La gérante sera jugée le 30 août 2018 :

Derma Nüde : de nombreuses clientes lésées


Publié / Actualisé
Souvenez-vous : le 13 février dernier, deux instituts Derma Nüde situés à Saint-Paul et à Saint-Pierre, ont été perquisitionnés pendant que la gérante âgée de 33 ans, Muriel H., a été placée en garde à vue. Soupçonnée d'exercice illégal de la médecine, de blessures involontaires et de mise en danger d'autrui elle est ressortie libre de sa garde à vue. De son côté, le parquet de Saint-Pierre a ouvert une enquête préliminaire, menée par la brigade de Saint-Pierre qui est désormais terminée.
Souvenez-vous : le 13 février dernier, deux instituts Derma Nüde situés à Saint-Paul et à Saint-Pierre, ont été perquisitionnés pendant que la gérante âgée de 33 ans, Muriel H., a été placée en garde à vue. Soupçonnée d'exercice illégal de la médecine, de blessures involontaires et de mise en danger d'autrui elle est ressortie libre de sa garde à vue. De son côté, le parquet de Saint-Pierre a ouvert une enquête préliminaire, menée par la brigade de Saint-Pierre qui est désormais terminée.

Très attendu, le procès de la gérante est fixé au 30 août 2018, par le tribunal correctionnel du sud. Cette trentenaire sera jugée notamment pour avoir blessé quatre femmes, brûlées suite à des soins esthétiques qu'elle leur a prodigués.

Lire aussi => Soins dangereux - Enquête préliminaire en cours au centre Derma Nude, la gérante relâchée

Liquidation judiciaire

Son entreprise ayant fait l'objet d'une liquidation judiciaire le 4 juillet, Muriel H. a aussi laissé derrière elle, de nombreuses clientes lésées, qui n'ont jamais pu se faire rembourser les frais engagés. Certaines ont même contracté un abonnement sans même avoir le temps de faire une seule séance. 

"Silence radio de la part de l’institut qui reste injoignable. Messageries vocales pleines, page Facebook supprimée, boîte mail coupée. Il est clair que le but de l’institut ne sera pas de reprendre contact avec nous pour trouver une solution amiable" explique une de ces clientes qui a décidé de lancer une page Facebook pour être entendue.

Créée le 6 juillet, cette page regroupe aujourd'hui près de 80 internautes. Parmi eux, de nombreuses femmes espèrent "trouver une solution pour retrouver (leur) investissement". Regardez : 

Aujourd'hui, ces anciennes clientes se trouvent dans une impasse. Elles ne peuvent pas déposer plainte car le dossier n'a pas encore été traité au civil, elles se sont rapprochées du mandataire judiciaire. En vain. Elles n'ont "quasiment aucune chance de récupérer (leur) argent...

0,01€ collecté pour la gérante de Derma Nüde

De son côté, la gérante de Derma Nüde n'a pas hésité à lancer une cagnotte Leetchiespérant trouver de l'aide pour financer ses frais judiciaires : 

 

Sur cette page, elle tente de se justifier : "Après 10 ans d'expériences professionnelles dans le secteur de l'esthétique, j'ai voulu proposer des prestations différentes des instituts de beauté classiques (...) La difficulté fut grande, n'ayant jamais été indépendante, j'ai du tout apprendre et véritablement commencer à zéro (...)"

"Aucune faute n'a été prouvée"

"En février 2018, j'ai fait l'objet de réclamation de la part de quatre clientes (0,2% de notre clientèle) qui avaient eu une réaction cutanée temporaire au traitement (...) A ce jour aucune faute n'a été prouvée, cette couverture tendancieusement et délibérément négative et sensationnaliste de la presse a causé une perte de chiffre d'affaires supérieure à 85% de mon activité" ajoute la mise en cause qui n'affiche pas une once de culpabilité. 

Maitre Elise Quintrie Lamothe assiste deux des quatre clientes qui ont déposé plainte contre Muriel H.. Deux femmes qui ont essayé le "microneedling". Une technique qui consiste à enlever les rides ou encore l'acné. Il s'agit de passer un petit rouleau à micro-aiguilles sur le visage et/ou le décolleté qui perfore la peau et qui a pour but de réactier la production de collagène. 

Brûlée au second degré

"L'une d'elles a été brûlée au second degré sur le visage indique l'avocate. L'autre a été brûlée sous le derme". Dans le cadre de ce soin, les petites aiguilles doivent être à usage unique : "il se pourrait que ça n'ait pas été le cas" soupçonne Me Elise Quintrie Lamothe. 

L'une des victimes a d'ailleurs développé de l'herpès et même une jaunisse. "Mes deux clientes sont psychologiquement très atteintes. Elles ont eu recours à ce type de soin car, pour elles, il est important d'être jolies. Elles ont obtenu l'effet contraire. Alors, aujourd'hui, elles veulent que justice soit faite" indique la robe noire qui dénonce aussi le fait que Muriel H. ait continué à donner des rendez-vous et à encaisser des paiements "tout en sachant qu'elle allait mettre la clé sous la porte". 

sw/www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Jose, Posté
Toutes ces vieilles peaux qui veulent ressembler à des jeunettes en tentant n'importe quoi...

Assumez vos rides, il n'y a rien de plus moche que ces femmes botoxées, et avec des visages inexpressifs et bouffis, ressemblant à des macabits !