Mayotte tremble depuis 27 jours :

Un élu réclame un "kit de survie" pour chaque Mahorais


Publié / Actualisé
Nadjim Ahamada, conseiller municipal de Mamoudzou, a décidé d'interpeller le préfet de Mayotte, Dominique Sorain, pour dénoncer la gestion de crise mise en place dans le cadre des nombreux micro-sésimes qui font trembler Mayotte depuis maintenant 27 jours. Plus de 700 secousses ont été ressenties par la population, des bâtiments ont commencé à se fissurer mais les experts ne savent toujours pas expliquer ce déferlement de tremblements de terre. Une cellule de crise a bien été ouverte par la préfecture. Elle a permis de faire venir des spécialistes sur l'île aux parfums, mais, concrètement, aucun moyen n'a été mis à disposition de la population mahoraise qui s'inquiète de plus en plus.
Nadjim Ahamada, conseiller municipal de Mamoudzou, a décidé d'interpeller le préfet de Mayotte, Dominique Sorain, pour dénoncer la gestion de crise mise en place dans le cadre des nombreux micro-sésimes qui font trembler Mayotte depuis maintenant 27 jours. Plus de 700 secousses ont été ressenties par la population, des bâtiments ont commencé à se fissurer mais les experts ne savent toujours pas expliquer ce déferlement de tremblements de terre. Une cellule de crise a bien été ouverte par la préfecture. Elle a permis de faire venir des spécialistes sur l'île aux parfums, mais, concrètement, aucun moyen n'a été mis à disposition de la population mahoraise qui s'inquiète de plus en plus.

“II ne se passe pas un jour sans ressentir une rafale de tremblements de terre. Ces rafales ont provoqué de nombreuses fissures fragilisant ainsi de nombreuses habitations qui risquent à tout moment de s'écrouler si l'activité perdure. Pis, il est à déplorer un retentissement psychologique au détriment de certaines personnes traumatisées par les nombreuses secousses ressenties la plupart du temps la nuit en plein sommeil" a déclaré à nos confrères de France Mayotte Matin, Nadjim Ahamada, conseiller municipal de Mamoudzou.

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Il a ajouté : "le traumatisme et l'inquiétude ont envahi tous les foyers et rien ne semble pouvoir les faire disparaitre”. Une cellule de crise et une cellule psychologique ont bien été mises en place, mais trop tardienement selon l'élu : "le dispositif méritait une mise en place immédiate". 

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Pour "une gestion plus rigoureuse du phénomène"

Aussi, Nadjim Ahamada a dressé une liste de demandes faites aux représentants de l'Etat, notamment pour "une gestion plus rigoureuse du phénomène". Il propose les actions suivantes : classer le territoire en zone de catastrophe naturelle, mettre en place une simulation grandeur nature en cas de séisme, distribuer des kits de survie à la population en cas d'ensevelissement ou d'écroulement des habitations et bâtiments, et mettre en place une sirène d'alerte ainsi que des procédures d'évacuation. 

L'élu ajoute : "à long terme, il parait nécessaire de mettre en place un observatoire sismologique dans le département". 

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Vingt jours seulement après l'apparition du phénomène, les services de l'Etat ont fait venir trois experts à Mayotte. Selon Nadjim Ahamada, ce sont "des fonctionnaires issus des différents services de l'Etat" qui ne sont pas capables, d'expliquer le phénomène et de prévoir sa durée. En revanche, ils sont capables "d'indiquer de façon audacieuse que nous ne risquons rien car tout séisme important est exclu" tempête le conseiller municipal.

Les scientifiques n'expliquent toujours pas les tremblements de terre

Depuis leur arrivée, ces professionnels analysent les relevés quotidiens des tremblements de terre mais ces informations ne leur permettent pas d'apporter des informations précises sur cet essaim de séismes qui perdure. Selon nos confrères de France Mayotte Matin, la population espérait l'engagement de moyens plus importants permettant de lui fournir des réponses claires. A la place, elle devra se contenter de l'installation d'un sismomètre à large bande prévue le 18 juin. 

www.ipreunion.com

   

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