Pas si intéressés que cela les politiques ? :

"Un homme, un mandat, une fonction" : démissions en série


Publié / Actualisé
C'est devenue la nouvelle phrase en vogue " un homme, un mandat, une fonction ". Le mouvement impulsé par Didier Robert qui, pour montrer l'exemple (et parce qu'il a compris que ça ne passait pas) a (enfin) quitté ses fonctions de président directeur général de la SPL (Société publique locale) des Musées régionaux. Cinq jours après l'annonce fracassante du président de Région, ils sont quelques uns à avoir suivi le mouvement. Premier à s'engouffrer dans la brèche, Jean Hugues Ratenon, le député a dit " bye-bye " au conseil municipal de Bras-Panon. Juliana M'Doihoma conseillère régionale/conseillère municipale à Saint-Louis/ cheffe de cabinet à la présidence de l'université a elle aussi lâché un mandat. Et Monique Benard, surtout connue au Tampon, a choisi de renoncer à son indemnité de 1.900 euros de conseillère régionale pour se consacrer à son poste de conseillère municipale... sans délégation.
C'est devenue la nouvelle phrase en vogue " un homme, un mandat, une fonction ". Le mouvement impulsé par Didier Robert qui, pour montrer l'exemple (et parce qu'il a compris que ça ne passait pas) a (enfin) quitté ses fonctions de président directeur général de la SPL (Société publique locale) des Musées régionaux. Cinq jours après l'annonce fracassante du président de Région, ils sont quelques uns à avoir suivi le mouvement. Premier à s'engouffrer dans la brèche, Jean Hugues Ratenon, le député a dit " bye-bye " au conseil municipal de Bras-Panon. Juliana M'Doihoma conseillère régionale/conseillère municipale à Saint-Louis/ cheffe de cabinet à la présidence de l'université a elle aussi lâché un mandat. Et Monique Benard, surtout connue au Tampon, a choisi de renoncer à son indemnité de 1.900 euros de conseillère régionale pour se consacrer à son poste de conseillère municipale... sans délégation.

Une épidémie de démissions qui ne fait peut-être que commencer. Deux explications : l’effet " Gilets jaunes". Le mouvement contestataire voulait clairement la peau des élus " riches et cumulards ". Si aujourd’hui, le dialogue est ouvert avec les présidents de Région et du Département, on a surtout entendu pendant quinze jours le doux refrain " politiques démission ! ". Alors, les élus ont commencé à hyperventiler, en se disant que si ça continue, ils vont arriver à leurs fins ces gilets jaunes ! Ils ont donc commencé à lâcher du lest.

L’autre élément déclencheur, c’est l’avenir. Il ne faut pas être naïf, les politiques ont plus d'un tour dans leur sac et ils savent parfaitement rebondir. Didier Robert a senti le vent tourner, la continuité territoriale ne suffira plus si il brigue un mandat que ce soit à la Région ou autre. Donc montrer sa bonne foi en quittant la présidence des Musées régionaux, c'est quand même un signe fort. 

Juliana M’Doihoma, elle, n’a pas caché ses ambitions. En mai 2018, elle dénonce le budget primitif voté par les élus saint-louisien où est inscrit une hausse des indemnités des conseillers municipaux. Suite à cet épisode durant lequel la jeune femme s’épanche volontiers dans les médias locaux, elle est prise en grippe par la majorité municipale, Patrick Malet finit par lui retirer ses délégations. Ambiance houleuse dans le Sud. En même temps, cela laisse le champ libre à la conseillère municipale et régionale pour aller au bout de son projet : se présenter aux prochaines élections municipales à Saint-Louis en 2020. Lâcher son mandat (sans délégation) de conseillère municipale, c’est aller dans le sens du peuple et surtout montrer patte blanche.

 

Même combat pour Monique Benard, la sage femme s’était vue retirer ses délégations en 2014 par le maire du Tampon. Ce qui ne l’empêchait pas de continuer à siéger au conseil municipal et à garder sa place de conseillère régionale. Si elle lâche son mandat à la Région, c’est pour mieux revenir en 2020 briguer la place d’André Thien Ah Koon.

 

Jean Hugues Ratenon a aussi bien compris le courroux de la population envers les élus. Il a (enfin) pu accéder au mandat de député qu’il convoitait depuis un bon moment et malgré le fait qu’il ait, à plusieurs reprises, répété qu’il était prêt à démissionner, il est toujours en place. Il y a fort à parier, qu’il ne soit pas prêt à le lâcher de si tôt. Alors quoi de mieux pour montrer son soutien au mouvement des Gilets jaunes (et s'attirer leur sympathie) que de démissionner de son poste de conseiller municipal à Bras-Panon pour mieux briguer un second mandat de député ?

Donc la phrase " un homme, un mandat, une fonction ", un nouveau moyen pour les politiques de revenir dans les bonnes grâces d’une population lassée de ces élus locaux qui selon elle, sont des " racketteurs, pilleurs et voleurs " ?  

fh/www.ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Victoire , Posté
Du cinéma, cela même qui prône ce dicton n’a pas respecté durant des années ce qu’il dit: comme i dit , poches les plein, et après aujourd’hui i montre l’exe ; trop tard la population réunionnaise n’est pas dupe!
Zenesrebel, Posté
Tousala cé rienk lypokrizi pou moin. Ban zélu koronpu profitér zot ki po moul pwavr plito!