L'ARS et Santé Publique collaborent avec Météo France :

L'été sera chaud et humide : la dengue va adorer


Publié / Actualisé
Alors que la dengue est toujours là, l'été arrive à petit pas... et il sera chaud et humide. Deux facteurs qui n'aideront absolument pas à enrayer le virus. Le risque d'une deuxième vague épidémique est bien présent pour la Santé Publique France et l'ARS Océan qui utilisent les prévisions et les observations de Météo France. Une collaboration essentielle pour anticiper les mesures à mettre en place.
Alors que la dengue est toujours là, l'été arrive à petit pas... et il sera chaud et humide. Deux facteurs qui n'aideront absolument pas à enrayer le virus. Le risque d'une deuxième vague épidémique est bien présent pour la Santé Publique France et l'ARS Océan qui utilisent les prévisions et les observations de Météo France. Une collaboration essentielle pour anticiper les mesures à mettre en place.

" Au niveau climatique, nous aurons des conditions favorables à la multiplication du vecteur moustique " explique Laurent Labbé ingénieur d’étude au Centre régional de Météo France. En effet, selon les prévisions saisonnières du service météorologique on peut s’attendre à une tendance plus pluvieuse notamment sur le Nord-Est de l’île entre les mois de novembre à janvier. Quant aux températures, elles seront susceptibles d’être supérieures à la normale de 0,7°C… Regardez :

Chaleur et humidité… la prolifération des moustiques tigres risque donc de s’intensifier. " Avec la circulation anormale pendant cet hiver du virus, nous ne sommes pas très optimistes pour la réponse qui pourrait se faire sentir dès le début de l’été australe en terme de nombre de cas, " confie Luce Menudier, épidémiologiste responsable de la Cire Océan Indien, la cellule Santé Publique. Regardez :

Pour agir au mieux contre l'épidémie, Luce Menudier insiste sur la prévention qui "passe d’abord par la connaissance des gestes. Il n’y a pas dix milles façon de se protéger." Utiliser notamment du répulsif. Il faut également supprimer l’ensemble des éventuels gîtes larvaires comme les encombrants, les ferrailles, les vides-pots, les carcasses de voitures..."pour ne pas donner le gîte et le couvert aux moustiques," poursuit l'épidémiologiste.

François Chieze de l'ARS Océan Indien rappelle l'importance de l’action de prévention : "Nous nous mettons d’accord avec la préfecture pour maintenir un niveau d’intervention identique même si les cas sont bien inférieurs a ce qui existait il y a quelques mois. C’est maintenant qu’il faut insister pour éliminer les gîtes larvaires." Regardez :

L’épidémie actuelle de dengue à La Réunion est l’épisode de circulation arbovirale le plus important depuis les épidémie de dengue 1977-1978 et de chikungunya de 2005-2006 qui ont touché toutes deux plus 30% de la population de l’île. La situation épidémiologique se stabilise actuellement en circulation interépidémique depuis le mois de septembre 2018. Près de 6.500 cas ont été diagnostiqués depuis le début de l'année, 140 ont fait l’objet d’une hospitalisation et 4 décès ont été constatés.

nt/www.ipreunion.com

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !