Hermitage - des arbres vont être abattus :

Lutte contre les inondations : les banians victimes de leurs racines


Publié / Actualisé
Depuis le 17 septembre, le TCO a initié la première phase du PAPI, le Programme d'Actions de Prévention des Inondations. Des travaux préparatoires qui dureront jusqu'en 2021 et s'étendront de l'Hermitage à La Saline les Bains. Construction de digues et dérivation de certaines ravines, à terme, l'enjeu est de lutter contre les effets du réchauffement climatique notamment en période de saison cyclonique, où les inondations et les glissements de terrain se font de plus en plus fréquents dans la zone. La collectivité joue la carte de la protection de l'environnement tout en " sacrifiant " les deux banians de l'Hermitage. Côté riverains, la réaction ne s'est pas faite attendre.
Depuis le 17 septembre, le TCO a initié la première phase du PAPI, le Programme d'Actions de Prévention des Inondations. Des travaux préparatoires qui dureront jusqu'en 2021 et s'étendront de l'Hermitage à La Saline les Bains. Construction de digues et dérivation de certaines ravines, à terme, l'enjeu est de lutter contre les effets du réchauffement climatique notamment en période de saison cyclonique, où les inondations et les glissements de terrain se font de plus en plus fréquents dans la zone. La collectivité joue la carte de la protection de l'environnement tout en " sacrifiant " les deux banians de l'Hermitage. Côté riverains, la réaction ne s'est pas faite attendre.

Une pétition pour trouver une alternative


Depuis le lundi 15 octobre, une pétition citoyenne mise en ligne par une certaine " Pélagie V."  pour dénoncer la situation rassemble plus d’une centaine de signatures. La finalité de la démarche est claire : " Habitants de St Gilles : Non à l abattage ! Oui au respect de la nature ! Le TCO a imaginé le projet GEMAPI, dans ce cadre des centaines d’arbres seront abattus entre La Saline et Saint-Gilles les Bains. Notamment les banians de l'Hermitage et une partie de la forêt autour. Aidez-nous à aménager en préservant ! " . L’objectif de départ de 100 signatures a été très vite dépassé.


Ces racines qui dérangent

Du côté du TCO, les ambitions étaient affichées dès le départ "priorité à la protection des biens et des personnes". Et il semblerait que pétition ou pas, une marche arrière sur la coupe des banians ne soit pas à l’ordre du jour : " la construction des digues nécessite également du défrichement et l’enlèvement de certains arbres à proximité de l’ouvrage hydraulique. Il n’est pas possible de conserver les arbres au développement racinaire trop important. Les racines pourraient déchausser les fondations de la digue et rendre l’ouvrage défaillant. Dans le projet la plantation d’espèces endémiques et exotiques a été privilégiée pour des questions de coût et de sécurité à proximité des ouvrages. "

Mesures compensatoires

Le TCO a donc choisi de mettre en place des mesures compensatoires pour pallier le " sacrifice " des banians : " les lataniers et autres palmiers seront transplantés en pépinière puis replantés après travaux. Les arbres situés en dehors des emprises travaux ont été repérés et seront protégés autant que possible pour limiter l’impact paysager. En tout, 620 arbres et palmiers seront replantés ".

Au final ?

Mais finalement, des questions se posent, est-ce que 620 arbres et palmiers pourront " remplacer " ces deux banians ? Est-ce que ça vaut ? Deux arbres emblématiques peuvent-ils disparaître parce que leurs racines gênent tant que d’autres arbres sont replantés ? De mémoire d’anciens, les banians du rond point du jardin d’Eden ont toujours été là. Ils font partie intégrante du décor.  C’est là toute la question. L'histoire et l'environnement versus la prévention. 

Un projet qui fait des vagues

De manière plus générale, le PAPI ne fait pas l'unanimité. Un autre volet du projet fait débat : l'instauration de la taxe GEMAPI (Gestion des Milieux Aquatiques et de Prévention des Inondations).  Effective au 1er janvier dernier, les administrés de l'Ouest ont vu cette nouvelle taxe arriver et n'ont pas forcément apprécié. Mais il faut bien financer le projet. Selon le TCO, la taxe GEMAPI s'élève, en moyenne, à 14,89 euros par habitant, sans excéder 40 euros et sera prélevée en fin d'année.  D'ici 2030, ce sont 123 millions d'euros au total qui devraient être investis dans le PAPI.

Lire aussi : "Gemapi", une taxe contre les inondations

fh/www.ipreunion.com

   

4 Commentaire(s)

Soso, Posté
la terre , les racines d'arbres, les plantes absorbent l'eau! je n'ai jamais vu ça! massacrer la nature! quand cela va til s'arrêter? ....Arretons de bétonner l'île...
Paulo, Posté
Bonjour, n'y a t il pas d autres choses sur le dpm a abattre avant ces banians ?
Alf, Posté
Ce projet se fait sans aucune concertation avec les citoyens locaux ,il s'agit ici d'entériner des projets coûteux et irrespectueux de l'environnement au mépris de la nature et du bien-être de la population.
Pmillery, depuis son mobile, Posté
Donc si j'ai bien compris, pour lutter contre les inondations, on rase les arbres et on enlève les andains...