[PHOTOS/VIDEO] Sur le site symbolique du Lazaret à La Grande Chaloupe de la Possession :

Cérémonie en mémoire des ancêtres engagés de La Réunion


Publié / Actualisé
Un hommage est rendu dimanche 30 septembre, aux ancêtres engagés de La Réunion au Lazaret à La Grande Chaloupe de la Possession. Les " engagés " ce sont les 150.000 travailleurs indiens, africains, chinois, malgaches ou comoriens qui arrivèrent sur l'île entre 1830 et 1882, juste après l'abolition de l'esclavage. Leurs conditions de vie n'étaient pas si éloignées de celles des esclaves. Ils passaient obligatoirement par le Lazaret, qui était un lieu d'isolement.
Un hommage est rendu dimanche 30 septembre, aux ancêtres engagés de La Réunion au Lazaret à La Grande Chaloupe de la Possession. Les " engagés " ce sont les 150.000 travailleurs indiens, africains, chinois, malgaches ou comoriens qui arrivèrent sur l'île entre 1830 et 1882, juste après l'abolition de l'esclavage. Leurs conditions de vie n'étaient pas si éloignées de celles des esclaves. Ils passaient obligatoirement par le Lazaret, qui était un lieu d'isolement.

Cette cérémonie de prière et de recueillement est organisée par l’association régionale Tamij Sangam en partenariat avec l’association des pousaris de La Réunion. Elle sera suivie d’une visite guidée du site du Lazaret et d’une mise en scène vivante avec des habits de l’époque retraçant le quotidien des premiers arrivants. Le lazaret est un ensemble patrimonial, sybolique de la période de "l'engagisme". Il est protégé au titre des monuments historiques depuis 1998.

Regardez :

Rappel  L’engagisme, c’est la période qui a suivi l’esclavagisme. Après 1848, ce sont des milliers de travailleurs indiens, malgaches ou comoriens qui sont arrivés dans l’île. Ils étaient embauchés pour une certaine période en vue de travailler dans les champs de canne à sucre. Un travail payant mais les conditions de vie des " engagés " n’étaient finalement pas si éloignées de celles des esclaves. En 1859, des voix s’élèvent déjà en Angleterre contre ce type de recrutements, proche de la traite négrière. 

Tous les engagés passaient obligatoirement par le Lazaret. L’étape servait de mise en quarantaine pour éviter la propagation de certaines épidémies telles que la peste, le paludisme, le choléra ou la variole. Le site est alors composé d’un débarcadère, de dortoirs, de magasins et différents annexes.

Lire aussi => En mémoire des engagés de La Réunion

   

1 Commentaire(s)

Henri, Posté
Plutôt que de gaspiller temps, argent et énergie pour ceux qui ne sont plus là, pourquoi pas utiliser tout ça pour aider ceux qui sont encore en vie, comme nos vieux, nos jeunes, et nos malades ?
Assez de celle culture d'un passé douloureux, ou la culture de la misère.