Pour lutter contre Alzheimer et les maladies associées :

Le Tampon : l'ergothérapie pour réduire les médicaments


Publié / Actualisé
Soigner les troubles du comportement en limitant le plus possible le recours aux médicaments, c'est la vision que défend l'Unité Cognitivo-Comportementale (UCC) du CHU Sud, implantée sur le site du Tampon. Ce service de soins de suite à vocation régionale vient d'être agrandi et optimisé pour accueillir six patients de plus, soit 12. Mais à terme, l'accueil pourrait inclure quatre patients supplémentaires.
Soigner les troubles du comportement en limitant le plus possible le recours aux médicaments, c'est la vision que défend l'Unité Cognitivo-Comportementale (UCC) du CHU Sud, implantée sur le site du Tampon. Ce service de soins de suite à vocation régionale vient d'être agrandi et optimisé pour accueillir six patients de plus, soit 12. Mais à terme, l'accueil pourrait inclure quatre patients supplémentaires.

Art-thérapie, musicothérapie, gymnastique douce…. Ce sont quelques-unes des activités d’ergothérapie que l’UCC du CHU Sud, installée au Tampon, propose à ses patients. Porteurs d’une maladie Alzheimer ou de maladies apparentées, ces patients, quel que soit leur âge, sont accueillis en soins de suite pour des  séjours de trente à quarante jours en moyenne. Autonomes, ils sont accueillis en soins de suite pour traiter des troubles de l’humeur telle que l’angoisse ou l’agressivité ou des troubles du comportement (sommeil, opposition aux soins, troubles moteurs, délire…), qui peuvent affecter leurs relations avec  leurs proches ou leurs relations professionnelles. 

Une unité à dimension humaine

Cette Unité Cognitivo-Comportementale, jusqu’ici d’une capacité de six lits, vient d’ouvrir six lits supplémentaires et pourrait, à terme, accueillir jusqu’à 16 patients. " Nous n’avons pas vocation à accueillir plus de patients, explique le Dr Christophe Mazoyer, gériatre. Le cahier des charges prévoit des unités à dimensions gérables, c’est à dire 12 à 14 patients atteints de troubles du comportement majeurs. En revanche, on peut imaginer que d’autres unités ouvrent par la suite, si l’ARS le juge utile, dans d’autres lieux de la région, ce qui permettrait aussi de jouer la carte de la proximité. Nous essayons en effet d’impliquer au maximum les aidants et les familles dans la prise en charge du patient. "

Revaloriser la personne par l'ergothérapie

Adressés par des services d’hospitalisation, des services de courts séjours, des équipes mobiles de gériatrie, des centres de la mémoire ou des médecins traitants, voire parfois des EHPAD, ces patients bénéficient à l’UCC d’une prise en charge la moins médicamenteuse possible. La nouvelle unité, inaugurée ce jour au Tampon, a été conçue pour favoriser cette approche. " Nous n’avons que des chambres individuelles et proposons une salle de stimulation sensorielle et de relaxation corporelle, utilisant différents sens, dont la stimulation visuelle, auditive, tactile et olfactive ", précise le Dr Christophe Mazoyer.

L’UCC dispose aussi d’un plateau technique de réadaptation aux actes de la vie courante adapté aux activités thérapeutiques et d’un plateau de réhabilitation cognitive avec une cuisine thérapeutique en cours d’aménagement. Ainsi que - d’un espace de déambulation au sein d’un jardin thérapeutique, paysagé et sécurisé.
Cette architecture participe à l’approche aussi peu médicamenteuse que possible que privilégie l’UCC. " Les patients Alzheimer sont souvent en échec avec perte d’estime de soi. Les ateliers d’ergothérapie leur permettent de reprendre confiance en eux, de retrouver une image d’eux-mêmes valorisée, ce qui permet de réduire au maximum la prise en charge médicamenteuse ", conclut le Dr Christophe Mazoyer.

Des besoins qui monteront en puissance

L’UCC du Tampon, créée en 2010, répond ainsi aux  objectifs  fixés par le troisième plan Alzheimer 2008-2012 : l’amélioration de l’accueil en établissement pour une meilleure qualité de vie des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée.
A La Réunion, 6400 personnes souffrent de cette pathologie ou de pathologies apparentées, dont 400 ont moins de 60 ans (sources Observatoire régional de la santé), mais le vieillissement de la population attendu génèrera sans doute une montée en puissance de patients Alzheimer, vivant à domicile car valides, mais nécessitant ponctuellement une prise en charge avec hébergement dans une unité cognito-comportementale, telle celle du Tampon.

ml/www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Nine ACADINE, Posté
J'ai lu l'article présentant l'UCC du Tampon et çà m'intéresse car mère est atteinte de démence depuis 3 ans et je m'en occupe depuis tout ce temps. Actuellement je me sens fatiguée et je recherche une structure qui puisse la en charge pendant quelques temps. J'ai déposé une demande dans une structure à SaintPaul mais ils ne vont peut-être pas la prendre car leurs structures ne sont pas adaptées. J'aimerai savoir les conditions pour être admise dans votre établissement. Merci pour une réponse rapide