Il n'en rate décidemment pas une :

Parler de "militaires" Monsieur Macron, mais quelle erreur !


Publié / Actualisé
"Nous avons mis les moyens et allons continuer à les mettre : nos militaires seront mobilisés dès demain pour rétablir l'ordre public." C'est ainsi qu'Emmanuel Macron a annoncé l'arrivée de gendarmes de métropole. Car c'est bien de gendarmes dont parlait le chef de l'État. Les gendarmes appartiennent au corps de l'armée et sont donc des militaires. Contrairement aux policiers.
"Nous avons mis les moyens et allons continuer à les mettre : nos militaires seront mobilisés dès demain pour rétablir l'ordre public." C'est ainsi qu'Emmanuel Macron a annoncé l'arrivée de gendarmes de métropole. Car c'est bien de gendarmes dont parlait le chef de l'État. Les gendarmes appartiennent au corps de l'armée et sont donc des militaires. Contrairement aux policiers.

Cela, seul un public avertit le sait. Pour le gros de population, militaire signifie armée. Le Tweet d’Emmanuel Macron a donc signifié pour le plus grand nombre que l’armée allait investir les rues de La Réunion.

La fausse nouvelle s’est répondue comme une traînée de poudre. Sur les réseaux sociaux, il était question d’arrivée massive de " camions militaires ", de " dictature ", " d’atteinte à la démocratie ", " d’envoi de char "… En a peine quelques heures la pression est montée à son paroxysme.

D’autant que certains médias nationaux et des politiques ont eux aussi fait l’amalgame annonçant l’arrivée de l’armée sur l’île.

Jamais l’armée n’est intervenue dans des violences urbaines La Réunion. En 1991, lors des émeutes localisées à Saint-Denis et générées par la saisie des émetteurs de télé Freedom, le préfet de l’époque avait demandé aux militaires d’assurer la sécurité des bâtiments publics afin de mettre sur le terrain plus de policiers et de gendarmes. A aucun moment les militaires ne sont intervenus dans les rues.

Quelle erreur de communication pour le chef de l’Etat ! Une de plus ! Chaque mot a un sens et un poids, comment ne pas avoir imaginé que " nos militaires seront mobilisés " n’allait pas résonner comme une déclaration de guerre dans un climat hyper tendu depuis six jours.

C’est ce qui s’est passé. Et du coup, on arrive à se demander s’il s’agit bien d’une erreur de communication ou si le terme a été utilisé en toute connaissance de cause, le but étant de déclencher la peur au sein de la population.

Si c’était le cas, l’objectif est raté. Près d’une trentaine de barrages étaient encore recensés ce jeudi. Et partout, il était question du " mépris affiché " du président de la République.


 

Que dire de plus… Ah oui, avant de parler, il faut parfois tourner sept fois sa langue dans sa bouche.

www.ipreunion.com

   

3 Commentaire(s)

Gerard, Posté
Les réseaux sociaux, ou la concentration de bêtise à l'état pur !
Gilles et pas jaune, Posté
Si, au 21ème siècle, on ne sait pas que les gendarmes sont des militaires, c'est qu'on a loupé quelque chose dans dans éducation.J'ai souvent fait appel aux gendarmes dans mes interventions au cours de ma carrière. Je mentionnais toujours "militaires" dans mes procès-verbaux. Mais, Macron, il faut s'en débarrasser. Comment peut-il être là où il est, à son âge (l'âge de mon fils) alors que d'autres se sont tant battu pour y être. Il fait des réformes que d'autres avant lui ont refusé de faire : les réformes que vous refusez, disait Chirac, ce sont vos enfants et vos petits enfants qui les paieront. Macron est jeune et maladroit. J'ai pas voté pour lui, j'ai voté "chemise brune". Mais, pour le bien de la France, je ne souhaite pas qu'elle passe. Mais, dans la vie on raisonne toujours par "tant mieux, tant pis".
Léo, Posté
En effet, l'amalgame aurait pu être évité. Il s'agit néanmoins de Militaires, mais qui ne dépendent pas du Ministères de La Défense, et j'espère que Mr Le Président en est informé...il sont sous tutelle du Ministère de l'Intérieur.