[VIDEO] Prisée par les Réunionnais et victime du tourisme de masse :

Thaïlande : dégradée, la baie du célèbre film "la plage" reste fermée


Publié / Actualisé
Elle n'a plus rien de paradisiaque... La baie "Maya Bay", rendue célèbre par l'idylle de Léonardo DiCaprio et Virginie Ledoyen dans le film "La plage" meurt à petit feu. Fermée depuis juin 2018, elle devait rouvrir ce mois-ci. Raté, les autorités thaïlandaises ont décidé de prolonger l'interdiction pour une durée indéterminée. En cause, le tourisme de masse qui a détruit une grande partie des récifs coralliens. Les Réunionnais friands de voyage en Asie du Sud-Est devront se contenter des plages de Koh Phi Phi, sur une île voisine.
Elle n'a plus rien de paradisiaque... La baie "Maya Bay", rendue célèbre par l'idylle de Léonardo DiCaprio et Virginie Ledoyen dans le film "La plage" meurt à petit feu. Fermée depuis juin 2018, elle devait rouvrir ce mois-ci. Raté, les autorités thaïlandaises ont décidé de prolonger l'interdiction pour une durée indéterminée. En cause, le tourisme de masse qui a détruit une grande partie des récifs coralliens. Les Réunionnais friands de voyage en Asie du Sud-Est devront se contenter des plages de Koh Phi Phi, sur une île voisine.

Située sur l'île de Koh Phi Phi Ley près de Phuket, Maya Bay, plage paradisiaque aux eaux jadis cristallines, accueillait quelque 5000 visiteurs par jours... La plupart ne restaient d'ailleurs que le temps d'un selfie, avant de rembarquer à bord de hors-bord affrétés par les multiples tour-opérateurs de la région. Résultat : la plage a subi une érosion sévère et une grande partie de ses récifs coralliens ont été endommagés en raison de la pollution des moteurs.

"La réhabilitation de Maya Bay devrait durer au moins quatre ans", a estimé Arnaud Simons, de l’ONG Ocean Quest Global. "Au cours des derniers mois, la saison de la mousson et la mer agitée ont entravé les efforts de réhabilitation des coraux, mais nous ne doutons pas que les objectifs seront atteints à long terme", a-t-il ajouté.

La Thaïlande, qui accueille chaque année plus de 35 millions de vacanciers, est confrontée à une dégradation avancée de ses fonds marins. Outre le réchauffement climatique, est pointé du doigt le comportement des touristes, qui n’hésitent pas à marcher sur les coraux, mais aussi la surabondance de tour-opérateurs et l’absence de régulation sur ces îles censées être protégées par leur statut de parcs nationaux. Les autorités ferment régulièrement l’accès à certaines îles.

nt/www.ipreunion.com

   

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