Fonction publique hospitalière :

Fin de l'indexation des primes : les syndicats sur le pied de guerre


Publié / Actualisé
Les organisations syndicales sont en rogne : ce mardi 2 octobre, elles étaient reçues, sauf la FAFPHR non invitée, par Martine Ladoucette, Directrice générale de l'ARS Océan Indien, afin de se voir signifier l'entrée en vigueur du décret paru au Journal Officiel le Vendredi 28 septembre sur la fin de l'indexation des primes.
Les organisations syndicales sont en rogne : ce mardi 2 octobre, elles étaient reçues, sauf la FAFPHR non invitée, par Martine Ladoucette, Directrice générale de l'ARS Océan Indien, afin de se voir signifier l'entrée en vigueur du décret paru au Journal Officiel le Vendredi 28 septembre sur la fin de l'indexation des primes.

A l’ARS, il y avait du monde ce matin : les syndicats de la fonction publique hospitalière d’un côté et en face, l’ARS et les directeurs des établissements de santé. Au milieu, le fameux décret paru vendredi 298 septembre au Journal Officiel.  Ce décret établit l’arrêt de l’indexation irrégulière de certaines primes et indemnités et la compensation provisoire de cette perte de pouvoir d’achat.
" A compter du 1er octobre 2018, l’indexation ne sera donc plus appliquée à ces primes et indemnités, explique Martine Ladoucette. Cependant, afin de préserver la rémunération des agents hospitaliers, et comme cela avait été présenté aux organisations syndicales réunies le 2 août dernier, le gouvernement a retenu le principe d'une indemnité compensatrice, applicable uniquement à la fonction publique hospitalière à La Réunion. "

 

"La confiance est rompue"

Cette indemnité sera équivalente au montant moyen mensuel perçu au titre de cette indexation sur les douze derniers mois et sera désormais versée aux agents titulaires ou stagiaires nommés avant le 1er octobre 2018. Dégressive, cette indemnité diminue à chaque fois que l’agent grime un échelon, jusqu’à disparaître. "

Autrement dit, c’est une forme de crédit, s’insurge Isaline Tronc, de la FAFPHR. On nous offre une indemnisation qui nous fera perdre le bénéfice d'échelons. "

Sud Santé a réagi dès ce mardi 2 octobre : " Nous poursuivons la grève pour demander la modification du décret. L’ARS n’a pas tenu la promesse de nous recevoir à nouveau avant la publication du décret. La confiance est rompue ", affirme Bernard Ramalingon, secrétaire général de Sud Santé.

A la CFDT, même discours : " Nous attendons les fiches de paie de la fin du mois pour lancer une action juridique. Cela permettra aux agents de voir ce qu'ils ont réellement perdu. Par ailleurs, nous avons demandé que nous soit donnée la copie de la lettre d'injonction de l'ARS au directeur du CHU de mettre en pratique le décret dès le 1er octobre, nous n'avons pas obtenu ce courrier ce matin, juste la promesse qu'elle nous serait transmise", souligne Expédit Lockfat, secrétaire général.

A l'UNSA, pas de décision prise pour l'instant : "Je rencontre l'état-major cet après-midi pour décider de la suite à donner", précise Françoise Avaby, responsable départemental.

Les syndicats attendent aussi des réponses sur l’extension éventuelle de l’indemnisation aux contractuels. " Dans un souci d’équité, les directeurs des établissements publics de santé se sont engagés par ailleurs, à ouvrir des négociations avec les organisations syndicales sur les modalités appropriées de transposition aux agents contractuels ", précise Mme Ladoucette.

ml/www.ipreunion.com

   

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