Les syndicats hospitaliers sont en colère :

CHU - Barrages filtrants et action en justice contre la désindexation des primes


Publié / Actualisé
Réunis en intersyndicale ce mardi 2 octobre après-midi, les syndicats, échaudés par la réunion à l'ARS ce matin, ont décidé d'une stratégie pour obtenir l'annulation de ce décret publié le 28 septembre 2018. Un décret qui déclare désormais caduque l'indexation des primes. A partir du 1er octobre, les traitements des fonctionnaires seront calculés sans l'indexation des primes. Néanmoins, une compensation, dégressive, est accordée. Une solution qui ne convient pas aux syndicats, lesquels ont décidé d'une action coup de poing dès demain matin.
Réunis en intersyndicale ce mardi 2 octobre après-midi, les syndicats, échaudés par la réunion à l'ARS ce matin, ont décidé d'une stratégie pour obtenir l'annulation de ce décret publié le 28 septembre 2018. Un décret qui déclare désormais caduque l'indexation des primes. A partir du 1er octobre, les traitements des fonctionnaires seront calculés sans l'indexation des primes. Néanmoins, une compensation, dégressive, est accordée. Une solution qui ne convient pas aux syndicats, lesquels ont décidé d'une action coup de poing dès demain matin.

"Ce décret établit une inégalité entre les fonctionnaires", s'insurge Jean-Yves Hoarau, syndicat CFDT-Santé. Isaline Tronc, de la FAFPHR, ajoute : "l'article 2 du décret vise, pour l'obtention de la compensation, les fonctionnaires déjà en poste à la parution du décret. Autrement dit, si un fonctionnaire entre le 3 octobre, il n'a pas droit à cette compensation. Cela crée en effet une inégalité entre les fonctionnaires. On peut donc comprendre que les nouveaux fonctionnaires ne sont pas concernés par le gel de la carrière, et ça, c'est aussi une inégalité entre fonctionnaires".

Autre inégalité, voire discrimination potentielle selon les syndicats, l'article 3 du décret, établit que l'indemnité est attribuée sur décision du directeur de l'établissement. "Donc, si on s'en tient au premier degré de compréhension du texte, le directeur de l'établissement pourrait exclure de la compensation certains fonctionnaires, pour des raisons diverses et variées" déplorent les syndicats. C'est ce qui s'appelle, disent-ils, un "droit à discrétion".

Une action en justice va être engagée contre cela. En attendant, les syndicats ne veulent pas rester les bras croisés : "Nous avons décidé de placer un barrage filtrant demain (ce mecrredi- ndlr), dès 5h30, pour distribuer des tracts à proximité du CHU Nord. Nous sommes désolés des désagréments que cela va causer à nos amis réunionnais, mais c'est nécessaire", a soulign" Jean-Yves Hoarau interrogé par Imaz, Press Réunion. Ce tract a pour mission d'informer les agents du CHU des conséquences de ce décret : "la compensation, dégressive, qui se réduit comme peau de chagrin à chaque échelon gagné. Autrement dit, nos carrières seront gelées pendant un moment et on ne gagnera pas en pouvoir d'achat avec le gain d'échelon ou de grade" notent les syndicats.

Les syndicats ont donc décidé de sortir l'artillerie. Le siège du CHU Nord est la première bataille. les troupes se déplaceront la semaine prochaine au GHER de Saint-Benoît, au CHO Gabriel Martin et au CHU Sud pour les mêmes actions de sensibilisation. Avec barrages filtrants. 

Il se chuchote aussi que Gérald Darmanin pourrait avoir un comité d'accueil à La Réunion samedi matin où il est attendu pour un passage éclair.

ml/www.ipreunion.com

 

   

1 Commentaire(s)

Jim, Posté
comprehension mais pitie pour les malades!