[VIDEO] Il a déclaré : "l'avortement est un homicide" :

IVG - Le président du syndicat des gynécologues déclenche la colère des sages-femmes


Publié / Actualisé
Le Conseil de l'Ordre National des Sages-Femmes a réagi ce mercredi 12 septembre 2018 aux propos du Dr Bertrand de Rochambeau, président du Syndicat National des gynécologues-obstétriciens de France : " les médecins ne sont pas là pour enlever des vies ". L'obstétricien était interviewé dans le cadre de l'émission Quotidien, mardi 11 septembre, où il a indiqué que, selon ses convictions, " l'avortement est un homicide ".
Le Conseil de l'Ordre National des Sages-Femmes a réagi ce mercredi 12 septembre 2018 aux propos du Dr Bertrand de Rochambeau, président du Syndicat National des gynécologues-obstétriciens de France : " les médecins ne sont pas là pour enlever des vies ". L'obstétricien était interviewé dans le cadre de l'émission Quotidien, mardi 11 septembre, où il a indiqué que, selon ses convictions, " l'avortement est un homicide ".

Des propos qui inquiètent beaucoup le Conseil de l’Ordre National des Sages-Femmes : "  Plus de quarante ans après l’entrée en vigueur de la loi du 17 janvier 1975 relative à l’interruption volontaire de grossesse, le droit à l’IVG, essentiel à l’autonomie et à l’émancipation des femmes, demeure menacé ", écrit l’Ordre dans un communiqué. L’Ordre National des Sages-Femmes de France estime que l’accès à l’IVG se complexifie pour les femmes, comme en témoigne la fermeture d’activités IVG dans certains hôpitaux faute de praticiens exerçant cet acte.

 

" Les propos récents du Président du Syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France (SYNGOF),  estimant que " [les médecins] ne sont pas là pour retirer des vies ", révèlent que les débats autour de l’IVG sont encore vifs et que cet acte est loin d’être normalisé ", souligne l’Ordre qui estime pour sa part que les sages-femmes doivent être présentes pour accompagner les femmes durant leur grossesse, quelle qu’en soit l’issue.

Depuis 2016, les sages-femmes ont le droit de prescrire et de pratiquer des IVG médicamenteuses. Mais ce type d’IVG n’est pas possible pour toutes les femmes.  Parmi les contre-indications, on trouve beaucoup de pathologies présentes chez les femmes en âge de procréer à La Réunion : le diabète mal équilibré, l’insuffisance rénale, l’asthme sévère, l’insuffisance surrénale chronique. S’y ajoutent, moins courantes, l’allergie à la mifepristone ou à l’un des constituants du comprimé,  l’allergie aux prostaglandines, les troubles de la coagulation avec ou sans anticoagulant et l’anémie sévère. La seule alternative, pour les femmes présentant des contre-indications à l'IVG médicamenteuse, reste l'IVG chirurgicale. Mais les sages-femmes ne peuvent pas pratiquer cet acte, réservé aux médecins. D'où les menaces sur l'IVG si de plus en plus de médecins font appel à leur clause de conscience et que ne se trouve pas, dans un environnement proche, un autre médecin pratiquant l'IVG. D'où l'appel du CNOSF "à la responsabilité individuelle de chacun afin de ne pas remettre en question ce droit, acquis sociétal fondamental pour la liberté des femmes".

ml/www.ipreunion

 

   

1 Commentaire(s)

Pauloe, Posté
Heureusement que nous ne sommes pas immortels car une éternité à supporter ce type d individu, ça pourrait sembler lobg