Alors que la réception et le broyage des cannes reprennent :

À Bois Rouge, Tereos refuse d'indemniser les planteurs


Publié / Actualisé
A l'usine sucrière de Bois Rouge, les livraisons ont repris ce jeudi 26 juillet 2018, dès 6h du matin. "On espère que ça va tenir" réagit un membre de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) qui se sent "un peu moins tendu" après les pannes successives qui ont mis à l'arrêt l'usine cette semaine. Néanmoins, lors de la réunion interprofessionnelle qui s'est tenue hier en fin de journée, l'industriel Tereos a refusé toute indemnisation aux planteurs, fortement impactés par ces derniers jours d'inactivité.
A l'usine sucrière de Bois Rouge, les livraisons ont repris ce jeudi 26 juillet 2018, dès 6h du matin. "On espère que ça va tenir" réagit un membre de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) qui se sent "un peu moins tendu" après les pannes successives qui ont mis à l'arrêt l'usine cette semaine. Néanmoins, lors de la réunion interprofessionnelle qui s'est tenue hier en fin de journée, l'industriel Tereos a refusé toute indemnisation aux planteurs, fortement impactés par ces derniers jours d'inactivité.

"Tereos n'indemnisera pas". C'est ce qu'ont appris, ce mercredi 25 juillet 2018, les responsables syndicaux lors d'une réunion interprofessionnelle. Frédéric Vienne responsable de la FDSEA, y était. Il raconte : "l'industriel refuse une quelconque compensation. Ça ne me surprend pas. En contrepartie, on a proposé une solution". 

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Cette dernière consiste à puiser dans les fonds de l'interprofession, et notamment dans des reliquats versés initialement par l'Etat en guise d'aides à la production. Des reliquats réservés aux planteurs. Et ce, pour compenser les pertes subies. 

"Le chiffrage sera fait cette semaine. Nous allons comptabilise les cannes sèches et dégradées et nous refairons le point le 2 août" informe Frédéric Vienne. Il ajoute : "avec les dernières pannes, on s'attend à une baisse de la teneur en sucre et à une baisse du tonnage. Il faut savoir que trois jours après avoir été récoltée, la canne perd de la valeur, mais aussi 1% de son poids". 

"Pour nous, 7 jours d'arrêt c'est assez important" réagit le responsable syndical. 

Tereos refuse l'indemnisation

Au départ, les professionnels exigeait être indemnisés par Tereos. Mais le refus de l'industriel a été catégorique. Pour cause : il estime avoir, lui aussi, subi les conséquences des multiples pannes. Pourrait-il, lui aussi, se servir dans les fonds interprofessionnels? 

"Je m'attends à une demande de sa part en ce sens répond Frédéric Vienne. Mais c'est hors de question".

D'ailleurs, il rappelle un évènement qui s'est déroulé en 2013, une année de sécheresse considérable : "1,6 million d'euros de fonds interprofessionnels avait été redistribué. Les planteurs avaient eu droit à 800 000 euros et Tereos avait empoché la moitié... Il ne faudrait que pas que ça se reproduise".

sw/www.ipreunion.com

   

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