[PHOTOS] Mauvais rendement, pannes à répétition :

Bois Rouge : les planteurs inquiets font appel au préfet


Publié / Actualisé
L'usine de Bois Rouge réceptionne ce matin la canne jusqu'à midi seulement pour consacrer l'après-midi au traitement des 7 000 tonnes de canne en retard, suite à une nouvelle panne de la centrale. Les planteurs s'inquiètent du retard pris - deux semaines déjà - en raison des pannes et de la fermeture fréquente de l'usine de Bois Rouge et ont demandé qu'une rencontre avec les services de l'Etat soit organisée afin d'instruire les dossiers de fonds de secours.
L'usine de Bois Rouge réceptionne ce matin la canne jusqu'à midi seulement pour consacrer l'après-midi au traitement des 7 000 tonnes de canne en retard, suite à une nouvelle panne de la centrale. Les planteurs s'inquiètent du retard pris - deux semaines déjà - en raison des pannes et de la fermeture fréquente de l'usine de Bois Rouge et ont demandé qu'une rencontre avec les services de l'Etat soit organisée afin d'instruire les dossiers de fonds de secours.

"Nous sommes inquiets", confie Frédéric Vienne, président de la FDSEA, qui attend, comme les autres organisations professionnelles d’agriculteurs de la canne, la réponse du préfet concernant une éventuelle rencontre. Rendements en baisse en raison des conditions climatiques (trop de pluie, trois cyclones successifs…) et pannes à répétition à la centrale thermique sont pour le président de la FDSEA autant de prévision quasi certaine d’une "année catastrophique".

"La campagne 2017 a été exceptionnelle, on n’avait pas vu un rendement pareil depuis 20 ans, c’était un record. Mais là, en 2018, on va faire le record à l’envers", D’où la demande d’une rencontre avec le préfet pour activer les demandes des fonds de secours. "Quand le ministre est venu il y a quinze jours, il a bien dit que les fonds de secours seraient disponibles, mais il faut anticiper et lancer les dossiers rapidement sans attendre que la campagne soit finie, sinon, ces fonds ne seront pas versés avant fin 201 ", s’inquiète Frédéric Vienne.

Pour le président de la FDSEA, comme pour Bruno Robert, président des Jeunes Agriculteurs, la situation est tendue. "Les planteurs en ont ras le bo, soulignent-ils tous deux.Sur quatre semaines de campagne, on a fait deux semaines seulement de livraison à cause des pannes. Mais à la fin du mois, il faut bien payer les ouvriers !" lance Bruno Robert qui dénonce une fois de plus la "situation de monopole qui prend les planteurs en otages".

Pour l’instant, les planteurs n’ont pas reçu de réponse du préfet quant à cette rencontre souhaitée. Et croisent les doigts pour que les livraisons reprennent aussi "normalement" que possible, dès demain matin, une fois le retard de traitement des cannes résorbé.

ml/www.ipreunion.com

   

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