Education nationale :

Unsa : "une rentrée scolaire nuancée et ça pourrait empirer"


Publié / Actualisé
Quinze jours après la rentrée, le syndicat enseignant UNSA souhaite alerter l'opinion publique. " Cette rentrée scolaire est bien moins idyllique que l'on veut nous le faire croire " disent-ils. Manque de personnel éducatif, des classes de CP et de CE1 dédoublées sans aucun moyen logistique derrière, des évaluations nationales inutiles, " un traitement inhumain  des contractuels " et des dispositifs tels que le plan mercredi ou encore les devoirs faits qui pourraient n'être que de la poudre aux yeux. Passée la colère, l'inquiétude domine dans le syndicat enseignant.
Quinze jours après la rentrée, le syndicat enseignant UNSA souhaite alerter l'opinion publique. " Cette rentrée scolaire est bien moins idyllique que l'on veut nous le faire croire " disent-ils. Manque de personnel éducatif, des classes de CP et de CE1 dédoublées sans aucun moyen logistique derrière, des évaluations nationales inutiles, " un traitement inhumain  des contractuels " et des dispositifs tels que le plan mercredi ou encore les devoirs faits qui pourraient n'être que de la poudre aux yeux. Passée la colère, l'inquiétude domine dans le syndicat enseignant.

Au fil de la conférence de presse

• Manque de personnel éducatif : " certains directeurs d’école gèrent des mini-collèges, ils sont sur le point de craquer "

Le plan mercredi : " ce qui est proposé, c’est du bricolage, de la précarité, c’est pas sérieux "

•  Dédoublement des classes de CP en REP et REP+ et de celles de CE1 en REP+ : " on a eu une dotation de 183 postes cette année, dédié par la force des choses aux classes dédoublées. Et les autres ? Les écoles hors Zone d’Éducation Prioritaire ? Les conditions de scolarisation de ces établissements ne cessent de se dégrader "

•  Les évaluations nationales : " ça permet d’évaluer la politique de Monsieur Blanquer (ndlr le ministre de l’Éducation ) mais ça ne sert à rien aux enseignant et aux élèves "

•  Les élèves porteurs de handicap : " on ne s’improvise pas AESH, on demande à ce qu’ils aient un contrat pérenne car les enseignants ont besoin de cet accompagnant. Il a une relation privilégiée avec les élèves et leur famille que nous n’avons pas "

•  Les contractuels : " il y en a 400 dans le 2ème degré, c’est beaucoup ! Ils sont traités de manière inhumaine, sont très précaires, sont baladés d’établissement en établissement et servent de bouche trou. On a besoin d’une meilleure gestion des ressources humaines "

Pour plus de détails, regardez l’interview de Jean-François Rialhe, le secrétaire général de SE-UNSA dans la vidéo ci-dessous

 

Concernant les violences en milieu scolaire, le syndicat en dénombre une par semaine en moyenne dans les établissements du premier et du second degrés. Pour prendre le problème à bras le corps, un colloque aua lieu le 23 novembre prochain à la NORDEV.

fh/www.ipreunion.com

   

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