[LIVE/VIDÉOS/PHOTOS] Ils revendiquent la fin du "monopole" de la Sécurité sociale (actualisé) :

Fin de mouvement pour les travailleurs indépendants


Publié / Actualisé
Le Collectif des syndicats et associations des professionnels de La Réunion (CSAPR) s'est mobilisé sur la place de la préfecture depuis 8h30 ce jeudi 31 mai 2018. Les indépendants ont appelé à la mobilisation contre le monopole de la Sécurité sociale. Artisans, TMPE-TPMI, libéraux et indépendants réunis sous la bannière du CSAPR pour exiger l'application" "l'esprit des lois" européennes et proposer des solutions viables, pour que puissent survivre des milliers d'entreprises à la Réunion acculées par des dettes "sociales"". Le convoi composé d'une centaine de personnes est parti en direction de la Caisse générale de sécurité sociale de La Réunion boulevard Doret à Saint-Denis afin d'obtenir un entretien avec le directeur de la CGSS. Les manifestants ont trouvé les grilles du bâtiment fermées. Il n'y a pas eu de rencontre entre entre la direction et les travailleurs indépendants. Les manifestants ont mis à leur mouvement en début d'après-midi. Ils ont promis de revenir s'ils n'obtiennent pas la fin du "monopole de la CGSS"
Le Collectif des syndicats et associations des professionnels de La Réunion (CSAPR) s'est mobilisé sur la place de la préfecture depuis 8h30 ce jeudi 31 mai 2018. Les indépendants ont appelé à la mobilisation contre le monopole de la Sécurité sociale. Artisans, TMPE-TPMI, libéraux et indépendants réunis sous la bannière du CSAPR pour exiger l'application" "l'esprit des lois" européennes et proposer des solutions viables, pour que puissent survivre des milliers d'entreprises à la Réunion acculées par des dettes "sociales"". Le convoi composé d'une centaine de personnes est parti en direction de la Caisse générale de sécurité sociale de La Réunion boulevard Doret à Saint-Denis afin d'obtenir un entretien avec le directeur de la CGSS. Les manifestants ont trouvé les grilles du bâtiment fermées. Il n'y a pas eu de rencontre entre entre la direction et les travailleurs indépendants. Les manifestants ont mis à leur mouvement en début d'après-midi. Ils ont promis de revenir s'ils n'obtiennent pas la fin du "monopole de la CGSS"
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    Ce live est à présent terminé, merci d'avoir suivi cette actualité avec Imaz Press Réunion

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    Le convoi des manifestants descend la rue de Paris pour un dernier rassemblement devant la préfecture avant la dispersion du rassemblement
     

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    [FIN DE L'EPISODE]

    Les manifestants quittent les abords de la Casise générale de Sécurité Sociale. C'es la fin du mouvement pour ce jour, mais le collectif promet de revenir jusqu'à obtention de "la fin du monopole de la CGSS"

     

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    [RETOUR DEVANT LA CGSS] Les manifestants veulent coûte que coûte être reçus par la direction. Ils sont retournés devant les grilles de la CGSS et n'en démordent pas.

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    [RÉPONSE DE LA CGSS] Face au mouvement de contestation des indépendants, la CGSS a publié un communiqué dans lequel il est question de solidarité nationle. Elle rappelle que tout contrevant, qui incite à quitter et souhaite quitter la Sécurité sociale s'expose à des poursuites pénales.

    Les manifestants ont quitté le rond-point Doret et se sont à nouveau rassemblés devant la CGSS.

    Ci-après le communiqué de la CGSS :

    "La Securite Sociale n'est pas un systeme assurantiel, merne si elle met en oeuvre certaines techniques de ('assurance. C'est pourquoi on &ague souvent un systeme de securite sociale et non pas des assurances sociales.

    II faut rappeler que le premier article du code de Ia securite sociale indique : “ L'organisation de Ia sécurite sociale est fondee sur le principe de Ia solidarite nationale”.

    La sécurite sociale est donc un système de solidarité organisée qui selon ses fondateurs reposent sur le principe suivant : je reçois en fonction de mes besoins et je cotise en fonction de mes moyens.

    Cette phrase donne bien la dimension de redistribution du système vers les malades, les families, les personnes âgées, les plus démunis à travers Ia CMU etc...

    Pour ce qui est de La Réunion, le montant des cotisations s'établit en chiffre rond a 2,5 milliards d'euros et les prestations versées par la CAF et la CGSS à 5 milliards d'euros. Ceci traduit bien que chaque année, la métropole verse l’équivalent des cotisations recouvrées sur l’île au titre de la solidarité.

    Ce ne sont pas les frais de gestion qui sont onéreux (mains de 3 %) mais bien les prestations. C'est ainsi que La Reunion compte plus de 350 000 bénéficiaires de la CMUC et plus 110 000 bénéficiaires du RSA et près de 18 600 bénéficiaires du minimum vieillesse. Voici un exemple tout a fait éloquent de la dimension solidarité. Permettre aux plus pauvres qui n'ont pas les moyens de soigner ou de disposer d'un des minima sociaux pour survivre, c'est la traduction concrète des béneéfices de la redistribution du système de solidariée.

    Bien évidemment un système basé sur un système d'assurance privée qui ne comporte pas cette dimension de solidarité et de redistribution est moins onéreux.

    II serait d'ailleurs intéressant d'examiner la gestion de ces structures privées et la sécurite sociale montrerait son excellence. On nous retorquera que c'est parce que les masses financières manipulées sont importantes que les cats de gestion sont faibles. C'est exact mais ceci montre encore l’intérêt d'un système obligatoire global.

    Ce modèle social est consubstantiel à notre République qui déclare dans le préambule de la Constitution que la France est une République laïque, sociale et démocratique.

    La sécurite sociale fait partie du pacte social. II est possible de s'en affranchir mais c'est un autre modèle de société. II faut cependant remarquer que plus une société se développe plus elle accorde des droits sociaux.

    La seule véritable contrepartie est de s'assurer de la juste utilisation des fonds et donc de lutter contre les abus et les fraudes. Force est de constater que nos moyens sont encore insuffisants en la matière. L'acceptabilité de ces prélèvements sociaux ne pourra perdurer que si nous progressons en la matière.

    L'affiliation a un régime de sécurité sociale est donc obligatoire. Les seuls choix, et donc Ia mise en concurrence, concernent ce qui est qualifié de complementaire comme la complementaire maladie ou encore l'épargne retraite ou encore la dépendance, risque non couvert a ce jour."

     

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    [BLOCAGE] Les manifestants du CSAPR non reçus par la CGSS ont bloqué le rond-point du Boulavard Doret. Certains s'assoient à même le sol, pancartes à la main et empêchent les voitures de passer.

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    [ROND-POINT DORET] Partis pour une manifestation pacifique, leur demande d'entretien n'a pas trouvé d'écho auprès de la direction de la CGSS.Bien qu'ils aient quitté les lieux, les manifestants ont été suivis par les forces de l'ordre au rond-point du Boulevard Doret. Les manifestants envisagent de perturber la circulation.

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    [ILS QUITTENT LES LIEUX] Après plusieurs heures à réclamer un entretien avec le directeur de la CGSS Christophe Madika, les manifestants se retrouvent face à un mur. La direction refuse de les rencontrer.

    Dans cette impasse, les manifestants son sortis du parking de la CGSS pour aller au rond-point du boulevard Doret.

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    [AU CAS OÙ] Les policiers sont armés de matraques et de boucliers. Les femmes et les femmes enceintes qui participent à la manifestation se sont alignées devant les forces de l'ordre en bouclier.

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    [AUX ARMES CITOYENS] Des policiers se sont mêlés aux manifestants. Ils sont alignés devant le portail du parking de la CGSS. Les indépendants sont indéboulonnables, ils attendent en scandant la Marseillaise "aux armes citoyens !"

     

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    [ON VEUT ÊTRE REÇU]  Les manifestants attendent toujours que le directeur de la CGSS les reçoivent et envisagent de rester devant la CGSS tant que le directeur ne les aura pas reçus.

    Ils veulent s'entretenir avec la direction sur les problèmes qu'ils rencontrent "un défaut de trésorerie les collectivités ne nous paient pas, l'attestation de vigilance, l'impossibilité de répondre aux appels d'offre"

    L'attestation de vigilence, "c'est un document qui permet de répondre aux appels d'offres car il indique si les indépendants sotn  jour de leurs cotisations sociales : les empêche de répondre aux appels d'offre, d'inscrire nos enfants à l'école, etc" explique un manifestant.

    Le CSAPR demande à ce qu'une délégation de quatre personnes soit reçue par la direction, mais en vain.

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    [SIT IN] Les manifestants sont assis un peu partout dans le parking de la Sécurité sociale. Ils prennent le déjeuner en attendant que le directeur de la CGSS se manifeste.

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    [AU POINT MORT] Les manifestants campent toujours dans la cour de la Sécurité sociale. Le directeur Christophe Madika n'a pas répondu à leur demande d'entretien. La situation est au point mort.

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    [EN ATTENTE] Les manifestants sont regroupés dans la cour de la CGSS et attendent des nouvelles de Christophe Madika, le directeur de la Sécurité sociale. "Descen, descen ! "s'exclament les manifestants dans un haut-parleur.

    Ils envisagent d'attendre jusqu'à ce que le directeur descende leur parler.

    Pour l'instant, toujours aucun signe de la direction.

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    [BLOQUES] "Monsieur Madika vous touchez 15 000 euros par mois, vous n'avez pas honte ?" s'exclame une manifestante. Les manifestants sont bloqués à l'entrée de la CGSS. Les agents de sécurité ne laissent passer personne.

    Les agents de sécurité ont baissé les grilles de l'entrée principale du bâtiment.

    Les manifestants ne lâchent rien pour autant, ils passent par l'entrée parking et se dirigent vers l'entrée secondaire du siège de la CGSS banderoles à la main.

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    [À LA CGSS] Les manifestants du CSAPR sont arrivés devant la Sécurité sociale Boulevard Doret. Ils veulent entrer de force dans l'enceinte du bâtiment pour être reçus de gré ou de force.

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    [DIRECTION LA SÉCU] Les manifestants du CSAPR se dirigent vers la CGSS. Dans la foule, des travailleurs indépendants en colère qui protestent contre la CGSS qui "menace leur activité".

    Les manifestants évoquent les difficultés du quotidien "le paiement des salaires, les charges excessives". Un autre s'insurge "tout ce que nous gagne c'est pour eux".

    Un manifestant qui n'est pas travailleur indépendant appelle "vien à zot marmailles".

    Un indépendant s'exclame"ils m'ont volé, voleurs ! Rendez-moi mon argent !" Un autre est très défaitiste "ne devenez jamais entrepreneurs, c'est uniquement pour vous étouffer en taxes et en impôts. De ce que vous gagnez , il n'en restera qu'à peine 20%"

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    [MORT AU COMBAT] Selon les travailleurs indépendants, la Caisse générale de sécurité sociale, la Caisse de retraite de la profession libérale ou encore la Chambre des métiers et de l'artisanat sont coupables de la disparition d'entreprises : 

     

     

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    [SUR LE FRONT] Depuis ce jeudi matin, les membres du CSAPR sont sur le front : 

     

     

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    [OPÉRATION ESCARGOT?] "Nous allons décider comment se rendre à la CGSS" a déclaré Jean-François Maillot, membre fondateur du CSAPR. Hier, mercredi 30 mai, Imaz Press lui a demandé si une opératione escargot était envisagée. Il avait répondu : "suspense..."

     

     

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    [EN ROUTE] Le collectifs des "Réunionnais en colère" qui se mobilise depuis hier, mercredi 30 mai, à la SRPP puis au rond-point du Carroussel, contre la vie chère, est en route. Imaz Press a suivi son mouvement : 

    Lire aussi => [LIVE] Mobilisés contre la vie chère et le prix des carburants : Les Citoyens, de nouveau sur le terrain

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    [PRISE DE PAROLE] Eric Marcely, membre fondateur du Collectif des syndicats et associations des professionnels de La Réunion (CSAPR) a pris la parole. "Je suis heureux car il y a pas mal de personnes qui sont là" indique-t-il à l'aide d'un mégaphone. Regardez : 

     

     

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    [MOBILISÉS] 80 chefs d'entreprise se sont donnés rendez-vous au Barachois, devant la préfecture, ce jeudi 31 mai. Mobilisés depuis 8h30, ils protestent contre la sécurité sociale et les charges trop importantes

À propos

"Il y a un ras-le-bol avec l'augmentation des charges sociales. Avant, on payait tous les trimestres, maintenant on va devoir payer tous les mois. Cela nous demande d'avoir beaucoup de trésorerie" s'insurge Jean-François Maillot, membre fondateur du CSAPR. 

"Asphyxiés par les charges de la sécurité sociale"

En effet, dans des courriers qu'ils ont fait parvenir à la Chambre de commerce et d'industrie, à la Chambre des métiers et de l'artisanat, à la Région et à la CGSS, les artisans, et indépendants du CSAPR se disent "asphxyés par les charges de la sécurité sociale".

Dans ces courriers, ils dénoncent "la situation dramatique que vivent aujourd’hui les, " TPME-TPMI ", artisans et indépendants en général".

Le collectif énonce les difficultés auxquelles doivent faire face les indépendants et les très petites et moyennes entreprises et industries "alors que l’économie insulaire devient chaque jour plus concurrentielle, plus normative et donc plus contraignante, augmentant mécaniquement les coûts de production et de services, leurs charges sociales s’amoncellent inexorablement".

"On n'arrive plus à pérenniser les entreprises"

Ces entreprises disent devoir fair face à des problèmes de trésorerie et à des difficultés d'accès aux prêts bancaires car "elles sont systématiquement écartées par les organismes bancaires, au motif de ne pas être à jour dans leurs cotisations sociales". "On n'arrive plus à pérenniser les entreprises. Beaucoup risquent de fermer encore cette année" commente Jean-François Maillot. 

Face à l'ensemble de ces difficultés, le collectif réclame à la Sécurité sociale "des mesures d’urgence, pour les " TPME-TPMI ", artisans et indépendants réunionnais, pour qu’ils puissent normalement et décemment continuer à travailler, sans être asphyxiés ou continuellement menacés de fermeture, par les organismes prétendument " sociaux "."

Pour eux, "les dispositifs européens, nationaux ou locaux d’aides aux " TPME-TPMI ", artisans et indépendants, sont inadaptés à l'exercice d'une activité pérenne".

Opération escargot? "Suspense"

Afin d'obtenir satisfaction, le collectif prévoit de rencontrer le directeur de la CGSS Christophe Madika ce jeudi 31 mai 2018. Les professionnels mobilisés mèneront-ils une opération escargot pour se rendre du Barachois jusqu'à la CGSS? "Suspense" répond Jean-François Maillot avant d'ajouter : "on ne compte pas non plus se rendre qu'à la CGSS. On verra demain (ce jeudi 31 mai)".

www.ipreunion.com

   

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