Journée mondiale des réfugiés, des demandes d'asiles rares à La Réunion :

Secourus en mer, six Sri-Lankais toujours en attente d'asile


Publié / Actualisé
La journée mondiale des réfugiés est célébrée ce mercredi 20 juin 2018. Si La Réunion n'est pas une terre où les demandes d'asiles se bousculent, certains y ont déjà eu recours depuis le début de l'année. Ce mercredi est donc une journée symbolique, notamment pour les six Sri-Lankais arrivés sur l'île en mars dernier et toujours dans l'attente d'une réponse de l'Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA) suite à leur demande d'asile (Photo archives)
La journée mondiale des réfugiés est célébrée ce mercredi 20 juin 2018. Si La Réunion n'est pas une terre où les demandes d'asiles se bousculent, certains y ont déjà eu recours depuis le début de l'année. Ce mercredi est donc une journée symbolique, notamment pour les six Sri-Lankais arrivés sur l'île en mars dernier et toujours dans l'attente d'une réponse de l'Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA) suite à leur demande d'asile (Photo archives)

À La Réunion, les demandes d’asiles se font rares et ne font donc pas partis du quotidien : le département étant classé parmi les 12 départements français recevant le moins de demandes.

Des Sri-Lankais toujours dans l’attente

Arrivés sur l’île le 21 mars dernier, six Sri-Lankais ont pourtant effectué une demande d’asile auprès de la préfecture. Hébergés jusqu’à présent dans un hôtel de Saint-Denis, ils disposeraient désormais "d’un logement ainsi que de compte bancaire" indique le cabinet de leur avocat, Maître Mihidoiri Ali chargé de leur dossier.

Ils bénéficieraient également d’"une pension de 200 euros par mois", administrée par l’État selon la même source. Une amélioration de leurs conditions de vies qui aurait été organisée par la Cimade Réunion, association luttant pour le respect des droits des migrants.

Les naufragés Sri-Lankais sont toujours dans l’attente de la décision de l’OFPRA. La procédure relevant du domaine privé aucune information n'est communiquée sur le dossier.

Pour rappel, c’est à bord d’un radeau de fortune – réalisé à base de bidons et de plastique - qu’ils ont été retrouvés en mars dernier au large des côtes de Saint-Gilles par le Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage (CROSS). Ils avaient dès lors entamé les démarches administratives nécessaires auprès de la préfecture pour obtenir l’asile.

- Des demandes rares mais bien présentes -

Ces Sri-Lankais ne sont pas les seuls à avoir fait une demande d’asile sur l’île intense cette année. Entre janvier et mars, un bulgare et un indien persécuté dans son pays avaient effectué les deux premières demandes de l’année 2018.

À noter que ce dernier, rejeté par sa famille et menacé par des policiers, avait fui son pays suite à ses révélations sur son homosexualité – ces rapports étant punis par la loi indienne.

Avec ces six Sri-Lankais qui ont commencé leurs démarches d’asiles depuis le 22 mars dernier, le nombre de demandes s’élève ainsi à huit depuis le début de l’année, se rapprochant ainsi des 11 demandes de l’année 2017 provenant d’Afrique du Sud, du Burundi, des Comores, d’Inde et du Pakistan. La répartition de ces demandes n’étant pas précisée par l’État.

cli/www.ipreunion.com

   

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