Lauréate du Prix du Salon IAE des Etudiants entrepreneurs :

Saint Denis : Fabiola Grondin va lancer une plateforme d'aide à l'obtention de logement social


Publié / Actualisé
Conseillère en Education Sanitaire et Familiale depuis près de 30 ans, Fabiola Grondin va lancer début 2019 une plateforme pour aider les demandeurs de logement social à monter leur dossier avec toutes les garanties demandées. Le but étant de permettre la mise en relation réussie entre les 22 000 demandeurs de logement et les bailleurs sociaux qui disposent de nombreux logements vacants faute de dossiers recevables. Son projet, très social, a retenu l'attention des membres du jury du premier Salon des Jeunes Entrepreneurs organisé par l'IAE le 10 novembre 2018.
Conseillère en Education Sanitaire et Familiale depuis près de 30 ans, Fabiola Grondin va lancer début 2019 une plateforme pour aider les demandeurs de logement social à monter leur dossier avec toutes les garanties demandées. Le but étant de permettre la mise en relation réussie entre les 22 000 demandeurs de logement et les bailleurs sociaux qui disposent de nombreux logements vacants faute de dossiers recevables. Son projet, très social, a retenu l'attention des membres du jury du premier Salon des Jeunes Entrepreneurs organisé par l'IAE le 10 novembre 2018.

Fabiola Grondin travaille depuis des années pour un bailleur social. C'est dire qu'elle connaît très bien le milieu dans lequel elle veut monter sa propre entreprise. "Les bailleurs sociaux n'ont pas le temps d'accompagner suffisamment les demandeurs de logement social", explique-t-elle. Inscrite au Master Création et Développement d’Entreprises
Innovantes mis en place par l'IAE à Saint Denis, Fabiola Grondin a remporté le premier prix du Salon des Jeunes Entrepreneurs organisé pour la première fois à la mi-novembre 2018 avec son projet baptisé Toi.

Toi, pour avoir un toit pour toi

"Pour obtenir un toit, "toi" doit remplir un dossier, trouver des financements pour apporter le premier mois de loyer et la caution. C'est souvent très compliqué pour un public en situation de précarité ou peu argenté. Mon métier de CESF, c'est justement de trouver des solutions et d'aider les familles à gérer leur budget. Dans les missions de "Toi" figure aussi l'aide à la résolution des impayés pour des demandeurs de logement présentant un passif", précise Fabiola Grondin qui aura dans ses clients son actuel employeur et d'autres bailleurs sociaux.

Pour Claude Annanou, expert en entrepreneuriat à HEC Montréal et l'un des encadrants du Master auquel était inscrite Fabiola Grondin, son projet présente l'intérêt de répondre à un besoin social avec l'expertise d'une professionnelle du secteur, très expérimentée.

Entreprendre, c'est faire un pas après l'autre

Présent à La Réunion pendant trois semaines chaque année depuis trois ans, Claude Annanou encadre le module "Entreprendre autrement". Pour lui, entreprendre ne demande pas forcément de grands moyens. "Il faut avoir l'ADN de son projet. Quand un foetus se forme, son ADN définit en grande partie ce qu'il sera et deviendra. L'entrepreunariat, c'est la même chose. Il faut que le projet ait un ADN viable, c'est le plus important. Ensuite, plutôt que de monter des plans d'affaires très élaborés, des business plans comme on dit, il faut se lancer et définir l'action suivante par l'analyse empirique".

Autrement dit, de l'action naît la réaction qui produit l'action suivante dont la résonnance donnera la suite du "plan d'affaires". "Aujourd'hui, les choses sont beaucoup plus faciles : pour contacter un public, il suffit d'un partage sur Facebook. plus besoin d'un plan de communication très coûteux. On peut aussi louer facilement des services, secrétariat, camion de livraison, comptabilité...; au moment où on en a besoin sans intégrer ce besoin de manière pérenne à son entreprise. C'est ça, entreprendre autrement. C'est se lancer et faire avec les besoins et les moyens du moment en respectant l'ADN du projet."

Miser sur les pays en voie de développement

Si le projet de Fabiola Grondin reste très local, d'autres entrepreneurs présents au Salon envisagent de travailler sur un espace plus élargi. "Je leur conseille de ne pas regarder que vers la métropole et vers l'Europe. C'est loin. La Réunion a la chance de se trouver au coeur de l'économie de demain : l'Afrique, l'Inde, la Chine. C'est vers là qu'il faut aller. Créer des chaînes réunionnaises en franchise par exemple, investir le secteur du numérique car La Réunion n'est pas sous-dotée dans ce domaine..."

Comme le signale en conclusion Claude Annanou, la formation d'entrepreneur aujourd'hui "doit viser avant tout à mettre en avant le savoir-être de l'entrepreneur plutôt que le savoir-faire" afin de favoriser la créativité et l’innovation responsable pour faire éclore une nouvelle génération d’entrepreneurs réunionnais.

ml/www.ipreunion.com

 

   

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