L'extraction de roches massives des carrières au point mort :

Dioré renforce le mystère autour de l'avenir de la NRL


Publié / Actualisé
" En l'état actuel des négociations entre la Société Guentoli et le Groupement en charge de la construction de la NRL, aucun accord n'est intervenu " concernant l'extraction de roches massives de la carrière de Dioré, résume Jean-Paul Virapoullé, Maire de Saint-André, dans un communiqué en date du 24 mai 2018, pour calmer la population du quartier qui manifeste son opposition à cette carrière. Ces propos renforcent en réalité le mystère autour de l'avenir de la NRL : pourquoi le groupement en charge du projet n'amorce pas l'exploitation de cette carrière, et ce, alors que le chantier est menacé par un conflit social majeur suite à l'arrêt prévu de l'extraction d'andains à la fin du mois de mai.
" En l'état actuel des négociations entre la Société Guentoli et le Groupement en charge de la construction de la NRL, aucun accord n'est intervenu " concernant l'extraction de roches massives de la carrière de Dioré, résume Jean-Paul Virapoullé, Maire de Saint-André, dans un communiqué en date du 24 mai 2018, pour calmer la population du quartier qui manifeste son opposition à cette carrière. Ces propos renforcent en réalité le mystère autour de l'avenir de la NRL : pourquoi le groupement en charge du projet n'amorce pas l'exploitation de cette carrière, et ce, alors que le chantier est menacé par un conflit social majeur suite à l'arrêt prévu de l'extraction d'andains à la fin du mois de mai.

Depuis quelques jours, une certaine agitation règne dans le quartier de Dioré à Saint-André. En cause, une consultation publique ouverte par la préfecture le 22 mai 2018 prévoyant notamment un dépôt de stockage de boosters et de détonateurs sur le site de la carrière.

Cette enquête publique semble avoir réveillé de vieux démons chez les habitants de Dioré, qui craignent des impacts sanitaires et environnementaux de cette carrière dont l’exploitation est autorisée par le préfet depuis fin 2015.

Si ces craintes sont légitimes, on peut s’interroger sur cette levée de bouclier particulièrement tardive. Peut-être que la population, ne voyant rien venir, a estimé que le projet de carrière était enterré.

Le maire de Saint-André rappelle pourtant que ce projet a été validé par l’ancienne majorité d’Eric Fruteau, en 2013. L’actuelle majorité a quant à elle, selon le communiqué de la Ville, souhaité rendre le projet " plus humain " en négociant la mise en œuvre d’un plan d’embauche, de formation ainsi qu’un plan de communication en direction des habitants. Tous les ingrédients semblent donc réunis pour le lancement de l’exploitation de cette carrière.

Mais voilà que Jean-Paul Virapoullé vient de jeter un pavé dans la mare (faute de carrière...), en indiquant qu’ " en l'état actuel des négociations entre la Société Guentoli et le Groupement en charge de la construction de la NRL, aucun accord n'est intervenu ". Ce que confirme la Région dans le JIR de ce jour qui indique que " la responsabilité de mener à bien le chantier de la digue revient au groupement sous peine d’être redevable de pénalités en cas de retards sur l’avancée ".

Lire aussi : Tribune libre de la mairie de Saint-André - Précisions sur la carrière de Dioré

En résumé, malgré le fait que l’exploitation de cette carrière soit autorisée ; malgré le fait que le président de Région, Didier Robert, ait signé le 20 mars dernier, en grande hâte, l’ordre de service ordonnant le début des travaux de la "route-digue" entre la Grande Chaloupe et La Possession ; malgré le fait que les transporteurs aient d’ores et déjà fait part de leur inquiétude quant à l’arrêt prévu de l’extraction d’andains pour ce chantier de la NRL, à la fin du mois de mai ; absolument rien ne va être engagé au niveau de la carrière de Dioré, et ce, alors que les autre carrières ne sont toujours pas autorisées et que la Région reconnaissait en février dernier envisager la mise en service, d’ici 2020 – 2021, de la moitié du viaduc, soit une demi NRL.

Lire aussi : Comme annoncé par Imaz Press en août dernier - En 2020, il ne devrait y avoir qu'une demi-NRL

Décidément, les choix politiques concernant cette Nouvelle Route du Littoral sont tout aussi complexes que l’ingénierie qui y est déployée. Un mystère de plus pour ce chantier titanesque dont, rappelons-le, le montant avoisine les 1,6 milliard d’euros, hors pénalités dont les montants devraient rapidement s’envoler.

www.ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Jo27, depuis son mobile, Posté
Une seule question! A qui appartienne les andins?
Henri, Posté
Tout viaduc assez de ces transporteurs !