Ça devient une habitude (actualisé) :

Pour la cinquième fois, l'usine de Bois Rouge est fermée


Publié / Actualisé
Tous les centres de réception de l'usine sont fermés depuis 11h ce jeudi 13 septembre et ce, jusqu'à lundi. Et ce n'est pas Tereos, l'industriel qui est en cause. Cette panne, la cinquième, vient encore de la centrale thermique Albioma. Comme à chaque fois, cela entraîne l'arrêt de l'activité dans l'usine. Planteurs et usinier ne sont finalement que des dommages collatéraux. La campagne sucrière 2018 s'annonçait déjà morose à cause du manque de cannes, selon la FDSEA " encore une panne et c'est la catastrophe ".
Tous les centres de réception de l'usine sont fermés depuis 11h ce jeudi 13 septembre et ce, jusqu'à lundi. Et ce n'est pas Tereos, l'industriel qui est en cause. Cette panne, la cinquième, vient encore de la centrale thermique Albioma. Comme à chaque fois, cela entraîne l'arrêt de l'activité dans l'usine. Planteurs et usinier ne sont finalement que des dommages collatéraux. La campagne sucrière 2018 s'annonçait déjà morose à cause du manque de cannes, selon la FDSEA " encore une panne et c'est la catastrophe ".

Les planteurs, les plus touchés

"Tereos a décidé de stopper les livraisons  pour traiter les volumes de cannes en stock, environ 8 000 tonnes. Conséquence des pannes précédentes. Eux, ils écoulent leur stock, nous, on laisse notre canne au champ perdre sa richesse". Aujourd’hui, Frédéric Vienne, le président de la FDSEA (Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitations Agricoles) est résigné. "Les planteurs sont pris en otage par les pannes successives qui touchent Albioma. Et finalement, ce sont eux qui le payent le plus cher. Depuis le début de la campagne, on subit. Nous n’avons aucune confiance en Albioma".

Lire aussi : À Bois Rouge, Tereos refuse d'indemniser les planteurs

Une campagne encore plus courte que prévue

Avant même le début de la saison, les syndicats de planteurs tiraient le signal d’alarme. Les phénomènes météorologiques du début d'année avaient bien endommagé les exploitations. Les agriculteurs s’attendaient donc à une baisse de rendement. C’était sans compter ces pannes récurrentes qui entraînent la fermeture régulière de Bois Rouge. "On avait déjà estimé que cette campagne serait écourtée car il y a moins de cannes au champs mais là, avec toutes ces pannes, elle le sera encore plus. On est doublement pénalisé. Car cette situation accentue le déficit de trésorerie pour les planteurs. Nous sommes déjà pris à la gorge, une panne de plus et c’est la catastrophe" explique Frédéric Vienne.

Les planteurs en appellent aux pouvoirs publics

Fin juillet dernier, les différentes organisations syndicales s’étaient réunies. Toutes réclamaient la mise ne place d’un fond de secours. "Nous demandons des mesures qui accompagnent cette année difficile. Un report des prêts, un report des échéances dûes à l’État sinon nous ne pourrons pas nous en sortir" s’alarme Frédéric Vienne.

Lire aussi : Bois Rouge : les planteurs inquiets font appel au préfet

Une réunion avec le Préfet

Le 25 septembre prochain, les syndicats de planteurs rencontreront le Préfet. "Nous espérons qu’il y aura des annonces fortes pour soutenir la filière. Le moral des planteurs est au plus mal" souffle Frédéric Vienne.

La Chambre d'agriculture réagit à la situation par communiqué, morceaux choisis :

"Cette nouvelle panne est fortement préjudiciable aux planteurs en plein désarroi; ces derniers accusant un manque criant de trésorerie après un premier semestre marqué par des évènements météorologiques particulièrement destructeurs.

Par ailleurs, en visite sur le terrain sur le bassin cannier du Nord et de l’Est, la Chambre d’Agriculture de La Réunion constate que plusieurs milliers de tonnes de cannes sont en attente de livraison sur les exploitations.

Ces interruptions aggravent une campagne sucrière qui s'annonce d'ores et déja comme la pire de ces dernières années. Les planteurs ne devraient plus avoir à subir de tels désagréments.

En ma qualité de président de la Chambre d'Agriculture et dans l'intérêt de nos ressortissants et planteurs, j'en appelle à la résolution la plus rapide de cet incident.
Le broyage des cannes à sucre doit se faire dans les plus brefs délais et dans les meilleures conditions.

Il en va de la pérennité de la filière canne."

 

fh/www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Tilmuch, Posté
Çà sent le coup fourré tout cela ce n'est pas de votre avis n'est-ce pas ?