Des élèves ont participé à la campagne Silhouettes noires :

Le Port : la sécurité routière fait ses classes au Lycée Lepervanche


Publié / Actualisé
Les Rencontres de la sécurité, qui se sont déroulées du 10 au 13 octobre 2018, ont permis de mettre en lumière l'intérêt d'un travail pédagogique mené au Lycée professionnel Léon Lepervanche. Des élèves, qui ont participé à la réalisation et au montage des 47 silhouettes installées au bord des routes jusqu'au 12 novembre, ont pu expliquer leur approche de l'insécurité routière. De son côté, Véronique Beuve, sous-préfète de Saint-Benoit, s'est rendue sur le terrain pour expliquer l'action citoyenne menée autour des silhouettes noires qui évoquent les 47 morts sur les routes réunionnaises en 2017.
Les Rencontres de la sécurité, qui se sont déroulées du 10 au 13 octobre 2018, ont permis de mettre en lumière l'intérêt d'un travail pédagogique mené au Lycée professionnel Léon Lepervanche. Des élèves, qui ont participé à la réalisation et au montage des 47 silhouettes installées au bord des routes jusqu'au 12 novembre, ont pu expliquer leur approche de l'insécurité routière. De son côté, Véronique Beuve, sous-préfète de Saint-Benoit, s'est rendue sur le terrain pour expliquer l'action citoyenne menée autour des silhouettes noires qui évoquent les 47 morts sur les routes réunionnaises en 2017.

"Avec ces silhouettes noires, nous espérons interpeller les chauffards qui roulent trop vite, ne respectent pas le code de la route, roulent en état d'ivresse", explique Véronique Beuve, sous-préfète de Saint-Benoit, interviewée par notre confrère RTL Réunion lors d'une des animations de sensibilisation au risque de la vitesse, organisée à l'occasion de la Semaine de la Sécurité, à Saint-Denis. "C'est un acte républicain, citoyen, de comprendre que l'on est responsable de sa vie et de la vie des autres, qu'il y a dans la société des règles à respecter, notamment pour éviter de causer des accidents et de tuer des personnes".

Une approche pédagogique pluridisciplinaire

En première ligne de cette action de sensibilisation, les élèves du Lycée professionnel Léon Lepervanche, au Port, qui ont été missionnés notamment pour travailler autour des slogans qui accompagneront ces silhouettes. "C'est un projet pluridisciplinaire, souligne Tony Pipard, enseignant en Arts Appliqués. Les élèves ont reçu une formation théorique de trois heures sur les accidents de la route."

Les élèves ont dû ensuite faire ressortir les zones les plus accidentogènes de l’île en 2017 et le type de victimes (classes d’âge, sexe...). "Les relevés des accidents de 2018 ont aussi été abordés", souligne le dossier pédagogique, consultable en ligne sur le site du lycée.

Les jeunes gens ont travaillé ensuite sur les panneaux à messages variables qui accompagnent les silhouettes afin de créer les slogans destinés à frapper les esprits. Un travail de langue, sur les synonymes, les rimes, le sens et le double sens.

Insertion dans l'entreprise

"Nos élèves ont été associés à la fabrication, précise l'enseignant. lls ont pu visiter l’usine chargée de fabriquer ces silhouettes, cela leur a permis aussi de visionner l'intégration en milieu professionnel, voir comme fonctionne une entreprise et comprendre les différents métiers et rôles des techniciens à chacun des postes." Le responsable de l’entreprise est quant à lui intervenu au lycée auprès des élèves et des professeurs pour les sensibiliser aux risques lorsque l’on installe ces silhouettes en bordure de route.

Visite au Centre réunionnais de Gestion du Trafic

"Nos élèves ont également pu visiter le Centre Réunionnais de Gestion du Trafic de Saint-Denis, a précisé l'enseignant à notre confrères de RTL Réunion, ce qui a permis aux élèves de s’informer sur la gestion de la circulation sur les routes nationales et de voir comment sont surveillés les réseaux routiers, dans la salle de contrôle du CRGT."

Ces silhouettes, montées par les élèves et illustrées par leurs slogans, resteront en place jusqu'au 12 novembre. Une incitation à lever le pied... et à baisser le coude !

Pour Véronique Beuve, sous-préfète, la mise en place de ces silhouettes "est certes une action symbolique pour provoquer une crise de conscience, chacun peut être interpellé par le prénom d'une connaissance, d'un ami, d'un membre de sa famille qui a été victime de l'accident évoqué".

Des objectifs non atteints

Quant à la réussite des objectifs... "Nous n'y sommes clairement pas, sinon nous ne serions pas là, à mobiliser chacun autour de la Semaine de la sécurité", répond Véronique Beuve. Pour la sous-préfète de Saint-Benoit, le seul moyen de faire baisser l'insécurité routière, "c'est la répétition des messages d'alerte et de prudence, le renforcement des contrôles et aussi la répression, seul moyen de parvenir à faire baisser le nombre de morts sur les routes de la Réunion."

ml/www.ipreunion.com

   

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