Acupuncture, hypnose, graines... :

Mois sans tabac : les bons trucs pour ne plus mégoter sur sa santé


Publié / Actualisé
Tout le mois de novembre, stop à la cigarette pour répondre à l'invitation de l'ARS OI et de la CGSS. Compliqué, non, d'arrêter la p'tite bouffée ? Pourtant, depuis trois ans qu'existe cette mobilisation, certains Réunionnais ont réussi à écraser leur (presque) dernière cigarette. Leurs "trucs" sont variés, mais en piochant dedans, certains trouveront peut-être de quoi tenir ce prochain mois de novembre sans en griller une...
Tout le mois de novembre, stop à la cigarette pour répondre à l'invitation de l'ARS OI et de la CGSS. Compliqué, non, d'arrêter la p'tite bouffée ? Pourtant, depuis trois ans qu'existe cette mobilisation, certains Réunionnais ont réussi à écraser leur (presque) dernière cigarette. Leurs "trucs" sont variés, mais en piochant dedans, certains trouveront peut-être de quoi tenir ce prochain mois de novembre sans en griller une...

De l'hypnose et des graines à grignoter

Pour Isabelle, 50 ans, l’arrêt du tabac s’imposait après un divorce. Son ex fumait beaucoup. " Arrêter, alors que lui n’avait jamais réussi et que sa nouvelle copine fume beaucoup, c’était marquer que j’étais plus forte ".

N’empêche que vouloir, c’est bien, mais pouvoir c’est autre chose. Alors comment ? " Je me suis fait suivre par mon médecin traitant, avec des patchs, mais c’est assez cher et pas forcément très efficace, 7 à 8% seulement de chances de réussite en plus. J’ai vu aussi un psy tous les quinze jours pour gérer le divorce, ça m'a aidée pour le tabac. "
Plus jamais envie d’en griller une ? " Bien sûr, ça arrive. J’ai toujours avec moi des graines de courge et de tournesol, des rondelles de radis, des bouts de carotte pour ne pas craquer. " Isabelle a aussi pensé à l'hypnose pour en finir avec sa dépendance à la nicotine : "Ca a marché pour une de mes amies", dit-elle, avouant manquer encore de recul pour elle-même, n'en étant qu'à sa deuxième séance.

L’acupuncture et un bébé

Pour Aurélie et Jeremy, le déclic a été l’arrivée du bébé et l’achat de leur maison. " Notre ancien appartement était terni par la fumée des cigarettes et ça puait le tabac froid. "

Quand le bébé s’annonce, Aurélie décide de réduire la cigarette : " Pas plus de trois par jour ". Jeremy se force à se limiter aussi à la maison. " Le week-end c’était dur ! Mais on a réalisé qu’on prenait souvent une cigarette machinalement.  On s’est observés. Par exemple, en descendant de voiture avant de visiter une maison, on a réalisé qu’on allumait systématiquement une cigarette, et que c’était plus une posture qu’un besoin".

Si Jérémy a juste diminué sa consommation et ne fume plus dans la maison, Aurélie a totalement arrêté la cigarette : " Pour mon bébé ". Et son truc pour y arriver ? " L’acupuncture. J’en ai fait pendant ma grossesse et j’ai continué pour arrêter de fumer totalement. En 20 séances, c'était réglé, mais il faut toujours se surveiller dans les moments de stress. S'il le faut, je referai des séances. "

Des rêves à financer et du parfum

Ben oui, c’est un peu vénal, les sous, mais ça marche.  " Avec mes petits moyens, j’étais frustrée de ne pas pouvoir m’offrir le smartphone de mes rêves en renouvellement d’abonnement. Une copine m’a dit : Arrête tes clopes, ce truc, tu te le payes en trois mois ", explique Maëva, 22 ans, étudiante. Elle a failli craquer à trois semaines, mais ses parents sont venus en soutien, lui proposant de mettre au bout pour le modèle supérieur si elle tenait. Quatre mois après, le joujou est acheté. Et la cigarette en très net repli : "J'ai dû craquer une ou deux fois, en soirée avec les copains'.

Donc tentée de reprendre la cigarette ? " Oui, tu l’es tout le temps. Pour tenir, je me fixe encore des plaisirs à financer sur trois ou quatre mois. " Mais même sans, Maëva estime qu’elle est tirée d'affaire : " Je vis mieux, mes dents sont plus blanches, plus d'haleine chargée, même ma peau est plus belle ".

Et en cas de stress occasionnel ? " Ah c’est sûr, là, ça manque ! " Sa clé secrète : un foulard parfumé avec un parfum ambré trop cher pour sa bourse : " Dans le magasin, je parfume discrètement mon foulard avec le testeur. Quand j’ai envie d’une clope, je dégaine mon foulard pour le sentir, c'est magique !". Maëva voudrait se renseigner sur les Fleurs de bach : "Une copine a arrêté avec et a zéro tentation".

Des tisanes, du sport et des activités manuelles

Pour stopper le tabac, Romain, 38 ans, s’est remis au sport. " Ca change le cercle social, les sportifs ne fument pas, on est moins tenté. " Et il a revu son alimentation : " J'ai remplacé le café qui appelle la cigarette par des tisanes. Pas simple pour un mec, la tisane ça fait gonzesse, mais je prends un mug-thermos, personne ne voit rien ! Je grignote aussi des graines riches en magnésium et j’ai supprimé les sucres rapides, je pense que la nourriture joue sur la nervosité et le besoin de tabac".

Une sensation de manque ? " Bien sûr mais j’occupe mes mains au maximum, du bricolage sur la moto, du jardinage, des joints à refaire dans la cuisine.  Occuper ses mains, ça évite de prendre une clope. " Les trois premiers mois ont connu des craquages, mais depuis deux mois pleins, Romain tient bon. Zéro cigarette.

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ml/www.ipreunion.com

   

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