Pour consommer autrement :

Les vide-dressings et les brocantes, alternatives aux soldes


Publié / Actualisé
C'est le top départ des soldes de l'hiver austral à La Réunion, samedi 1er septembre, les bonnes affaires débarquent dans les magasins. Si les démarques vont durer six semaines, elles devraient être raccourcies à quatre semaines dès 2019. Ces périodes ont en effet de moins en moins de succès car entre les ventes privées organisées tout au cours de l'année, les vide-dressings et les brocantes, les Réunionnais sont plus tentés d'acheter d'occasion.
C'est le top départ des soldes de l'hiver austral à La Réunion, samedi 1er septembre, les bonnes affaires débarquent dans les magasins. Si les démarques vont durer six semaines, elles devraient être raccourcies à quatre semaines dès 2019. Ces périodes ont en effet de moins en moins de succès car entre les ventes privées organisées tout au cours de l'année, les vide-dressings et les brocantes, les Réunionnais sont plus tentés d'acheter d'occasion.

Il y aurait dans chaque logement français l’équivalent de 114 euros d’habits jamais portés et près de 442 millions d’euros de vêtement seraient jetés chaque année. Pourtant à chaque début de soldes, c’est le même manège : des magasins encombrés, des dizaines de personnes qui font la queue pour essayer des pantalons soldés à -50 %, la foule aux caisses… Toujours plus de nouveaux vêtements, toujours plus de gaspillage. Pourtant, face à cette course effrénée du neuf, des soltions existent.

"Les soldes mettent en lumière qu’il n’est plus possible de consommer de cette façon, qu’il y a des alternatives," explique Marine Foulon de l’ONG  Zéro Waste France. Cet organisme qui milite pour la réduction et une gestion plus durable des déchets a lancé un défi sur Internet en début d’année : "un an sans acheter du neuf". Un challenge nécessaire pour Marine Foulon lorsque l’on sait que fabriquer un jean requiert 32 kg de matières premières et 8000 litres d’eau.

Les actuels 12 805 participants se sont donc engagés à rechercher systématiquement une alternative : location, prêt, réparation ou encore occasion. Manon Thevenet en fait partie. "J’arrive à peu près à tenir le challenge mais il est mal adapté à La Réunion pour tout ce qui est meubles et électroménager." Pour les vêtements, la jeune femme s’en sort plutôt bien. Depuis quelques temps, elle tient même une page Facebook, "Loudama" où elle répertorie des adresses pour acheter d’occasion.

Vide-dressings d’association

A La Réunion, nous ne sommes pas en manque de bonnes affaires. En plus des friperies et des dépôts-ventes, de nombreuses associations se lancent dans des brocantes et des vide-dressings. C’est notamment le cas de " Potentiel " qui récupère des vêtements, issus de particuliers ou d’invendus en magasins. Chaque mois, cette association organise un vide-dressing auquel participent entre 100 et 150 personnes. Leurs vêtements trouvent presque toujours une nouvelle vie. " Ce sont des habits de parfaite qualité, neufs et peu portés, explique Olivier Cozette, président de l’association. Les clients font de grosses économies, on revend un vêtement 10 à 15 % du prix neuf. " Un pantalon à 50 euros sera ainsi à 7-10 euros. Et ces vide-dressings ne se résument pas seulement aux petits prix. " Les gens viennent également pour l’ambiance, poursuit le président de Potentiel. Il y a même un buffet et tout se déroule dans une ambiance très chaleureuse et conviviale. " Manon Thevenet le confirme, contrairement aux magasins aseptisés, "nous allons plus facilement discuter avec les vendeurs dans le cadre des vide-dressings, c’est une autre façon de faire. Dans les brocantes également et l’ambiance est souvent très familiale et en plus nous faisons de bonnes affaires"

Marché sur le net

Sur Internet c’est la même folie, le marché de l’occasion a le vent en poupe. "On trouve de plus en plus de solutions sur le net, confirme Marine Foulon. C’est devenu très facile de revendre des vêtements" avec la multitude de plateformes qui existe. Bien sûr, il y a le mastodonte du secteur, Le Bon Coin, qui permet à des particuliers de vendre directement les textiles qu’ils ne portent plus. Mais d’autres sites spécialisés ont vu le jour il y a déjà quelques années : Vinted, VideDressing ou encore Emmaüs qui donnent aux habits une seconde vie à un moindre prix.

Et si porter des vêtements déjà portés ne vous plaît guère, une autre alternative se présente pour consommer moins : la tendance Do it yourself, qui prône le retour au fait-maison. Alors si vous êtes plutôt doué(e)s en couture, pour quoi ne pas essayer de remettre vos vieux vêtements enfermés dans les placards au goût du jour ?

nt/www.ipreunion.com

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !