Le restaurant répare les dégâts causés par la houle (actualisé) :

Hermitage - Bobine en travaux, Collectif en colère


Publié / Actualisé
Nouveau courrier ce mardi matin 4 septembre 2018 du collectif de défense du DPM (domaine public maritime). La lettre est adressée au préfet, au maire de Saint-Paul et au directeur de la Deal (direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement) et dénonce les travaux de réfection lancés par la Bobine, l'une des paillotes installée sur la plage de l'Hermitage. Comme les autres restaurants installés sur ce site, les installations de cet établissement avaient été fortement endommagées par la houle en début d'année (Photo Collectif de défense du DPM)
Nouveau courrier ce mardi matin 4 septembre 2018 du collectif de défense du DPM (domaine public maritime). La lettre est adressée au préfet, au maire de Saint-Paul et au directeur de la Deal (direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement) et dénonce les travaux de réfection lancés par la Bobine, l'une des paillotes installée sur la plage de l'Hermitage. Comme les autres restaurants installés sur ce site, les installations de cet établissement avaient été fortement endommagées par la houle en début d'année (Photo Collectif de défense du DPM)

"Ce matin (mardi - ndlr), c'est un constat de désespoir qui nous amène à vous écrire ces quelques lignes et à vous faire parvenir des photos de travaux effectués par la Bobine" écrit le collectif de défense du DPM. Il dénonce ensuite les travaux engagés "malgré les arrêtés municipaux interdisant les travaux à la suite du passage de Fakir, malgré le constat et le PV de grande voirie du 1er juillet 2018, malgré les recommandations du précédent sous-préfet auprès de la Deal, malgré les règles et les lois interdisant le prélèvement de matériaux sur les plages (sable et coraux)".

Lire aussi : Plage de l'Hermitage - La préfecture verbalise six paillotes

Le collectif de défense du DPM se demande ensuite si ces travaux sont faits "avec toutes les autorisations de l'Etat", si le restaurant agit "en bravant vos recommandations (celles des services de l'Etat - ndlr) avec des protections venant d'ailleurs" ou s'il a obtenu "des garanties d'un dénouement prochain de la procédure ? (plusieurs actions administratives et judiciaires sont en cours - ndlr)"

Lire aussi : Les paillotes de l'Ermitage au tribunal. Elles assignent l'Etat et la Ville de Saint-Paul en justice

Lire aussi : La houle s'en est prise aux paillotes de l'Hermitage

"Monsieur le Préfet, sans parler au nom de l'ensemble des Réunionnais mais d'une grande partie des citoyens nous restons sans voix face à la situation" s'exclame le collectif de défense du DPM.

"Alors même qu'en Métropole les Préfets s'organisent pour le respect des lois sur le DPM et ne fait aucune concession face aux exploitants en situation illégale, alors même qu'à Saint-Martin, un Préfet a été dépêché par Emmanuel Macro pour la reconstruction sans recommencer les erreurs du passé, à La Réunion, nous sommes dans une attente forte du respect des lois" termine le collectif.

Pour rappel, à la demande du préfet de La Réunion, des agents de la direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement s'étaient rendus ce dimanche 1er juillet 2018 à Saint-Paul afin de constater la situation des six établissements implantés sur la plage de l’Hermitage. Ils ont alors constaté que ces établissements poursuivaient leurs activités alors qu’ils ne bénéficient plus d’une autorisation d’occupation temporaire du domaine public maritime. "Un procès-verbal de grande voirie a donc été dressé à l’encontre de chaque établissement. Ces procès- verbaux seront notifiés aux contrevenants pour qu’ils puissent faire part de leurs observations et seront ensuite transmis au tribunal administratif" avait souligné le préfet à ce moment là.

Lire aussi : Hermitage - Le préfet demande aux paillotes de déménager

Ce courrier de la préfecture venait après celui de la mairie de Saint-Paul interdisant aux paillotes dégradées par l'épisode de forte houle qui s'est produit dans la nuit du 18 au 19 avril de reconstruire leurs terrasses

Lire aussi : Saint-Paul oblige les paillotes de l'Hermitage à prendre "les mesures appropriées"

Ce lundi alors qu'il était en visite à Sainte-Rose, le préfet Amaury de Saint-Quentin, a été interrogé par le maire Michel Vergoz sur le soutien de l'Etat concernant l'occupation sans titre du DPM. "Le" rouleau compresseur"  est lancé a répondu le préfet cité par clicanoo.re. "Il n'y a pas de marche arrière sur un rouleau compresseur" a ajouté le représentant de l'Etat, selon la même source. "Face au littoral affecté par le retrait du trait de côte, nous devons prendre des décisions adaptées en trouvant un juste équilibre avec les activités à vocation touristique, nous y travaillons" a terminé le préfet toujours cité par clicanoo.re

www.ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Tiziman, Posté
".....Macro..." erreur de frappe ou lapsus revelateur ?
José turpin, Posté
C'est à se demander si en métropole on nous considaire comme des français: deux poids deux mesures que veulent nos dirigeants? La guerre?&