Raid Amazones 2018 : deux Réunionnaises sur la ligne de départ :

Elsie et Sandrine vont courir contre l'endométriose


Publié / Actualisé
Du 10 au 19 octobre prochain, deux sportives réunionnaises participeront à l'édition 2018 du Raid Amazones. Elsie et Sandrine (2ème à partir de la gauche sur la photo lors d'une stand au profit de l'association MEMS à Mayotte) ont choisi de porter les couleurs de l'association Mems Ile de La Réunion qui a pour mission d'informer le public sur l'endométriose et de soutenir les femmes qui en souffrent.
Du 10 au 19 octobre prochain, deux sportives réunionnaises participeront à l'édition 2018 du Raid Amazones. Elsie et Sandrine (2ème à partir de la gauche sur la photo lors d'une stand au profit de l'association MEMS à Mayotte) ont choisi de porter les couleurs de l'association Mems Ile de La Réunion qui a pour mission d'informer le public sur l'endométriose et de soutenir les femmes qui en souffrent.

Elsie Urbatro et Sandrine Palma vont concourir lors du Raid Amazones 2018 sous le dossard numéro 57. Elsie a 28 ans et travaille en qualité de cheffe de projet en développement local ici à La Réunion. Elle est aussi jujitsuka. Sandrine a 34 ans, réside à Mayotte où elle exerce les fonctions de responsable des activités catering dans l'aérien.

" Nous avons choisi de soutenir MEMS Île de la Réunion car nous sommes sensibles aux maladies touchant exclusivement les femmes et encore difficilement reconnues aujourd’hui. Mems Ile de La Réunion se bat pour que les femmes qui souffrent de l’endométriose sortent du silence, soient mieux prises en charge et accèdent à un statut de malade ou de personne handicapée ", expliquent les deux sportives. Elsie, notamment, a une amie atteinte par cette pathologie : Mais avant même que mon amie ne m’annonce qu’elle souffrait d’endométriose, j'étais déjà engagée à défendre cette cause au raid. Son annonce n'a fait qu'amplifier mon envie de participer ", explique-t-elle.

L’endométriose, qu’est-ce que c’est ?

C’est une maladie gynécologique chronique le plus souvent récidivante. L’endomètre est la muqueuse qui tapisse l’utérus. Au cours du cycle mensuel, l’endomètre s’épaissit sous l’effet des oestrogènes. Sans fécondation, il se désagrège et des saignements apparaissent, les fameux règles des femmes. En cas d’endométriose, des cellules vont migrer vers les trompes et un tissu semblable à l’endomètre va se développer sur les organes génitaux mais aussi sur des organes digestifs, urinaires et plus rarement sur les poumons.

Mal connue pendant des années, cette pathologie gynécologique, qui peut provoquer des fausses couches à répétition voire une hypofertilité, a longtemps été taboue. Autrefois, quand une jeune fille ou jeune femme se plaignait de règles douloureuses, l’un des symptômes criants de l’endométriose, on évoquait la " chochotterie ", les nerfs…

Depuis le développement de l’échographie, l’endométriose est mieux connue, mieux soignée. Mais le sujet reste tabou. D’autant que la chirurgie qui l’accompagne peut parfois, dans les cas les plus lourds, se montrer très invalidante (ablation de morceaux d’intestin ou de vessie impliquant la pose de poches) voire stérilisante (ablation de l’appareil reproductif de la patiente). 

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Des gains reversés à l’association réunionnaise

L’association, pour sa part, s’avoue aussi satisfaite de ce partenariat : " Le Raid Amazones 2018 est une belle opportunité pour notre association de communiquer sur l'endométriose auprès de nombreuses femmes au niveau national et international grâce à la couverture médiatique de cette manifestation sportive, explique Lindy Ghouali, présidente de l’antenne réunionnaise de l’association nationale Mon endométriose, ma souffrance (MEMS).

Les fonds récoltés par Elsie et Sandrine lors des épreuves sportives seront reversés à l’antenne réunionnaise.

En attendant le départ, le transport aérien jusqu’au Sri Lanka est offert par la compagnie régionale, les deux sportives qui ont trouvé de nombreux sponsors pour financer leur participation, s’entraînent pour les épreuves sportives du Raid Amazones : rando et course d’orientation mais aussi canoë kayak, VTT et tir à l'arc en équipe. " Depuis novembre 2017 je me suis mise à la course deux fois par semaine,  et je prépare un 10 km par mois. C’est à signaler car je déteste courir ! En revanche, j’adore pédaler et, pour le moment, je me sens à l'aise en VTT. J'essaie de faire une à deux sorties de 25km par mois.  Quant au canoë et tir à l'arc, je démarrerai l’entraînement en août. Et en plus, je fais aussi du renforcement musculaire ", souligne Elsie.

Des progrès à suivre sur la page Facebook de la Team Frine’Ka dès maintenant, pour encourager ces deux amazones réunionnaises !

ml/www.ipreunion.com

   

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