Le Tampon :

Homia Construction : une grève pour réclamer le versement des salaires


Publié / Actualisé
Une vingtaine de salariés de Homia Construction au Tampon campent devant leur entreprise depuis le mercredi 7 novembre dans la matinée. Ils affirment ne pas avoir perçu de salaire depuis le mois d'août, pour certains, le mois de mai dernier pour d'autres. " Le patron nous balade, à chaque fois, il nous dit qu'il va nous payer la semaine d'après mais rien n'arrive " explique l'un des employés grévistes. Ils ont donc décidé de frapper fort. L'entreprise spécialisée dans la construction est à l'arrêt, la majorité des salariés est en grève, seul le personnel administratif continue de travailler. Derrière cette crise sociale, le parcours chaotique d'une entreprise gérée par deux entrepreneurs
Une vingtaine de salariés de Homia Construction au Tampon campent devant leur entreprise depuis le mercredi 7 novembre dans la matinée. Ils affirment ne pas avoir perçu de salaire depuis le mois d'août, pour certains, le mois de mai dernier pour d'autres. " Le patron nous balade, à chaque fois, il nous dit qu'il va nous payer la semaine d'après mais rien n'arrive " explique l'un des employés grévistes. Ils ont donc décidé de frapper fort. L'entreprise spécialisée dans la construction est à l'arrêt, la majorité des salariés est en grève, seul le personnel administratif continue de travailler. Derrière cette crise sociale, le parcours chaotique d'une entreprise gérée par deux entrepreneurs

Chronique d’une chute annoncée

Selon une source proche de Homia construction, en rachetant le capital de l’entreprise en juillet 2017, les deux chefs d'entreprise ont vu trop grand. Ils auraient voulu aller trop haut et trop vite "ils ont commencé à investir dans du matériel industriel très onéreux sans avoir de business plan derrière. Un vrai gouffre financier, c’était voué à l’échec car logiquement, on a un plan, une clientèle et là, on investit dans du matériel, pas le contraire." Les deux compères ne s’arrêtent pas là, ils créent  Homia industrie. Cette filiale de Homia construction engloutit la trésorerie restante. 


Les salariés, un dommage collatéral ? 

Aujourd’hui l’entreprise est dans le rouge. Les salariés payent les mauvais choix de leurs patrons. Yann est arrivé dans l’entreprise en février 2018. Le premier mois, son salaire lui a été versé en temps et en heure, le mois suivant, il y a du retard et depuis le mois d’août, son salaire n’arrive plus. Pourtant, les salariés continuent de travailler "il y a une soixantaine de chantiers en cours " selon Yann " les sous-traitants en ont récupéré une trentaine mais pour le reste, les clients ont arrêté les contrats et demandent le remboursement car à la signature du contrat, les clients payent 52% de la facture totale d’acompte."  Depuis mercredi 7 novembre, ils ont décidé de tout arrêter, pour eux, mais aussi pour ces clients qui subissent la mauvaise gestion des deux patrons. Yann affirme que plusieurs clients mécontents souhaitent se joindre aux salariés grévistes.

Et la suite de la grève ?

Au début du mouvement de grève de ses employés, Ludgee Éthèves se serait rendu sur place pour apaiser les esprits. Une fois de plus, il aurait promis de verser les salaires la semaine prochaine. Mais les employés n’ont pas cédé. En plus de bloquer l’accès à l’entreprise, ils bloquent le chemin. Après une première nuit passée sur place, ils ne veulent rien lâcher et comptent poursuivre le mouvement jusqu'à ce qu'ils obtiennent gain de cause.

Imaz Press a contacté la direction d'Homia construction à plusieurs reprises, nos demandes d'interview sont restées sans suite. 

fh/www.ipreunion.com

   

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