Ils craignent pour leurs revenus :

Pannes de Bois Rouge : les planteurs exigent une indemnisation


Publié / Actualisé
Ce mercredi 25 juillet 2018, cela fait près d'une semaine que l'usine sucrière de Bois Rouge accuse des pannes à répétition. Résultat : elle est dans l'incapacité de réceptionner les cannes stockées par les planteurs. Ces derniers, qui souffrent déjà d'une mauvaise récolte suite aux dégâts causés par la dernière saison cyclonique, se retrouvent avec des tonnes de cannes coupées qui perdent de leur valeur chaque jour. Déterminés, ils exigent une compensation de la part de l'industriel Tereos. Une réunion interprofessionnelle est d'ailleurs prévue en fin de journée.
Ce mercredi 25 juillet 2018, cela fait près d'une semaine que l'usine sucrière de Bois Rouge accuse des pannes à répétition. Résultat : elle est dans l'incapacité de réceptionner les cannes stockées par les planteurs. Ces derniers, qui souffrent déjà d'une mauvaise récolte suite aux dégâts causés par la dernière saison cyclonique, se retrouvent avec des tonnes de cannes coupées qui perdent de leur valeur chaque jour. Déterminés, ils exigent une compensation de la part de l'industriel Tereos. Une réunion interprofessionnelle est d'ailleurs prévue en fin de journée.

"On fait tout ce qu'on peut pour retrouver une activité normale". C'est ce que Tereos ne cesse de répéter. Face aux nombreuses pannes survenues ces derniers jours, l'industriel fait bonne figure. Néanmoins, l'inident persiste au sein de l'usine sucrière de Bois Rouge.

Lire aussi => Bois Rouge - L'usine sucrière reprend le broyage avec prudence 

Selon Tereos, il s'agirait d'un problème d'approvisionnement provenant de la centrale thermique Albioma. Cela dit, les deux entités "se renvoient la balle" déclare Krishna Atanari, vice-président de la Confédération générale des planteurs et éleveurs de La Réunion (CGPER). 

Plus de 40 000 tonnes de cannes attendent d'être livrées

Si aucune amélioration n'apparaît ce mercredi après-midi, les réceptions de cannes pourraient de nouveau être impossibles demain. "On croise les doigts pour pouvoir livrer espère Olivier Fontaine membre de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA). Aujourd'hui, on est à plus de 40 000 tonnes de cannes coupées stockées par les planteurs". 

Plus le stock s'alourdit, plus les cannes perdent de leur valeur. Pour compenser, "on va demander une indemnisation, négocier une compensation" assure le syndicaliste. 

"Il ne faut pas que les planteurs paient les casses de l'usine"

La CGPER compte bien s'allier à la FDSEA pour faire cette demande à Tereos lors d'une réunion interprofessionnelle prévue en fin de journée. "Soit Tereos récptionne les cannes, soit il verse une avance aux agriculteurs" propose Krishna Atanari avant d'ajouter : "Il ne faut pas que les planteurs paient les casses de l'usine. Ils ont besoin d'argent".

D'autant plus qu'au début de l'année, la saison cyclonique ne leur a pas fait de cadeaux : "Dans le nord-est, ils ont perdu 40 à 65% de leur récolte. Toutes les cannes sont quasiment par terre".

S'ajoute un manque de trésorerie qui commence à se faire sentir : "au début du mois, ils ont investi pour le lancement de la campagne sucrière dans la révision des tracteurs ou encore pour recruter des coupeurs et là, on arrive bientôt à la fin du mois..." s'inquiète Krsishna Atanari.

Ces arguments, la CGPER et la FDSEA espèrent bien les faire entendre à Tereos ce mercredi. Rien n'est moins sûr : pour rappel il y a deux jours, l'industriel déclarait ne pas envisager la moindre indemnisation pour les planteurs. 

sw/www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Jacques, Posté
Et l'année dernière, quand vous l'avez bloquée cette usine, vous avez indemnisé l'usinier ?

Gros foutage de gueule ces agriculteurs !