Le Directeur régional répond aux craintes de l'Intersyndicale :

"Non, l'ONF ne disparaîtra pas à La Réunion"


Publié / Actualisé
En déficit structurel de 6 millions d'euros, la direction régionale de l'ONF a été contrainte de faire des coupes dans les effectifs. " Nous sommes passés de 170 forestiers dans notre agence travaux à 145, effectif qui correspond à notre niveau d'équilibre actuellement, et nous avons gelé deux postes au niveau des services administratifs ", reconnaît Sylvain Léonard, le Directeur régional de l'ONF. Qui estime que les efforts faits sont actuellement suffisants pour stabiliser les effectifs " malgré une année 2017 déficitaire et une année 2018 qui s'annonce difficile en raison du recul du marché du bois ". En effet, un tiers du budget de fonctionnement des structures régionales vient du commerce du bois tiré des forêts domaniales.
En déficit structurel de 6 millions d'euros, la direction régionale de l'ONF a été contrainte de faire des coupes dans les effectifs. " Nous sommes passés de 170 forestiers dans notre agence travaux à 145, effectif qui correspond à notre niveau d'équilibre actuellement, et nous avons gelé deux postes au niveau des services administratifs ", reconnaît Sylvain Léonard, le Directeur régional de l'ONF. Qui estime que les efforts faits sont actuellement suffisants pour stabiliser les effectifs " malgré une année 2017 déficitaire et une année 2018 qui s'annonce difficile en raison du recul du marché du bois ". En effet, un tiers du budget de fonctionnement des structures régionales vient du commerce du bois tiré des forêts domaniales.

Un contrat d’objectif à respecter

Face aux inquiétudes exprimées par l’intersyndicale qui craint " une disparition de l’ONF " à La Réunion avec une délégation au secteur privé, le Directeur régional se veut rassurant : " C’est normal que les équipes s’inquiètent en voyant la masse salariale passer de 170 à 145 forestiers dans notre agence travaux, mais l’ONF est une structure bien établie à la Réunion, dont l’avenir n’est pas remis en question.

" Même si, Sylvain Léonard en convient, l’heure est aux économies : " L’ONF, et ce n’est pas la seule administration dans ce cas, doit répondre à un contrat d’objectifs défini par ses autorités de tutelle et doit donc réduire son déficit et alléger sa masse salariale. L’ONF Réunion, comme les autres structures à l’échelle nationale, a l’obligation d’atteindre les objectifs fixés. "

Dérapage de la masse salariale

Le budget de la direction régionale de l’ONF s’établit à 21 millions d’euros. Mais ce budget ne bénéficie que de 15 millions de recettes, dont 4,5 millions d’euros apportés par le Conseil Départemental au titre des prestations d’entretien et des chantiers d’insertion que l’ONF Réunion effectue et encadre sur son domaine forestier. " Nous avons un déficit structurel de 6 millions d’euros, dans lequel la masse salariale pèse lourd ", précise le Directeur régional, qui reconnaît " un dérapage actuel de la masse salariale qui pourra être compensé par les départs en retraite prévus ".

Mais le déficit ne remet en cause l’existence de la structure forestière : " Le fonctionnement de l’ONF est mutualisé, c’est à dire que les régions bénéficiaires compensent les déficits des structures déficitaires. Dans ce cadre, notre déficit est neutralisé. Mais ce n’est pas pour autant que nous n’avons pas à faire des efforts pour équilibrer notre budget et répondre ainsi au contrat d’objectifs 2016-2020. "

Davantage de contractuels ?

Et Sylvain Léonard n’a de cesse de le répéter, ces efforts de réduction de l’endettement et de maintien de la masse salariale dans les limites prévues sont exigés de toutes les structures, dans l’Hexagone comme dans l’Outremer. " La Réunion doit participer à cet effort au même titre que les autres régions, mais l’effort d’équilibre qui a été réalisé en 2017 et 2018 s’avère suffisant pour stabiliser les effectifs ", conclut le Directeur régional. Qui reconnaît à demi-mots que l’heure est désormais plutôt au recrutement de contractuels, sauf pour les postes de surveillance, assurés par des agents assermentés.

Dans les pistes d’économies actuellement à l’étude, se profile la question des maisons forestières en surnombre. Depuis une dizaine d’années, l’ONF travaille sur la restructuration de son parc immobilier, en en vendant deux par an en moyenne.
Si le catastrophisme n’est pas de mise dans les forêts réunionnaises, en revanche, les nouvelles pousses prendront racine dans un paysage structurel remanié petit à petit. Le monde change, à La Réunion aussi.

ml/www.ipreunion.com

 

   

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