Médecins du Monde :

Fermeture forcée du dispensaire de Jacaranda à Mayotte


Publié / Actualisé
Le premier centre de dispensation de soins primaires sur Mayotte, le dispensaire de Jacaranda a été forcé de fermer ses portes. Des dizaines de personnes se sont introduites et ont menacés les patients et personnels présents. 80 personnes ont été évacuées le mardi 16 octobre dernier, depuis le centre est fermé et l'incertitude règne quand à sa prochaine ouverture. La Délégation de l'Océan Indien de Médecins du Monde et la Cimade de Mayotte dénonce fermement ses agissements dans le communiqué ci-dessous
Le premier centre de dispensation de soins primaires sur Mayotte, le dispensaire de Jacaranda a été forcé de fermer ses portes. Des dizaines de personnes se sont introduites et ont menacés les patients et personnels présents. 80 personnes ont été évacuées le mardi 16 octobre dernier, depuis le centre est fermé et l'incertitude règne quand à sa prochaine ouverture. La Délégation de l'Océan Indien de Médecins du Monde et la Cimade de Mayotte dénonce fermement ses agissements dans le communiqué ci-dessous

"Une dizaine de personnes se sont introduites dans le dispensaire de Jacaranda, premier centre de dispensation de soins primaires sur Mayotte. Ce groupe a menacé les personnes présentes : femmes, enfants, personnes âgées et personnel hospitalier, en les invectivant et leur ordonnant de sortir des salles de soins et d'attente. Parmi elles, certaines ont également déclaré avoir été insultées et bousculées.

C'est ainsi, sous la pression de ces quelques individus, que plus de 80 personnes ont dû être évacuées alors même qu'elles étaient présentes depuis l'aube afin de pouvoir bénéficier des soins auxquels elles ont droit. Il est intolérable qu’une poignée de personnes puisse empêcher le fonctionnement des services de l’état, particulièrement ceux participant à l’accès aux soins.

A l'heure où nous écrivons ces lignes, le dispensaire de Jacaranda reste fermé et l'incertitude persiste quant à sa prochaine réouverture.

Manifestement, le droit à la santé est remis en question à Mayotte. En tant qu'associations médicale et de défense des droits, nous condamnons fermement ces agissements qui ne sont pas dignes des valeurs de la République. Nous exigeons une réponse de la part de l'Etat pour assurer la sécurité des personnes et maintenir le fonctionnement des structures publiques".

   

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