Après l'opération escargot de la Route du Littoral :

Haka contre la vie chère devant la préfecture


Publié / Actualisé
Rassemblant une dizaine de voiture, une opération escargot a commencé sur la route du littoral vers 6 heures 45 ce lundi matin 5 novembre 2018 entre la Possession et Saint-Denis. Les participants disent protester contre la vie chère et la hausse du prix des carburants. Ils roulent à faible allure sur la voie de droite. Il est possible de dépasser ce convoi, mais les ralentissements ont fini par provoquer des bouchons. A 7 heures, les embouteillages commençaient à l'entrée de la route du Littoral à la Possession et le convoi arrivait à Saint-Denis, la CRGT comptabilisait 13 km de bouchons. Une heure plus tard, ils ont commencé à se résorber et la CRGT enregistre encore 8 km de bouchons avec peu de zones roulantes de la Grande Chaloupe jusqu'au Barachois. Suivez notre live
Rassemblant une dizaine de voiture, une opération escargot a commencé sur la route du littoral vers 6 heures 45 ce lundi matin 5 novembre 2018 entre la Possession et Saint-Denis. Les participants disent protester contre la vie chère et la hausse du prix des carburants. Ils roulent à faible allure sur la voie de droite. Il est possible de dépasser ce convoi, mais les ralentissements ont fini par provoquer des bouchons. A 7 heures, les embouteillages commençaient à l'entrée de la route du Littoral à la Possession et le convoi arrivait à Saint-Denis, la CRGT comptabilisait 13 km de bouchons. Une heure plus tard, ils ont commencé à se résorber et la CRGT enregistre encore 8 km de bouchons avec peu de zones roulantes de la Grande Chaloupe jusqu'au Barachois. Suivez notre live
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    [DEVANT LA RÉGION]

    Après la pause déjeuner, les citoyens en action contre la vie chère se maintenant rassemblés devant le siège de la Région, où se tient une assemblée plénière ayant les orientations budgétaires pour 2019

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    [ILS VONT ETRE RECUS EN PREFECTURE]

    Une délégation va être reçue en Préfecture. C’est le Commissaire à la Vie des Entreprises et au Développement Productif Vincent Launay qui va la recevoir.

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    [VISAGES PEINTS ET HABITS NOIRS]

    Les personnes présentes sur place appellent « au plus large soutien des réunionnais toutes catégories sociales confondues » au mouvement. Pour le moment c’est calme il y’a environ une cinquantaine de personnes ils attendent être reçues en préfecture.

    « Nous nous sommes peints le visage parce que nous sommes en guerre et nous nous sommes habillés en noir parce sur nous sommes en deuil » dit un manifestant.

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    [HAKA CONTRE LA VIE CHERE]

    Les manifestants lancent un haka "contre la vie chère" au Barachois devant la Préfecture, Regardez :

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    [REVENDICATIONS]

    Jean François Maillot qui a participé au mouvement liste ses revendications devant la Préfecture : « On dit stop ! On dit stop aux augmentations des impôts, des carburants, de l’eau, électricité, les charges sociales et fiscales, les mutuelles, la consommation… »

    « Même les produits fabriqués ici à La Réunion sont plus chers que ceux fabriqués à la Métropole ! L’octroie de mer s’est généralisé ! »

    Pour ce citoyen, « ce n’est pas l’opération escargot qui a fait l’embouteillage. Nous avons pris moins de 45 minutes pour quitter la route des Tamarins pour arriver à Saint-Denis. Le bouchon était bien après. »

    "On attend une rencontre avec un responsable de la Préfecture, quelqu'un capable de prendre des décisions"

    REGARDEZ :

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    [LES BOUCHONS SE RESORBENT]

    Patience... Selon la CRGT les embouteillages commencent déjà à se résorber : il reste encore 8 km de bouchon avec peu de zones roulantes de la Grande Chaloupe jusqu'au Barachois.

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    [COLERE ET COMPREHENSION]

    Sur Facebook, les automobilistes s'expriment pour ou contre cette opération :

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    [ILS SONT À SAINT-DENIS]

    Le convoi est arrivé à Saint-Denis. Les forces de l'ordre sont mobilisées sur le Barachois. Les embouteillages continuent de s'aggraver

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    [13 KM DE BOUCHONS]

    A 7 heures, les embouteillages commençaient à l'entrée de la route du Littoral à la Possession et le convoi arrivait à Saint-Denis. Les manifestants semblent donc avoir devancer l'appel là la mobilisation lancé pour le 17 novembre 2018.

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    [SUR UNE VOIE]

    Rassemblant une dizaine de voiture, une opération escargot a commencé sur la route du littoral vers 6 heures 45 ce lundi matin 5 novembre 2018 entre la Possession et Saint-Denis. Les participants disent protester contre la vie chère et la hausse du prix des carburants. Ils roulent à faible allure sur la voie de droite. Il est possible de dépasser ce convoi, mais les ralentissements ont fini par provoquer des bouchons.

À propos

Ces "citoyens en colère"  semblent donc avoir devancer l'appel là la mobilisation lancé pour le 17 novembre 2018. En effet, la grogne monte partout en métropole contre la hausse des prix à la pompe. Sur la toile, la contestation s'organise pour le le 17 novembre . Manifestations, blocages de routes et de stations services, certains placeront un gilet jaune sur leur tableau de bord pour montrer leur mécontentement. A La Réunion, le mouvement de révolte s'exprime aussi contre la vie chère et la politique sociale du gouvernement. Des groupes Facebook se montent et préparent des actions... Dans les rues pourtant, les gens ne se sentent pas tous concernés et comprennent mal la méthode utilisée (Photo d'illustration)

A La Réunion, tout ou presque est plus cher qu’en Hexagone. En 2016 lors de sa dernière étude sur les écarts des prix entre l’île et la métropole, l’Insee avait fait un constat alarmant : l’alimentation, la santé la communication, les vêtements, les produits d’hygiène, les produits technologique… Tout est plus cher. Etonnant lorsque l’on sait que 40% des Réunionnais vivent sous le seuil de pauvreté métropolitain. A cette cherté de la vie, s'ajoute les prix des carburants, qui ne cessent d'augmenter. Il y a quelques jours les hausses de novembre sont tombées, +2,15 % pour le supercarburant, +5,92 % pour le gazole. Même si la facture pour l'automobiliste réunionnais reste cette fois-ci un peu moins douloureuse que pour celui de métropole la pilule est dure à avaler.

Lire aussi => La Réunion : tout (ou presque) est plus cher qu'en métropole

Lire aussi => Les prix du sans plomb, du gazole et du gaz en hausse

Sur les réseaux sociaux les appels se multiplient. Plusieurs groupes se sont créés sur Facebook comme "mouvement le 17 novembre", "automobiliste en marche 974" ou encore le "collectif de défense des motards". Tous appellent au blocages des grands axes de circulation, des ronds-points, des stations services ou à des opérations escargots. Comme en métropole, les internautes réunionais s’organisent. Certains lançant même des sondages.

Cette révolte s'éloigne d'ailleurs du sujet de l'augmentation des prix des carburants pour se tourner vers un ras-le-bol général de la vie chère et de la politique d’Emmanuel Macron.

Certains appellent à bloquer les centres commerciaux, "c'est la consommation que nous voulons bloquer", raconte cet internaute qui parie sur des "actions festives, bienveillantes et symboliques."

"Il faut voir plus loin"

Selon du sondage Odoxa-Dentsu Consulting réalisé pour France Info et le Figaro, plus de trois quarts des Français (78%) estiment "justifié" l’appel à bloquer les routes. En métropole, pour montrer leur solidarité au mouvement, des automobilistes plaçaient d'ores et déjà un gilet jaune sur leurs tableaux de bord. A Saint-Denis, soit le message n'est pas passé, soit il n'est pas suivi comme le remarque cet internaute :

Dans les rues dionysiennes, les Réunionnais sont en effet plus réservés... Presque tous et toutes se plaignent de la cherté de la vie et de l'augmentation des prix à la pompe. Mais beaucoup ne sont pas convaincus par cette journée de blocus du 17 novembre. La méthode et son organisation ne les convainquent pas. En dix ans, Gérard a vu les prix grimper "la vie ici est très chère ici, avant je payais le carburant 1,35 euro le litre, maintenant 1,85 euro." Mais manifester n'est "pas son truc"... "je n'aurais pas le temps, je travaille beaucoup, explique-t-il. Mais à mon avis, pour se faire entendre il faut bloquer la Route du Littoral ou le boulevard Gabriel Macé." Pour Céline, la vie est difficile ici : "quand on a passé du temps en métropole et qu'on revient à La Réunion, c'est sûr qu'on voit la différence. Les carburants... c'est chaud : avant je prenais du gazole, un plein à 35 euros, maintenant c'est 48 euros !" rit-elle ironiquement. Céline n'a pas entendu parlé des blocages du 17 novembre et elle ne comprend pas cette action : "ils ne sont pas contents, certes, mais cela ne nous arrange pas, nous qui travaillons et circulons. Nous faisons avec".

La jeune femme appréhende déjà cette journée où elle va se retrouver dans les embouteillages, le stress et la chaleur... "Si je ne travaille pas, je vais préfèrer rester chez moi." Nathalie de son côté ne "trouve pas la vie si chère. En métropole le pouvoir d'achat n'est pas plus élevé qu'ici. Ici, par rapport à il y a trente-quarante ans, la vie n'est pas plus chère". Au contraire estime-t-elle, "je trouve plus de choses à des prix plus bas, il y a une plus grande offre". Et d'ajourter : "Ce n'est pas comme avant, il y a eu des évolutions. La vie chère est une fausse idée je crois". Comme Céline, Nathalie n'a pas entendu parler de la journée du 17 novembre  : "Je ne pense pas que l'action marchera, vu le gouvernement actuel, je ne crois pas."

Un peu plus loin, Sidik n'est pas très motivé par ce blocus..."Le blocage des routes, ce n'est pas bon," pense-t-il. Même s'il voit les prix augmenter "de jour en jour", l'homme estime que ce n'est pas la bonne solution : "vous bloquer les route pour un jour, les commerces aussi en pâtissent, l'argent ne rentre pas, l'économie perd. On peut bloquer la Préfecture par exemple, mais pas les routes." Monique est également de cet avis. "c'est une petite action... Il faut être plus solidaires et engagés : se mobiliser sur le long terme!" dit-elle. "Nous pouvons signer des lettres, des pétitions, les faire remonter au gouvernement, à l'Assemblée, poursuit-elle. Pourquoi ne pas réunir nos sept députés pour ouvrir un débat? Un blocage de route ne sert à rien car il ne dure qu'une journée. Pour être efficace, il faut voir plus loin."

nt/www.ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Thomas, Posté
inutile et contre productif ce genre de manifestations qui ne font que s'opposer les gens entre eux.
NOUS payons tous les taxes.
Bruno Bourgeon, Posté
Réponse dans une tribune que j'espère vous publierez, et qui s'appelle : "Le problème n'est pas le prix du carburant ; le problème, c'est le carburant".