Les salariés protestent contre des mauvaises conditions de travail :

Grève du Groupement pour l'insertion des personnes handicapées : tensions entre grévistes et non grévistes


Publié / Actualisé
Les salariés du GIHP (Groupement pour l'insertion des personnes handicapées) de Saint-Denis sont en grève depuis ce matin, mercredi 7 novembre 2018 pour protester contre leurs salaires trop bas, leurs conditions de travail, et des "licenciements abusifs". Ils demandent notamment le départ du directeur du GIHP, Fabrice Souprayenmestry et la réintégration de trois salariés licenciés récemment. Des tensions sont en cours à entre grévistes et non grévistes. Des feux de pneus ont été allumés, les pompiers sont intervenus pour les éteindre.
Les salariés du GIHP (Groupement pour l'insertion des personnes handicapées) de Saint-Denis sont en grève depuis ce matin, mercredi 7 novembre 2018 pour protester contre leurs salaires trop bas, leurs conditions de travail, et des "licenciements abusifs". Ils demandent notamment le départ du directeur du GIHP, Fabrice Souprayenmestry et la réintégration de trois salariés licenciés récemment. Des tensions sont en cours à entre grévistes et non grévistes. Des feux de pneus ont été allumés, les pompiers sont intervenus pour les éteindre.

"Ils ne payent pas nos heures supplémentaires, depuis février il y a au moins une vingtaine de licenciements abusifs. On veut mettre des élections professionnelles en place mais il y a des pressions sur les salariés : un moment donné il faut arrêter !" s’énerve Clara Derfla secrétaire générale de l’UR974. "Les salariés en ont marre", ajoute-elle.

Devant la société, au slogan de "Nou tyen bo, nou larg pas", des feux de pneus ont été allumés. Les pompiers sont intervenus pour les éteindre, regardez :

Les forces de l'ordre sont également sur place pour tenter de calmer les tensions. Grévistes et non-grévistes s'affrontent. Regardez :

Parmi  les grévistes, Alain Vienne,  un ancien salarié de la société déclare : "j’ai été licencié il y a quinze jours parce que j’accompagnais deux collègues pour une convocation éventuelle à des sanctions et des renvois. J’ai appris en arrivant que je ne pouvais pas les représenter parce que j’étais moi-même licencié…Cette grève aujourd’hui c’est pour faire cesser cette mascarade ! Nous ne sommes pas respectés, nous  avons de très mauvaises conditions de travail, nous sommes mal traités, sous-payés." An colère, Alain Vienne poursuit : "nous subissons un harcèlement moral, nous ne pouvons rien faire, rien dire. Nos bus sont vétustes, magouillés ! Si nous parlons nous sommes licencié pour des motifs bidons ! Nos contrats sont des CDI à temps partiel modulé à 67 heures… 600 euros par mois. Les heures supplémentaires ne sont pas payer ! On travaille toute l’année, sans congé ." Selon lui, une trentaine de personnes auraient été licenciés sur des motifs plus que douteux. "Moi je faisais partie d’un lot de trois."

Une situation très compliquée "c’est sûr que les handicapés ont besoin de la société pour leurs transports. Mais ce n’est plus possible de travailler dans de telles conditions," insiste Clara Derfla.

Pour le moment "nous n’avons pas de contact avec la direction nous sommes en grève depuis ce matin. Nous attendons leur appel," ajoute la syndicaliste.

www.ipreunion.com

   

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    1 Commentaire(s)

    La revanche, Posté
    Faut faire partir ce dictateur qui abuse depuis trop longtemps sur les salariés du gihp