Saint-Leu - Touch pas nout Roche est en colère (actualisé) :

Le commissaire enquêteur donne un avis favorable pour la carrière de Bois Blanc


Publié / Actualisé
L'enquête publique sur la carrière de Bois-Blanc a rendu "un avis favorable sans aucune réserve" à la demande d'exploiter une carrière à ciel ouvert et d'une installation de tri de matériaux ainsi que d'une station de transit de produits minéraux et fabrication d'explosifs. Une décision qui provoque la colère de l'association Touch pa nout Roche, qui rappelle que l'intérêt général, notamment la santé des citoyens et la préservation du littoral, doit primer sur les intérêts privés. Et appelle à la mobilisation pour la troisième chaîne humaine dimanche 9 septembre 2018.
L'enquête publique sur la carrière de Bois-Blanc a rendu "un avis favorable sans aucune réserve" à la demande d'exploiter une carrière à ciel ouvert et d'une installation de tri de matériaux ainsi que d'une station de transit de produits minéraux et fabrication d'explosifs. Une décision qui provoque la colère de l'association Touch pa nout Roche, qui rappelle que l'intérêt général, notamment la santé des citoyens et la préservation du littoral, doit primer sur les intérêts privés. Et appelle à la mobilisation pour la troisième chaîne humaine dimanche 9 septembre 2018.

Deux autres enquêtes publiques, lancées autour du projet d'exploitation de la carrière de Bois Blanc en 2015 et fin 2016, s’étaient conclues par un avis négatif. La troisième, diligentée entre fin juin et fin juillet 2018 vient en revanche de recevoir un avis favorable.

Un avis consultatif favorable rendu par les trois commissaires-enquêteurs favorable  " sans réserve " de leur part "  à condition que le projet soit mené en conformité avec l’ensemble des normes législatives et réglementaires le régissant ainsi que les recommandations et prescriptions des différents schémas d’aménagement du territoire réunionnais ".

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Médiation recommandées pour calmer la polémique

Les commissaires-enquêteurs précisent aussi quelques recommandations, notamment " la réalisation d’une médiation auprès de la population directement concernée ". Dans le rapport rendu, les enquêteurs font en effet mention de la forte opposition de la population quant à l'extraction des roches sur les sites situés non loin des habitations.

Ils préconisent aussi l'installation de capteurs apposés sur les fondations des ponts de la route des tamarins, pour analyser l’impact des tirs de mines sur cet axe tout proche de l’éventuel futur site d’extraction.

Cette décision à titre consultatif est donc rendue publique trois jours avant le rassemblement de la troisième nouvelle chaîne humaine contre la carrière de Bois-Blanc, qui aura lieu ce dimanche 9 septembre 2018.

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Appel à la mobilisation générale dimanche

Touch pa a nout roche ne baisse pas les bras : " C’est dans l’écœurement, la colère la plus totale que nous vous annonçons que la commission d’enquête rend aujourd’hui 06 septembre 2018 un avis favorable sans aucune réserve ". Et de dénoncer la non prise en compte des remarques, même à minima : " Les avis des ingénieurs, médecins et spécialistes ont été tout aussi balayés que ceux de l'ensemble des citoyens !!! ", s’indigne le collectif. Pour Touch pa a nout roche, les trois commissaires-enquêteurs " se sont contentés tout simplement de faire un copier/coller du dossier de l’exploitant-dynamiteur SCPR ".

 

S'appuyant sur la marge de manoeuvre  que permet un avis consultatif favorable qui ne vaut pas décision tant que le préfet n'a pas signé l'autorisation de l'exploitation de la carrière, le collectif appelle à la mobilisation générale : "Nous vous rappelons qu'il ne s'agit pas d'une autorisation à exploiter, c'est un avis consultatif avant décision préfectorale, mais une chose ce matin est très claire, Adieu la démocratie... vive la mobilisation. Venez en masse ! Nou tiembo nou larg pa !"

Dimanche, dès 9h30, de la Ravine du trou à la Ravine des Avirons, il pourrait donc y avoir un peu de monde sur la chaussée.

En fin de journée, le maire de Saint-Leu, Bruno Domen, a publié le communiqué suivant : "la décision des commissaires enquêteurs est tombée sur la carrière de Bois Blanc, ce matin. Ils ont conclu à un avis favorable sans réserve. La population s’est, comme à l’accoutumée, déplacée en masse. Plus de 1700 personnes, même en période de vacances scolaires, ont participé à cette enquête. Une nouvelle fois, les habitants disent non, à plus de 80% des avis.
Les 3 Maires des communes concernées et leurs Conseils municipaux ont encore dit NON tout comme le Député de la 7ème circonscription et le Sénateur de la Réunion.

Cette enquête a été organisée pendant les vacances scolaires alors même que les juges avaient acté que cette carrière n’existait plus, avec comme président de la commission d’enquête un ancien homme politique…

Cette enquête a été menée alors que le Préfet n’est pas en mesure d’autoriser cette carrière mais juste pour bloquer l’espace carrière dans le PLU de Saint Leu, en attendant un nouveau Schéma Départemental des Carrières.

Depuis le début de cette 3ème enquête, nous avons dénoncé cette mascarade. Tout semble avoir été orchestré pour arriver à ce résultat, qui ne correspond pas à la volonté de la population. Aujourd’hui, ce spectaculaire avis nous donne raison. Ce qui se passe actuellement à La Réunion est inquiétant.

Comme beaucoup de réunionnais, nous avons le sentiment que la démocratie est bafouée et cela, au profit d’une multinationale. Une fois la décision du Préfet connue, la justice de notre pays tranchera".

ml/www.ipreunion.com
 

   

2 Commentaire(s)

Surcouf, Posté
Vous indiquez "Deux autres enquêtes publiques, lancées autour du projet d'exploitation de la carrière de Bois Blanc en 2015 et fin 2016, s’étaient conclues par un avis négatif". C'est faux: l'avis de la commission d'enquête de 2016 était un avis favorable. On peut être contre la carrière mais il faut rétablir ce qui est !
Alain B, Posté
Magouilles au plus haut sommet: honteux! Respecter mes décisions de la cour d’appel de Bordeaux , ce n’est pas les francs maçons qui font et défont nos lois