Remaniement (actualisé) :

François de Rugy succède à Nicolas Hulot, Roxana Maracineanu ministre des sports


Publié / Actualisé
Le président de l'Assemblée nationale François de Rugy a été nommé mardi ministre de la Transition écologique et solidaire en remplacement de Nicolas Hulot, qui a démissionné la semaine dernière, a annoncé l'Elysée.L'ancienne nageuse Roxana Maracineanu nommée ministre des Sports en remplacement de Laura Flessel, qui a démissionné pour "raisons personnelles" mardi matin
Le président de l'Assemblée nationale François de Rugy a été nommé mardi ministre de la Transition écologique et solidaire en remplacement de Nicolas Hulot, qui a démissionné la semaine dernière, a annoncé l'Elysée.L'ancienne nageuse Roxana Maracineanu nommée ministre des Sports en remplacement de Laura Flessel, qui a démissionné pour "raisons personnelles" mardi matin

L'annonce de l'Elysée, par simple communiqué, met fin à plusieurs jours de spéculations suite à la démission de M. Hulot qui a contraint l'exécutif au troisième remaniement de ce quinquennat, alors que celui-ci n'était pas attendu avant les élections européennes de mai 2019. Parmi la dizaine de noms circulant dans les ministères et les médias, celui de M. de Rugy, qui avait rompu en août 2015 avec EELV avant de soutenir Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle, s'est dégagé ces dernières heures.

Aucun autre changement au sein du gouvernement n'est annoncé avec ce remaniement, qui intervient une semaine après la démission surprise de Nicolas Hulot de son poste de N.3 de l'équipe dirigée par Edouard Philippe. Âgé de 44 ans, M. de Rugy obtient pour la première fois un portefeuille ministériel.

Ancien adjoint du maire de Nantes, il avait rompu en août 2015 avec EELV avant de soutenir Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle.

A 44 ans, cet ex-EELV, désormais encarté LREM et qui se définit toujours comme écologiste, va donc passer de la présidence de l'Assemblée nationale - qui dirigie depuis le début de la mandature -, à la tête d'un ministère-clé dans l'édifice gouvernemental. D'autres présidents de la chambre basse du Parlement avaient avant lui quitté le perchoir pour un ministère, le dernier en date étant Laurent Fabius, en 2000.

- "Celui qu a planté l'amendement contre le glyphosate -

François de Rugy est "un écologiste légitime, tout à fait macroniste et il a un avantage majeur: il peut s'appuyer sur l'Assemblée nationale, ce que Nicolas Hulot n'a pas réussi à faire", a réagi Corinne Lepage, ancienne ministre de l'Environnement sur BFMTV.

"Le président de séance qui a planté l'amendement contre le glyphosate à deux heures du matin devient ministre des apparences écologiques. Édouard Philippe reste l'apparence d'un Premier ministre", a dénoncé pour sa part le patron de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon.

Le porte-parole d'Europe Ecologie les Verts, Julien Bayou, a lui souhaité "bon courage au nouveau ministre" en insistant que "sans changement de cap, ce jeu de chaises musicales ne changera rien, malheureusement".

La twitosphère n'a pas tardé à retrouvé des images d'une interview de janvier 20167 au cours de laquelle François de Rugy soulignait, pour le railler, que celui qui était encore le candidat Macron "ne parlait jamais d'écologie"

 

Selon une source parlementaire, la nomination de François de Rugy ouvrirait la voie à Richard Ferrand, patron des députés LREM, pour s'installer au perchoir dès mercredi 12, à l'issue d'élections pour ce poste.

- "Agir différemment" -

Avec l'arrivée de François de Rugy, le président Emmanuel Macron espère se relancer après une rentrée difficile, confronté à des sondages en berne après l'affaire Benalla, à une croissance moins solide que prévu et à des difficultés à mettre en œuvre les réformes prévues, comme celle des institutions.

Selon un sondage Ifop publié mardi, sa cote de popularité a chuté de dix points, avec seulement 31% des Français approuvant son action - moins que pour François Hollande (32%) au même stade.

Si le remaniement s'est finalement fait poste pour poste, le gouvernement a également dû remplacer la ministre des Sports Laura Flessel qui a démissionné mardi "pour raisons personnelles", afin de renouer avec "des engagements passés, justement tournés vers l’humain, la solidarité et la coopération internationale".

Mme Flessel avait annoncé son départ un peu plus tôt dans la matinée, une semaine après le départ fracassant de M. Hulot, le gouvernement perdant ainsi coup sur coup deux de ses membres les plus populaires.

"Elle veut retrouver sa liberté et agir différemment. Il n'y a aucun lien avec les questions budgétaires", a assuré l'entourage de Mme Flessel à l'AFP.

C'est l'ancienne nagesue Roxana Maracineanu, ancienne championne du monde du 200 mètres dos, qui a été nommée ministre des sports. Née le 7 mai 1975 en Roumanie, l'ex nageuse s'était vu confier une mission pour réduire le nombre de noyades en juillet par le Premier ministre Edouard Philippe.

 

- Et le prélèvement à la source -

L'autre rendez-vous important de la journée à l'Elysée est la réunion sur le prélèvement de l'impôt à la source autour d'Emmanuel Macron, d'Edouard Philippe et du ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin.

Le président a "demandé des clarifications et identifié des améliorations possibles", selon l'Elysée. Une décision sur l'entrée en vigueur de cette potentielle révolution fiscale au 1er janvier 2019 sera annoncée "d'ici la fin de la journée", a ajouté la présidence.

Lire aussi : Prélèvement à la source: la décision annoncée d'ici la fin de journée

Partisans et adversaires de la réforme se disputent sur les risques de bugs, son poids sur les entreprises mais aussi son impact psychologique sur les contribuables qui verront leur salaire net diminué du fait du prélèvement.

 

 

La réforme est notamment combattue par le Medef, Les Républicains et La France Insoumise.

 

www.ipreunion.com avec l'AFP (mis en ligne à 14h32 mardi 4 septembre 2018 - actualisé)

   

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