Réforme des études de médecine :

Le numérus clausus bientôt supprimé


Publié / Actualisé
Selon une information de notre confrère FranceInfo ce mercredi 5 septembre, le gouvernement envisagerait la fin du numerus clausus qui définissait par d'un concours très sélectif le nombre d'étudiants autorisés à poursuivre des études en médecine, en chirurgie-dentaire, en kinésithérapie ou en maïeutique (sages-femmes). La nouvelle organisation supprimerait le concours et s'appuierait sur des partiels pour conditionner le passage en deuxième année.
Selon une information de notre confrère FranceInfo ce mercredi 5 septembre, le gouvernement envisagerait la fin du numerus clausus qui définissait par d'un concours très sélectif le nombre d'étudiants autorisés à poursuivre des études en médecine, en chirurgie-dentaire, en kinésithérapie ou en maïeutique (sages-femmes). La nouvelle organisation supprimerait le concours et s'appuierait sur des partiels pour conditionner le passage en deuxième année.

Le concours actuel, en fin de première année commune aux études de médecine, sélectionne en moyenne un candidat sur sept. En 2017, sur environ 60 000 candidats, seulement 8 200 ont été reçus en médecine, soit à peine 15% des participants. Un taux de sélection stable depuis une vingtaine d’années. Selon le Président Emmanuel Macron et le Premier Ministre Edouard Philippe, cette sélection, basée sur le bachotage qui fait les choux gras de prépas privée (de 5000 euros à 15 000 euros l’année) n’est pas la garantie de disposer ensuite de bons médecins. Un avis largement partagé, notamment par des étudiants recalés au concours, avec pourtant une moyenne très honorable, mais contraints de se replier vers d’autres filières.

Deux scénarii possibles

Selon les premières annonces, le concours actuel serait remplacé dans chaque université par des partiels. Rien n’étant arrêté pour l’instant, il est difficile d’imaginer comment les universités gèreront l’afflux d’étudiants en première année de médecine, ni les critères qui conditionneront le passage en seconde année. Quelle note minimale serait exigée notamment. Ni comment les facultés et les établissements hospitaliers feront face à la demande de stages si la poursuite des études n'est pas balisée par une sélection à mi-parcours et que le nombre d'étudiants n'est pas encadré. En effet, deux options sont possibles. La première, en cas de " numerus apertus ", l’opposé du " numerus clausus ", les universités aurait le choix du nombre de candidats tout au long de la formation. La seconde laisse à l’Etat un certain contrôle sur le nombre de médecins formés, et il serait alors probable qu’un concours de sélection soit mis en place à l’issue de la troisième année, offrant aux étudiants recalés la possibilité de rejoindre d’autres filières médicales, paramédicales ou scientifiques.

Vers un cursus plus juste

On ne sait pas encore non plus ce qu’il adviendra, dans le cas de cette réforme, de l’accès direct ou pas en première année d’études de kinésithérapie, de maïeutique et de chirurgie-dentaire. Si l’orientation se fera à la fin d’un premier cycle d’études ou dès le baccalauréat, comme avant la création de la Première année commune aux études de santé (PACES). Pour l’instant, rien n’est arrêté et selon le peu d'informations qui ont filtré ce mercredi 5 septembre, le gouvernement devrait préciser sa feuille de route d’ici une quinzaine de route. Cette réforme vise, selon des sources proches du gouvernement citées par FranceInfo, à rendre les études de médecine " plus humaines " et " plus justes ". Mais la suppression du numérus clausus ne supprimera pas sans doute pas l’offre des prépas privées, qui donne un net avantage aux étudiants pouvant en bénéficier, surtout si la note attendue aux partiels est fixée très au-delà de la moyenne.

ml/www.ipreunion.com
 

 

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !