Moisissures et infiltrations d'eau :

Habitat indigne : des "logements éponges" à Saint-Joseph


Publié / Actualisé
Depuis plus de deux ans, les 30 locataires du groupe d'habitation La Prise à Jean-Petit (Saint-Joseph) vivent dans des logements indignes. N'ayant pas de réponse de la SHLMR, ils ont alerté Erick Fontaine, administrateur de la Confédération nationale du logement sur la situation.
Depuis plus de deux ans, les 30 locataires du groupe d'habitation La Prise à Jean-Petit (Saint-Joseph) vivent dans des logements indignes. N'ayant pas de réponse de la SHLMR, ils ont alerté Erick Fontaine, administrateur de la Confédération nationale du logement sur la situation.

Celui-ci a visité chacun des logements et le constat est affligeant. Construites depuis seulement trois ans et demi ces habitations sont sujettes aux infiltrations d’eau et à la moisissure. Erick Fontaine a donc dressé un rapport qu’il a transmis à l’État sur ce qu’il appelle des " logements éponges " : des logements qui ne sont pas étanches.

" La situation, explique Erick Fontaine, est telle que certains locataires ont honte de recevoir des gens chez eux, ils ont beau lavé les traces de moisissure, celles-ci persistent. D’autre hésitent à sortir de peur qu’un court-circuit ne se déclare en leur absence. A la CNL, nous sommes inquiets pour la santé de ses familles. "

 "J’ai abordé à plusieurs reprises le problème avec la SHLMR. Elle n’a même pas demandé des excuses à ses locataires. Le bailleur social a envoyé des techniciens qui ne sont jamais revenus par la suite. Cela va faire quatre mois et les conditions continuent à se dégrader " explique le membre de la CNL.

Une vingtaine de locataires ont intenté une action en justice

"À la SHLMR, ils ont dû se dire qu’en jouant la montre, les locataires allaient finir par se décourager. Sur les 30 locataires, ils sont un peu plus d’une vingtaine à avoir engagé une action au tribunal".

La Confédération nationale du logement trouve la situation du logement à La Réunion préoccupante pour les années à venir. " On ne veut pas voir l’état des logements à La Réunion. Il faudra les démolir".

Dans l’île, près de 20% de la population occupe dans un logement indigne. La CNL reçoit une vingtaine de déclarations de locataire par jour.

Face à cette situation, Erick Fontaine s’interroge. Peut-on encore parler de bailleur social de nos jours quand on voit le peu de cas qu’ils font des personnes âgées et handicapées qui vivent dans des logements indignes.

La CNL a décidé de rencontrer des parlementaires pour leur exposer ce problème de mal-logement. Ils espèrent ainsi que ceux-ci interpelleront le ministre du Logement et le ministre de l’Outre-mer sur le problème de ces " bidonvilles modernes " qui gagnent du terrain La Réunion.

   

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