui emploie trois salariés a rencontré de nombreuses difficultées "liées au métier" : crise requins, manque de fréquentation, affaires prud'hommales... Les époux Spielmann ont fait face à quelques problématiques qui "peuvent amener un gérant à stopper son activité mais, nous, on n'a jamais voulu arrêter" explique Frédéric.

La commission de sécurité est passé en janvier 2017

En revanche, le propriétaire a diminué son activité : "on a cessé de travailler 7j/7j. On a fermé les soirs et on a arrêté de proposer des chambres". Jusqu'au mois d'avril. Là, Le Joyau des Laves a entièrement fermé. Le gérant explique pourquoi : "en janvier 2017, une commission de sécurité est venue vérifier l'état de l'établissement". Durant leur visite, les pompiers ont émis quelques remarques orales à Frédéric Spielmann. Puis, comme l'exige la loi, ils ont émis un avis et transmis leur rapport à la municipalité.

Puis le propriétaire est resté sans nouvelle pendant un an

Seul hic : selon le restaurateur, la Ville de Sainte-Rose a manqué à ses obligations. Elle ne lui aurait pas transmis ces informations. Pourtant, l'établissement a déjà fait l'objet d'une commission de sécurité, en 2013. À cette époque "tout avait été réalisé dans les règles". Sans nouvelles de la part de la municipalité, Frédéric Spielmann a donc continué son activité l'année dernière, tout en réalisant de petits travaux. Histoire de respecter les recommandations orales faites par les pompiers durant leur visite.

Convoqué par le maire

Un an plus tard, en mars 2018, mauvaise surprise. Le propriétaire du Joyau des Laves a été convoqué par le maire de Sainte-Rose, Michel Vergoz. "Il m'a dit que j'étais inconscient et m'a accordé trois jours pour lui fournir les pièces prouvant que j'avais respecté les prescriptions de la commission de sécurité rappelle Frédéric Spielmann. Mais je ne savais pas de quelles prescriptions il s'agissait puisque je n'avais jamais reçu le rapport!"

Fermeture administrative

En réponse le premier édile de la commune a émis un arrêté municipal ordonnant la fermeture administrative de l'établissement. Et ce, début avril. Depuis, le couple Spielmann et ses trois employés n'ont pas travaillé. "On ne roule pas sur l'or et les mois d'avril et de mai sont des mois primordiaux" regrette le mari qui pensait compter sur son exploitation de bananes pour remonter la pente. "Mais Fakir a tout détruit" ajoute-t-il.

"Je perds mon bébé. Ça me fait mal au coeur de l'enterrer"

Aujourd'hui, Le Joyau des Laves est en cessation de paiement. "Il va disparaitre prévient son propriétaire. J'accumule les dettes et je devrais entamer une démarche de liquidation judiciaire. Je perds mon bébé. Ça me fait mal au coeur de l'enterrer". Pour se défendre et pouvoir faire valoir ses droits, il a fait appel à un avocat, Me Michel Lagourgue.

La Ville doit communiquer le rapport

Ce dernier explique : "lorsqu'une commission de sécurité vient vérifier un établissement recevant du public, il faut, ensuite, que la mairie communique l'avis et le rapport rendus par cette commission à la personne concernée. Soit le propriétaire de l'établissement". Il continue : "mon client a du fermer son restaurant pour des raisons dont il n'a pas connaissance. Il dit n'avoir reçu aucun document lui expliquant les travaux à faire!"

"Mon clienté a préféré entamé une procédure à l'amiable"

Frédéric Spielmann et son conseil ont donc décidé de lancer une procédure à l'amiable en envoyant un recours gracieux à la Ville de Sainte-Rose. Mais pour l'instant, ils restent sans réponse. "Si la municipalité dépasse ce délai de deux mois, nous aurons encore deux mois pour saisir le tribunal administratif indique la robe noire. On aurait pu saisir cette juridiction dès le départ mais mon client a préféré entamer, d'abord, une procédure à l'amiable."

Me Michel Lagourgue ajoute :" ce qu'on aimerait c'est que Monsieur Spielmann soit au courant de ce qui lui est reproché". Pour le savoir, Imaz Press a bien tenté de joindre la Ville sainte-rosienne, ce mardi 15 mai. En vain : la municipalité n'a pas répondu à nos sollicitations.

sw/www.ipreunion.com

 

 

   

4 Commentaire(s)

Martin, Posté
Le maire préfère faire l'autruche et laisser ses administrés se debrouillé seul. Il préfere voir une structure fermé au lieu faire en sorte de trouver une solution pour que cette auberge reste ouverte et ses employés puissent garder leur boulot.
Bravo Mr Vergoz vous ki avez sois disant de belles valeurs ou sont elles aujourdhui
Sabuco alexis, Posté
Je pense que La Réunion est une république bananière avec des petits rois orgueilleux avec des égos surdimensionnés dirigeants incompétents des communes. Il ne faut plus rien créé dans cette île qui est entrain de s'étouffer entre pollution, magouilles et j'en passe et des meilleurs.....Laissons ces gens dans leur délire et fuyons....
Merle, Posté
vaut mieux etre au pole emploi que de travaillé la bas
Soleil, Posté
Bonjour
S'il ferme vraiment, dommage que ce travailleur se retrouvera au pôle emploi avec très peu de sous...