Tribune libre de Daniel Lorion, Député de La Réunion :

Pourquoi je soutiens le vote d'une motion de censure


Publié / Actualisé
Alors que nous étions en plein travail sur la réforme institutionnelle, le traitement catastrophique de " l'affaire Benalla " par le Président de la République, le Gouvernement et sa majorité parlementaire est venu perturber le bon fonctionnement de nos institutions. C'est la première crise politique majeure depuis le début du quinquennat.
Alors que nous étions en plein travail sur la réforme institutionnelle, le traitement catastrophique de " l'affaire Benalla " par le Président de la République, le Gouvernement et sa majorité parlementaire est venu perturber le bon fonctionnement de nos institutions. C'est la première crise politique majeure depuis le début du quinquennat.

Le Chef de l’Etat en refusant de s’exprimer sur le fonctionnement opaque et hors de contrôle d’une partie de son entourage à l’Elysée a alimenté cette crise.
Nombreux sont ceux qui dénoncent avec raison une forme de " dérive monarchique " teintée de mépris - " qu’ils viennent me chercher " - du Président Macron. Le silence embarrassé du Gouvernement autour de cette affaire durant plusieurs jours a fait monter un peu plus la tension avec les groupes d’opposition.
La présence du Premier ministre sur une étape du Tour de France au lieu de venir s’expliquer devant la représentation nationale a été vécue comme une forme de provocation par nombre de députés.
Dans ce contexte politique tourmenté, les deux chambres parlementaires ont mis chacune en place une commission d’enquête afin de tenter de faire la lumière sur " l’affaire Benalla ". Alors qu’au Sénat, les auditions ont continué à se dérouler sans entrave, au Palais Bourbon la commission a rapidement mis fin à ses travaux sous la pression de sa Présidente En Marche et semble-t-il de l’Elysée. L’opposition dans toute sa diversité qui souhaitait entendre les proches collaborateurs du Président de la République s’est vue opposer une fin de non-recevoir.

Cette commission devenait dès lors une coquille vide. Notre co-rapporteur Guillaume Larrivé (LR) a décidé de ne plus participer à une telleparodie de démocratie. Je considère que ce blocage délibéré de la part de la majorité En Marche est une atteinte au droit des députés de contrôler l’action de l’exécutif. A-t-elle peur de la vérité ?
Il ne reste donc plus à l’opposition que l’arme de la censure pour obliger le Gouvernement à s’expliquer et à assumer ses responsabilités devant les députés.
C’est la raison pour laquelle je soutiens et je voterai la motion de mon groupe Les Républicains.

David LORION
Député de La Réunion

 

   

2 Commentaire(s)

Zapoutan, Posté
C'est bien d'avoir une opposition qui se positionne et se rassemble face à ce gouvernement qui croit avoir tous les droits
Bacoco, depuis son mobile, Posté
Vous allez censurer le GOUVERNEMENT de la France parce qu’un petit employé un peu m’as-tu-vu, un peu sadique, un peu abruti a, par pure bêtise, profité de ses relations à l’Interieur pour mettre à terre, sans les frapper, deux autres jeunes abrutis qui jetaient des bouteilles sur les policiers? C’est bien ça?
N’importe quoi! On n’a rien de mieux à faire quand on a vos responsabilités?