Epidémie de dengue :

297 nouveaux cas en une semaine


Publié / Actualisé
Ce mardi 29 mai, la préfecture de La Réunion a communiqué le nombre de nouveaux cas de dengue diagnostiqués du 14 au 20 mai. Depuis le début de l'année 2018, ce sont 3 756 cas de dengue qui ont été confirmés par les laboratoires de ville et hospitaliers de l'île.
Ce mardi 29 mai, la préfecture de La Réunion a communiqué le nombre de nouveaux cas de dengue diagnostiqués du 14 au 20 mai. Depuis le début de l'année 2018, ce sont 3 756 cas de dengue qui ont été confirmés par les laboratoires de ville et hospitaliers de l'île.

Le nombre de cas signalés cette semaine diminue légèrement mais confirme la poursuite de l’épidémie dans l’ouest et le sud. 

Du 14 au 20 mai, 297 cas de dengue ont été diagnostiqués. Au total depuis le début de l’année 2018, plus de 3000 cas ont été signalés, résidant majoritairement dans les communes suivantes :

•    L’ouest : Saint-Paul (56% des cas), Le Port (9%), Saint-Leu (6%) et la Possession (6%)
•    Le sud : majoritairement à Saint-Pierre (11%).

Les autres communes où des cas ont été identifiés en 2018 sont les suivantes :
•    Saint Louis (102 cas),
•    Saint-Denis (81 cas),
•    Le Tampon (62 cas),
•    L’Etang-Salé (44 cas),
•    Saint- Joseph (31 cas),
•    Les Avirons (22 cas),
•    Trois-Bassins (22 cas),
•    Petite Ile (10 cas),
•    Saint-André (8 cas).

Depuis le début de l’année, 79 cas de dengue ont été hospitalisés (dont 10 personnes pour dengue sévère).

Quel risque pour les semaines à venir ?

Malgré l’entrée dans l’hiver austral, le nombre de signalements hebdomadaires reste élevé et les conditions météorologiques actuelles restent favorables aux moustiques vecteurs de la dengue. L’objectif sera de maintenir dans les prochaines semaines la mobilisation de tous pour espérer arrêter la circulation du virus durant l’hiver austral. Car en effet, une persistance du virus pendant l’hiver ferait peser le risque d’une reprise épidémique de plus grande ampleur au cours de l’été austral prochain.

Cette situation justifie le maintien dans les prochaines semaines d’une très forte mobilisation des équipes de lutte anti—vectorielle (LAV) composées des équipes de l’ARS OI et des pompiers, pour la poursuite d’une stratégie de lutte offensive basée sur une intervention systématique autour de tous les cas isolés et foyers émergents de dengue.

Cette stratégie ambitieuse (près de 1500 maisons visitées chaque semaine), et en place depuis déjà de nombreuses semaines, porte manifestement ses fruits en contribuant à limiter la propagation du virus. Les résultats sont notables, notamment sur les foyers naissants de dengue ou une intervention réactive de la LAV permet bien souvent d’arrêter localement la transmission du virus.

En outre, avec le soutien du ministère des Outre-mer, 300 volontaires Service civique vont être engagés sur l’action anti vectorielle en particulier en matière de prévention et d’information des populations concernées.

La mobilisation des communes pour la mise en œuvre d’opérations ciblées de nettoyage de quartiers est également un facteur essentiel de la réussite globale de ce dispositif et doit être poursuivie avec détermination.

Recommandations à la population

Afin d’éviter une épidémie de grande ampleur à La Réunion, la Préfecture de La Réunion et l’ARS OI renforcent les messages de prévention sur la dengue et rappellent que les gestes de chacun font la différence pour lutter contre cette maladie qui peut être grave : 

Chacun doit agir pour lutter contre les moustiques :

Protégez-vous des piqûres
Eliminez les lieux où les larves se développent et videz tout ce qui peut contenir de l’eau
Si vous avez une forte fièvre, des douleurs articulaires, des maux de tête, une grande fatigue :
Consultez immédiatement un médecin.


La promotion des gestes de prévention à appliquer par tous est au cœur de la lutte contre l’épidémie de dengue. C’est maintenant qu’il faut agir : 
En se protégeant des piqûres de moustiques au quotidien, on se préserve de la maladie et on évite ainsi de devenir à son tour contaminant et de participer au cycle de propagation de la maladie dans son entourage.

En éliminant régulièrement toutes les situations d’eau stagnante autour de son habitation, on peut véritablement diminuer les densités de moustiques et ainsi limiter le risque épidémique pour soi mais aussi pour l’ensemble de son quartier.
 

   

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