Il y aura un avant et un après (actualisé) :

Gilets jaunes : un moment historique, indéniablement


Publié / Actualisé
La Réunion se révolte, se soulève comme un seul homme et parle d'une même voix. La Réunion crie, hurle, scande son mal-être. Les gilets jaunes ne sont qu'un prétexte, le détonateur d'une situation que les pouvoirs publics ont laissée pourrir pendant des décennies. Des pouvoirs publics qui ont préféré tourner la tête plutôt que de regarder la situation en face. La colère s'est propagée, sournoisement, insidieusement pour atteindre son paroxysme ce 17 novembre 2018, le jour où La Réunion s'est insurgée.
La Réunion se révolte, se soulève comme un seul homme et parle d'une même voix. La Réunion crie, hurle, scande son mal-être. Les gilets jaunes ne sont qu'un prétexte, le détonateur d'une situation que les pouvoirs publics ont laissée pourrir pendant des décennies. Des pouvoirs publics qui ont préféré tourner la tête plutôt que de regarder la situation en face. La colère s'est propagée, sournoisement, insidieusement pour atteindre son paroxysme ce 17 novembre 2018, le jour où La Réunion s'est insurgée.

Cette révolution, Paul Vergès l’avait prédite. Pendant trente ans, il a parlé d’un réveil des réunionnais s’attirant les moqueries et les rires. Mais son île, il la connaissait, il la chérissait et il l’a vue basculer. Gangrénée par la pauvreté, le chômage, l’instabilité sociale, économique et l’inaction des pouvoirs publics. Il a senti la révolte monter. Une colère sourde et froide qui ne demandait qu’à exploser.

Les émeutes de Freedom en 1991 étaient l’un des symptômes de la maladie. Lorsque le CSA décide de suspendre Télé Freedom qui émettait illégalement depuis cinq ans, de violentes émeutes éclatent. Pendant plusieurs semaines, l’île est plongée dans le chaos. Mais il fallait voir au delà de la suppression de Télé Freedom. En 1991, le malaise est déjà bien installé. Le taux de chômage et d’allocataires de minima sociaux de l’île est l’un des plus élevés de France. Vingt-sept ans plus tard, rien n’a changé.

Des combats, il y en aura eu d’autres. Lorsque la réforme des retraites de Raffarin passe en 2003, la fonction publique voit rouge. Les agents du service public bloque la Route du Littoral durant plusieurs jours. La Réunion est paralysée et la révolte matée à coup de bombes lacrymogènes. Quinze ans plus tard, des barrages filtrants sont installés par les gilets jaunes sur cette même route. Et l’issue du bras de fer entre manifestants et forces de l’ordre est la même.

À la différence des manifestations de 2003, le mouvement des gilets jaunes va au delà des clivages. Fonctionnaires, privés, travailleurs, chômeurs, jeunes, moins jeunes… Le mouvement citoyen fédère. Pour la première fois de leur vie, certains réunionnais descendent dans la rue, barrent des quatre voies, bloquent des grandes surface, des ronds-points, cessent d’être attentistes. Ce qui a changé ? La fin de l’illusion, un ras-le-bol, une explosion sociale, on appelle cela comme on veut. Cette mobilisation s’accompagne forcément de débordements.

Des usagers de la route bloqués durant des heures dans la chaleur. Des personnes qui ne peuvent pas se rendre sur leur lieu de travail. Des commerçants forcés de fermer boutique, toute une économie ankylosée … Et il y a ces violences urbaines. Chaque journée de mobilisation des gilets jaunes est suivie d’une nuit de fureur. Des feux de poubelles, des magasins vandalisés, pillés, incendiés. La Réunion est engluée dans une crise tellement profonde que l’on se retourne contre son semblable.

Toutefois, une nouvelle étape a été franchie. On se retourne aussi contre les décideurs.  Fait inédit, lundi 19 novembre, des manifestants investissent la pyramide inversée. Ils demandent des comptes  et ont l’audace de rentrer chez le président de la Région. Ce même jour, dans la soirée, le domicile de Patrick Malet, le maire de Saint-Louis aurait été attaqué au cocktail molotov. Les décisionnaires ne peuvent plus se cacher, la réalité les rattrape. Les gilets jaunes font plier les institutions. Ce mardi 20 novembre, toutes les collectivités, les services de l’État, les établissements scolaires de l’île sont fermés. La Réunion est à l’arrêt.

Bien sûr, tous les actes de violence sont condamnables. Mais après avoir condamné, on fait quoi ? La plus grande des violences, ce ne serait pas plutôt d’avoir laissé tomber La Réunion au point que 42% de la population vit sous le seuil de pauvreté ?

fh/www.ipreunion.com

   

13 Commentaire(s)

Accablé 974, Posté
J"ai une doléance particulière à véhiculer si les élus nous écoute,ténue gilet jaune pour le débat public sinon écartez vous de notre mouvement c la base citoyen avant d'être politicien.
Accablé 974, Posté
Certains politiques en panne d'inspiration ,d'idées,ont puisé dans ce système et notre fierté est de voir actuellement notre projet pérenniser par des grosses machines politiques bluffant n'est ce pas nos chers maires !!!🎁🎁🎁
Accablé 974, Posté
En tant que citoyen réunionnais,français,je m'adresse plus particulièrement aux politiques:c'est de mettre en priorité une baisse des carburants,du gaz et le gel du prix sur 3 ans et le gel Mr Robert dans ses cheveux et à sa machine politicienne.
Dans un second temps,une Interdiction du cumul du mandat dès le mois de janvier.
Puis une suppression des taxes pour les Entreprises avec obligation de recruter.
De plus,relever le plafond de la Cmu de façon que les retraités soient exemptés de mutuelle .
Également,l'alignement du prix des produits laitiers sur la métropole et enfin, la suppression de L'octroi de mer.
Voilà un axe possible de travail pour Mme la ministre de l'outre-mer ,notre Président de Région,les députés,maires où autres.C'est le point de vue d"un ex emploi-jeune à qui on a piqué pas mal d'idée et mis en application juste à président la suppression de ce système :le manque d'inspiration du politique
Accablé 974, Posté
Le politique créé la délinquance entre autre les maires dans leurs villes grâce â leur politique de clientèlisme s'appuyant sur des recrutements d'incompétents d'où la population sanctionne par l'absentéisme Ras le Bol
Accablé 974, Posté
Actuellement, notre île de la Réunion est en pleine crise,nous avons cette force mentale pour résoudre ce problème:tout est question d'implication citoyen ,nous devons résoudre ces inégalités:lancer les alignements nécessaires car l'ile de la Réunion est DOM
Nou lé français où pas?
Accablé 974, Posté
Le clientélisme compétent pour recolter les doléances des habitants ça passe et quand c'est pas le cas la réalité du terrain est fossée.L'abstentionnisme s'explique par ce genre de pratique qui malheureusement est plus que généralisé. Le politique voit sa population divisée. Il n'est plus crédible dans notre combat,il porte son intérêt qu'a une partie de sa populace.la vérité du terrain:le politique créé la délinquance car les jeunes sont délaissés avec sa politique de clientélisme. Il n'est plus nécessaire d'être compétent .le politique dévalorise nos jeunes :les cassés.. ..etc
Accablé 974, Posté
Certaines villes sont plus accablés que d'autres parce que certains maires associent la démocratie participative à une politique de clientèlisme,déléguent des responsabilité a
Accablé 974, Posté
Mr Ratenon se veut citoyen avant d'être politicien ,au moins quelqu'un qui essaye sur le terrain avec nous le peuple,parler de récupérateur politique c'est mal approprié car il fait ce qu'il sait faire au lieu de faire la politique de l'autruche,soigner son image pour la venue de la ministre de l'outre-mer. L'urgence prime avant tout.Le peuple sait se montrer reconnaissant apres.A chacun d'apprécier son action comme bon lui semble.Ou sont les autres pas
d'étiquette oubliez votre costume!redevenez citoyen c la base!
Accablé 974, Posté
Didier Robert est un député de Macron et pas de la Reunion s'il s'estime être l'elu du peuple,il nous doit une présence sur le terrain pas seulement lors de son élection et c'est valable pour les maires .vous avez bonne conscience quand le peuple souffre.
Accablé 974, Posté
Je ne suis pas politicien mais la réalité du terrain,c'est notre quotidien :un citoyen consciencieux de son prochain.Avant d'être maire,député,pré fet.vous êtes avant tout être humain en plus doté d'un pouvoir que nous,le peuple,vous a investi alors pour une fois,avant la fin de l'année mouillez ce maillot de la république où essayez et marquer des points pour justifier votre mandat
Accablé 974, Posté
Didier Robert est à la botte de Macron.Nous le peuple réunionnais avons donné notre


Didier Robert est à la botte de Macron. Au lieu de défendre nous les
réunionnais,il caresse Macron dans le sens du poil.C'est un bon petit macro des racines.Quant à nos maires et l'association de merde que faites vous pour nous le peuple?
Vous vous étonnez du grand taux d'abstentionnisme! Votre incapacité à défendre l'intérêt du peuple.Vous êtes bien lotis que le peuple souffre vous importe peu.Votre petite personne a de l'intérêt et celle de vos concitoyens qui vous mis en place tant pis.
Vous les maires et l'association des mères vous prétendez connaître la réalité du terrain de votre ville,le peuple vous a donné le pouvoir pour remonter ses doléances et si une association des maires existent vraiment notre île aurait de bon argument justifié pour affrontera le préfet, le président,n'importe qui la il y aura débat
Sissi974, Posté
Nous pouvons tous comprendre le mal être des réunionnais, mais les points stratégiques où on pourra se faire entendre sont du côté des dirigeants politiques, des présidents de région et du département, des maires, des institutions de l'état et des lobies, ce sont eux qui détiennent les réponses sur les causes déplorables de notre société en total décadence. Pour une évolution favorable, si c'est encore possible, les solutions sont là, mais elles sont rangées dans les tiroirs des politiques. Le peuple doit parler d'une seule voix et doit être entendu en communiquant dans la paix et dans le respect, pour chaque individu. Dirigeants et dirigés, partons dans une même direction, pour le bien de tous.
Dés-abusé, Posté
Comment on peut être aussi irresponsable d'écrire de telles bêtises ? Comme un seul homme, d'une seule voie ? Vous ne voyez pas qu'il s'agit d'une minorité ? Comment cautionner ces agissements, aussi bien de jour comme de nuit ? Une révolution, piller des commerces pour voler l'alcool ? Une révolution, trois tocards en jaune qui abusent de leur petit pouvoir de blocage ? Ah bah elle est belle, la révolution réunionnaise...