L'intersyndicale alerte les élus :

L'Office national des forêts pourrait disparaitre à La Réunion


Publié / Actualisé
Dans un courrier, adressé le 29 juin 2018, l'intersyndicale (CFDT, SUPFEN Solidaire et EFA-CGC) représentant les ouvriers forestiers et fonctionnaires de l'Office national des forêts (ONF) de La Réunion a alerté les élus sur "la disparition possible à court terme de l'ONF sur l'île de La Réunion". Voici la lettre :
Dans un courrier, adressé le 29 juin 2018, l'intersyndicale (CFDT, SUPFEN Solidaire et EFA-CGC) représentant les ouvriers forestiers et fonctionnaires de l'Office national des forêts (ONF) de La Réunion a alerté les élus sur "la disparition possible à court terme de l'ONF sur l'île de La Réunion". Voici la lettre :

"L'Office national des forêts est ce que l'Etat appelle un EPIC (Etablissement public industriel et commercial) national dérogatoire, c'est-à-dire qu'il a un budget propre et qu'il est un mélange entre une entreprise publique et une administration. 

Sur l'île de La Réunion, ces derniers mois, à la demande d'une Direction générale parisienne qui n'a plus qu'une vision financière de l'ONF, les mauvaises annonces se succèdent, elles font craindre le pire, l'ONF Réunion est perçue comme un "panier percé" qui coûte trop cher à entretenir par Paris, malgré des financements d'appui fournis par le Conseil départemental, l'Europe et d'autres partenaires locaux. 

S'y ajoutent : 

- un désengagement financier et technique sur des projets d'aménagement des sites forestiers touristiques majeurs : sentier littoral Ouest, route des laves... 

- une diminution rapide du personnel de tous ordres : personnels spécialisés, ouvriers forestiers... 

- un isolemet de la métropole par la suppression des formations en métropole de l'ensemble des personnels. 

Cette situation, qui est une accélération soudaine de la tendance des 20 dernières années aura des conséquences importantes sur La Réunion : 

- abandon progressif des sites touristiques en milieu naturel forestier

- fermeture des sentiers touristiques secondaires

- abandon des pépinires forestières

- désengagement sur la gestion de la biodiversité forestière : restauration écologique d'espèces rares abandonnée, diminution des travaux de lutte contre les espèces exotiques envahissantes. 

Pourtant, à La Réunion, l'ONF tient une place reconnue et indispensable parmi les gestionnaires régionaux des milieux naturels, l'exploitation de bois (Cryptomérias et Tamarins), certes modeste, permet de faire vivre une filière bois en créant près d'une centaine d'emploi, l'entretien des sentiers et des aires d'accueil (financé par le Département) est un des axes majeurs qui permet le développement du tourisme vert, fleuron du tourisme réunionnais et la valorisation de notre patrimoins labellisé à l'UNESCO. 

L'activité de l'ONF Réunion fournit, dans les hauts de l'île sinistrés par le chômage, plus de 150 emplois. 

A côté du Parc National qui pilote la protection, l'ONF de La Ruénion met en oeuvre une politique concertée entre de nombreux acteurs : Département, Parc Intercommunalités, Région... 

Le personnel de l'ONF Réunion déplore l'abandon aux motifs financiers, des missions qu'il exerce à La Réunion. 

L'outremer particulièrement La Réunion, qui est le plus peuplé des DOM, est stigmatisé par la Direction général de l'ONF car il ne produit pas de bois rentable. A ce compte-là, la filière Sucre aurait dû être abandonnée depuis de très nombreuses années. Qu'en serait-il de la production électrique, dont le coût de production est bien supérieur à La Réunion qu'à celui de la métropole? 

Qu'en est-il de la politique de rattrapage, toujours indispensable, dans les DOM, peut-on gérer les forêts de La Réunion de la même façon que les forêts d'ïle de France? C'est ridicule, mais il semble que dans certins bureaux ministériels, on le pense vraiment. 

Le personnel de l'ONF rappelle que, si le Parc National a pu se créer et si, aujourd'hui, les paysages réunionnais sont classés au Patrimoins mondial de l'UNESCO, c'est que l'ONF a su s'adapter avec l'appui des collectivités locales en son temps à la nécessaire protection de la biodiversité forestière exceptionnelle de La Réunion! 

Cela a coûté de l'argent à La France et à l'Europe. Qui s'en plaindrait maintenant? 

L'ONF a toujours su évoluer et accompagner les nouvelles demandes des Réunionnais, essayant de trouver le juste équilibre entre trois objectifs : 

- maintenir, préserver et protéger la biodiversité

- accueillir les touristes et les Réunionnais en forêt en toute sécurité

- fournir du bois (charbon de bois, bois de feu et bois d'oeuvre, planches) aux marchés locaux.

L'ONF à La Réunion assure des missions d'intérêt général qui assureent un équilibre général et sont indispensables au développement de l'île, il faut que le gouvernement le comprenne et la Direction générale l'accepte. 

Dans ce contexte, le personnel de l'ONF vous demande de l'aider par tous les moyens à maintenir ses effectifs et à sortir d'une spirale mortelle, qui l'amènerait à disparaitre prorgessivement de La Réunion. 

Le personnel ONF de La Réunion (près de 220 personnes) est attaché à son île, il a développé et accumulé es connaissances techniques, l'ONF est le seul opérateur qui travaille indifféremment au Volcan, dans Mafate, ou en forêt de Bébour... Faut-il le faire disparaitre sans que vous, représentants des Réunionnais, vous ne donniez votre avis? 

Comptant sur votre appui, nous sommes disposés à vous rencontrer our étudier avec vous les évolutions possibles". 

   

1 Commentaire(s)

île propre, Posté
le karma, le boomerang etc.... va apprendre à zot laisse cet huluberlu faire son bioparc pffffffffffff dans la forêt tansalé.