Il parle de "provocation" (actualisé) :

Hermitage - Le Collectif DPM veut l'annulation de deux soirées au Cocobeach


Publié / Actualisé
Le Collectif de défense du domaine maritime public (DPM) a écrit au maire de Saint-Paul pour lui demander de prononcer l'annulation de deux soirées organisées le samedi 23 juin 2018 par le Coco Beach, l'une des paillotes installées sur la plage de l'Hermitage. Le collectif souligne que ces restaurants de plage sont sous le coup d'une interdicrion d'exercer prononcée par le tribunal administratif en mars dernier et rappellent que le préfet a demandé à ces paillotes de libérer le DPM. Le collectif met le maire saint-paulois en garde contre des "risques potentiels de débordement du fait de l'incompréhension de la population" qui accepge "de moins en moins la provocation et le manque de respect des lois". Nous publions ci-dessous le courrier du collectif
Le Collectif de défense du domaine maritime public (DPM) a écrit au maire de Saint-Paul pour lui demander de prononcer l'annulation de deux soirées organisées le samedi 23 juin 2018 par le Coco Beach, l'une des paillotes installées sur la plage de l'Hermitage. Le collectif souligne que ces restaurants de plage sont sous le coup d'une interdicrion d'exercer prononcée par le tribunal administratif en mars dernier et rappellent que le préfet a demandé à ces paillotes de libérer le DPM. Le collectif met le maire saint-paulois en garde contre des "risques potentiels de débordement du fait de l'incompréhension de la population" qui accepge "de moins en moins la provocation et le manque de respect des lois". Nous publions ci-dessous le courrier du collectif

Par la présente nous venons vous interpeller sur la tenue de deux événements sur la paillote le Cocobach le samedi 23 juin 2018 et les risques potentiels de débordement du fait de l'incompréhension de la population.

En effet, il est bon de rappeler les procédures en cours, les décisions du tribunal administratif (en date du 16 mars 2018), la position du préfet demandant aux paillotes de libérer le DPM (domaine public maritime - ndlr) pour le 30 juin 2018, votre position et les règles qui devraient s'appliquer sur le DPM.

Face au non respect des décisions sur le DPM et à l'approche de la date importante de la fin officielle des AOT (autorisation d'occupation temporaire - ndlr) le 30 juin 2018 pour les six activités sur la plage de l'Ermitage, les Réunionnais acceptent de moins en moins la provocation et le manque de respect des lois.

Même si le rapport public évoque une fin de non recevoir en déclarant que les requêtes des Réunionnais sont irrecevables, le tribunal n'a pas rendu son jugement.

Taisez-vous, circulez, il y a rien à voir est très mal perçu par la population qui pense devoir alerter les pouvoirs publics pour la protection de son environnement. Il serait bon de reprendre les décisions des différentes instances sur le droit d'alerte de signaler, traiter et protéger.

Alors oui, attendons la décision du tribunal administratif pour évaluer la portée du rapporteur public car il est bon de reprendre ses arguments et de confirmer par la situation et les jurisprudences que les personnes qui ont portées plaintes sont légitimement habilitées à ester en justice.

Ce qui nous amène dans notre courrier de ce jour, c'est que nous souhaitons vous alerter de ce que nous pouvons appeler de la provocation et le non respect par l'une des paillotes de la plage, le Cocobach.

En effet, dans le droit français une décision d'un tribunal administratif doit être respectée. Le 16 mars 2018, le Juge du tribunal a demandé la suspension des AOT délivrées le 4 Juillet 2017.

Les simples Réunionnais que nous sommes estimons qu'à minima avec un peu de respect de la loi, les Paillotes auraient dû baisser leur rideau jusqu'au dénouement de la procédure sur le fond.

De part votre responsabilité et celle de la Deal (Direction de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement- ndlr) vous aurez dû faire un constat du non respect de ce jugement. Votre manquement, est une faute !

Alors, si les paillotes ne ferment pas rideau et se permettent de provoquer les citoyens par l'organisation de 2 événements ce samedi 23 juin 2018 .... à la veille de décisions importantes est très mal perçue.

Nous souhaitons attirer votre attention afin d'éviter une situation délicate en vous demandant que le gérant de cette paillote annule les événements. Au mieux à vous de prendre les dispositions pour garantir le calme et la sérénité sur les plages de l'Ermitage jusqu'à parfait dénouement de ce dossier.

Pour notre part, nous continuerons à faire confiance à la justice de la République malgré l'annonce du rapporteur public.

Monsieur le Maire, espérant vous avoir communiquer les éléments nécessaires à la bonne prise de décision. Veuillez accepter, l'expression de nos sentiments respectueux.

Le Collectif de Défense du DPM

   

2 Commentaire(s)

Esmeralda, Posté
Le collectif se fait pompier pyromane, il met le maire saint-paulois en garde contre des "risques potentiels de débordement". Il met en garde ? il espère ? ou il fera en sorte qu'il y ait des débordements ?
Il faut laisser la Justice régler cette affaire. Ce n'est pas en appelant à la haine et aux débordements que cela y contribuera.
Une petite fête est bien innocente, surtout si c'est la dernière. Un peu de sérénité svp...
Laulo, Posté
Sage décision que la rédaction de ce courrier. Dans l attente des suites qui lui seront données.