La Confédération nationale du logement accuse :

Augmentation des loyers : des bailleurs sociaux ne respecteraient pas la loi


Publié / Actualisé
Depuis le début de l'année la CNL assiste à des "égarements des bailleurs sociaux". "Ils ne savent plus ce qui relève de la légalité" déclare la confédération qui pointe du doigt les augmentations de loyers annoncées par la Sodegis ou encore la Semader. Des augmentations qui n'ont pas lieu d'être puisque, pour faire face à la diminution du montant des APL, le gouvernement a décidé de geler les loyers des logements sociaux dès le 1er janvier 2018.
Depuis le début de l'année la CNL assiste à des "égarements des bailleurs sociaux". "Ils ne savent plus ce qui relève de la légalité" déclare la confédération qui pointe du doigt les augmentations de loyers annoncées par la Sodegis ou encore la Semader. Des augmentations qui n'ont pas lieu d'être puisque, pour faire face à la diminution du montant des APL, le gouvernement a décidé de geler les loyers des logements sociaux dès le 1er janvier 2018.

"La vigilance de la CNL a, une fois de plus, permis de déceler des oublis : deux bailleurs ont augmenté leur loyer malgré l'arrêté du gouvernement" dénoncent les membres de la Confédération nationale du logement qui pointent du doigt la Sodegis et la Semader. 

Augmentation des loyers : la Sodegis a rectifié

Concernant le premier bailleur, Erick Fontaine, président de la CNL n'a pas hésité à le dénoncer sur les réseaux sociaux : "la Sodegis n'avait pas le droit d'augmenter les loyers le 1er janvier 2017. Et pourtant, elle l'a fait". Regardez : 

Contactée par nos soins, la Sodegis, par la voix de Jean-Marie Ah Lime, responsable départemental de la gestion locative, a expliqué : "la loi est passée le 27 décembre 2017, nous avions fermé nos bureaux le 23 décembre". Aussi, au début de l'année 2018, les locataires ont vu le prix de leurs loyers être augmenté de 0,75%. "Lorsqu'on a décidé ça, le projet de loi était en discussion, rien n'était décidé" se défend la Sodegis. La situation a finalement été régularisée au mois de février : le bailleur social a remboursé tous les locataires. 

La Semader, dans la légalité

La Semader, elle, a été pointée du doigt pour les mêmes raisons par la CNL. "Elle a justifié son augmentation en mettant en avant le fait que la société rencontre des difficultés financières et qu'elle est autorisée à augmenter les loyers puisqu'elle bénéficie d'un plan de redressement". Le bailleur social s'est contenté de répondre : "on est dans le cadre d'un protocole de la Caisse de garantie du logement locatif social (CGLLS). Nous avons discuté longuement avec la CNL. Nous sommes tout à fait en droit de procéder à ces augmentations. Les textes les prévoient". Dans ce cadre, la Semader ne serat en aucun cas, dans l'illégalité. 

Erreur de la SIDR

Dans un autre registre, la SIDR, elle, est accusée par la CNL de ne pas respecter la loi, en obligeant ses locataires à payer leurs loyers par prélèvement automatique. "C'est une situation qu'on peut qualifier d'abusive" réagit la CNL qui affirme : "en avril, la SIDR a informé des locataires de certains immeubles du Chaudron que les prélèvements seraient désormais obligatoires". "

Selon la SIDR, "il y a eu, un moment donné, une erreur de l'agence concernée qui avait mal formulé sa phrase. On l'a retirée tout de suite  car bien-sûr le prélèvement n'est pas obligatoire. On ne peut pas l'imposer aux locataires. On le leur préconise".

www.ipreunion.com

   

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