[LIVE/PHOTOS/VIDÉOS] Pour fêter le démontage des paillotes :

Une quarantaine de personnes réunies au pique-nique de L'Union des Réunionnais en colère


Publié / Actualisé
La Bobine et le Coco Beach ont cessé leur activité. Les exploitants de paillotes démontent les restaurants pour faire place nette. Cela fait suite à la décision, le 5 novembre dernier du Tribunal administratif. Les magistrats ont considéré que les six paillotes de l'Hermitage mises en cause occupaient illégalement le Domaine public maritime. Dans sa décision, le Tribunal administratif a donc décidé que les exploitants de restaurants de plage devaient fermer boutique et remettre les lieux en l'état et ce, dans un délai d'un mois. Sous peine d'une amende de 1.500 euros et de 100 d'astreinte journalière. Ceux qui se frottent les mains, ce sont les membres de l'Union des Réunionnais en colère (URC). Pour fêter la victoire, ou plutôt, pour profiter de ce Domaine public qu'ils chérissent tant, les membres de l'URC organisent un pique-nique ce dimanche 9 décembre sur la plage de l'Hermitage. Le Collectif de défense du Domaine Public maritime (qui a muté entre temps en "Association Agir pour La Défense du DPM et Environnement") à l'origine de la plainte contre les exploitants de paillotes sera aussi de la partie.
La Bobine et le Coco Beach ont cessé leur activité. Les exploitants de paillotes démontent les restaurants pour faire place nette. Cela fait suite à la décision, le 5 novembre dernier du Tribunal administratif. Les magistrats ont considéré que les six paillotes de l'Hermitage mises en cause occupaient illégalement le Domaine public maritime. Dans sa décision, le Tribunal administratif a donc décidé que les exploitants de restaurants de plage devaient fermer boutique et remettre les lieux en l'état et ce, dans un délai d'un mois. Sous peine d'une amende de 1.500 euros et de 100 d'astreinte journalière. Ceux qui se frottent les mains, ce sont les membres de l'Union des Réunionnais en colère (URC). Pour fêter la victoire, ou plutôt, pour profiter de ce Domaine public qu'ils chérissent tant, les membres de l'URC organisent un pique-nique ce dimanche 9 décembre sur la plage de l'Hermitage. Le Collectif de défense du Domaine Public maritime (qui a muté entre temps en "Association Agir pour La Défense du DPM et Environnement") à l'origine de la plainte contre les exploitants de paillotes sera aussi de la partie.
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    [Ne reste qu'une paillote encore en activité : le Loca Plage, Morgan Mnémonide, le propriétaire ne partira que quand il aura épuisé tous les recours juridique] 

     

     

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    [La majorité des paillotes de l'Hermitage ont cessé leur activité, certaines ont même commencé les travaux de remise en état du site]

     

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    [Le député Jean Hugues Ratenon était sur place]

    Regardez

     

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     Les acteurs impliqués dans la lutte anti-paillotes ont parfois été taxés d'identitaires , regardez la réponse du secrétaire général du parti Croire et Oser :

     

     

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    [La plage de l'Hermitage comme lieu du pique-nique n'a pas été choisie par hasard] 

    Finalement, ce dimanche, seule une paillote était en activité. Les membres de l'Union des Réunionnais en colère (URC) se sont installés assez loin du restaurants pour ne pas qu'il y ait de débordement. Karl Bellon explique pourquoi il était important pour l' URC d'être à l'Hermitage, regardez

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    [Le pique-nique partage est en cours, une quarantaine de personnes sont présentes] 

    Selon Karl Bellon, le porte parole de l'association Agir pour la défense du Domaine public maritime et l'environnement, l'Union des Réunionnais en colère regroupe les associations, collectifs, partis politiques qui se sont battus pour préserver le Domaine public maritime réunionnais. Seul le KURR (le Kolektif Union Rényoné Responsab) n'était pas de la partie.

     

     

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    Une quarantaine de personnes

    A l'Hermitage, une quarantaine de personnes sont présentes, avec marmites, tables et chaises, sous des banderoles :

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    [Pourquoi est-ce qu'il pourrait y avoir des tensions] 

    Anti-paillotes et exploitants de paillotes se feront face. L'Union des Réunionnais en colère, à l'originie de l'événement, donne le ton, ce pique nique partage c'est "pour fêter la victoire du peuple réunionnais sur les accapareurs de nos plages" affirme l'URC. 

    Autre élément : lundi 3 décembre , une liste de noms a été partagée par certains exploitants de paillotes sur les résaux sociaux. Ces noms, ce sont ceux des personnes que les restaurateurs jugent responsables de la disparition de leurs établissements. 

    Les personnes mises en cause ont réagi : 

    Les tensions sont palpables entre pro et anti-paillotes. 

    L'association Agir pour la défense du domaine public maritime et l'environnement (ex collectif de défense du DPM) appelle au calme "tout le monde sait que les carottes sont cuites et les paillotes doivent partir. Qui serait assez bête pour gâcher cette fête ? Nous seront des gens responsables et tout se passera dans le calme." peut-on lire sur la page Facebook de l'association. 

     

     

     

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    [Côté restaurateur, pas un mot sur le pique nique qui se tiendra devant leurs établissements (ou ce qu'il en reste) aujourd'hui]

    Ces derniers jours ont été consacrés à d'autres préoccupations :

    Une manifestation le 29 novembre dernier pour dénoncer "l'injustcice de la décision de justice" 

    La vente des derniers souvenirs 

     

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    [Sur les réseaux sociaux, l'association Agir pour la défense du Domaine public maritime environnement, ex Collectif de défense du DPM sera de la partie. L'ADDPME suit la désinstallation du Coco Beach et de la Bobine de près]

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    [L'Union des Réunionnais en colère est à l'origine de ce pique nique ce dimanche 9 décembre]

    [Le sulfureux collectif n'a pas la victoire modeste]

À propos

 Un pique-nique sous haute tension 

Les derniers rebondissements 

Le 5 novembre dernier, le tribunal administratif rend sa décision : les six restaurants de plage concernés par les contraventions de grande voirie occupent illégalement le Domaine public maritime. Les exploitants de paillotes avaient huit jours à partir de la réception de la notification du tribunal pour quitter les lieux et un mois pour les remettre dans l'état dans lequel il les avait trouvés. Des amendes allant jusqu'à 1500 euros et des astreintes de 100 euros par jour de retard à compter de la signification du jugement avaient été prononcées à l'encontre de ces restaurants de plage.

Une semaine plus tard, le 12 novembre, le restaurant « Le Coco Beach » ouvre la funèbre danse. Il est le premier restaurant à déménager. Les opérations se passent en présence des gendarmes et des agents de la DEAL dans le calme. À l'exception du Coco Beach, toutes les autres paillotes continuent leur activé. Mais les agents de l'États font des constatations en vue de la procédure d’expulsion.

Lire aussi : Paillotes : déménagement et état des lieux

Le 2 décembre, c’est au tour de « La Bobine » de tirer sa révérence à son corps défendant " la Bobine doit tirer son clap de fin le 2 décembre et quitter la plage " peut-t-on lire sur la page Facebook de l'établissement. Après avoir épuisé tous les recours juridiques possibles, les exploitants de La Bobine ont finalement suivi la directive du tribunal administratif moins d’un mois après qu’il ait rendu sa décision.

Lire aussi : Paillotes - Le restaurant la Bobine a fermé définitivement dimanche  soir

• Le collectif de défense du Domaine public maritime qui a muté en l’association « Agir pour La Défense du DPM et Environnement", à l'origine de la plainte cntre les paillotes, se félicite de cette décision et attend que les deux dernières paillotes encore en activité suivent l’exemple du Coco Beach et de la Bobine (les trois autres restaurants de plage concernés ont fermé boutique mais les travaux de remise en état ne sont pas encore entamés). Dans tous les cas, pour fêter leur victoire et profiter de ce Domaine public qu’ils chérissent tant, les membres de l’ex-Collectif se joignent au un pique-nique organisé par l'Union des Réunionnais en colère sur la plage de l’Hermitage ce dimanche 9 décembre. Un pique nique face à ces restaurants de plage contre lesquels ils se sont battus. L’ambiance pourrait être tendue.

Rappel des faits et de (longues) procédures

Le Préfet frappe un grand coup

Le 1er juillet 2018 le lendemain de la fin des autorisations d’occupation temporaire (AOT) du domaine public maritime, les agents de la Deal sont dépêchés sur place et constatent l’infraction. Les gérants des restaurants de l’Hermitage poursuivaient leur activité sans pression. Pourtant ils venaient de mettre un pied dans l’illégalité. Le Préfet avait prévenu. Le 30 avril dernier, dans un courrier, il avait demandé aux exploitants de libérer les lieux dès la fin des AOT, en les remettant dans leur état initial. Les gérants de paillotes n’en avaient pas tenu compte, la réaction des autorités ne s’était pas faite attendre.

Lire aussi : Plage de l'Hermitage - La préfecture verbalise six paillotes

Mais aujourd’hui, sans AOT, des procès verbaux dressés à leur encontre, des anti-paillotes qui veulent leur tête, le Préfet et le Maire de Saint-Paul qui se positionnent contre eux, malgré tout cela,  les exploitants des paillotes persistent. L’activité se poursuit. Seule entrave, uniquement pour le restaurant de la Bobine : un arrêté municipal qui interdit les soirées musicales.

Lire aussi : Hermitage - Les soirées musicales de la Bobine sont interdites

Que risquent les gérants de paillotes ?

Ce sera au tribunal administratif de le décider le 11 octobre prochain. C'est la procédure habituelle, après la verbalisation, le passage devant la juridiction administrative. Les sanctions peuvent aller de l’astreinte journalière, hebdomadaire, mensuelle d’un montant plus ou moins élevé à la fermeture administrative.  Reste à savoir si ces sanctions seront rétroactives. Une chose est quasi sûre, le tribunal administratif ne devrait pas délivrer de nouvelles AOT aux exploitants des paillotes. Car c’est cette même juridiction qui les avait suspendues le 16 mars dernier suite à une plainte du Collectif de défense du Domaine public maritime.

Quelle est la position des restaurateurs ?

Ils ne comptent rien lâcher.  Ils ont assigné l'Etat et la Ville de Saint-Paul en justice afin que leurs baux commerciaux soient reconnus. Les professionnels exigent une indemnité. Si cette dernière ne leur est pas versée, ils ont le droit de rester sur les lieux et de continuer leurs activités malgré le non-renouvellement de leurs autorisations d'occupation temporaire (AOT) arrivées à échéance le 30 juin dernier. Le 13 juillet dernier, le tribunal de Saint-Denis a affirmé qu'il existait un doute quant à l'appartenance ou non, des paillotes de l'Hermitage au domaine public. C'est ce doute qui permet aux restaurateurs de la plage de continuer leur activité jusqu'à ce que le tribunal administratif apporte une réponse claire au TGI.

Lire aussi : Les paillotes, sur le domaine public? Le tribunal doute

Ce que veulent les associations anti- paillotes

Elles aussi ne comptent rien lâcher. Ce qu'elles veulent ? La fermeture définitive et la disparition des paillotes. Le Collectif de défense du Domaine public maritime (CDPM) ainsi que le Kolektif Union Rényoné Responsab (KURR) poursuivent leurs actions, que ce soit en justice comme sur le terrain. Le CDPM avait organisé un pique nique partage pour la fermeture des paillotes en juillet 2018. Ils sont aussi ceux qui se mobilisent juridiquement. Le KURR, lui, continue ses marches pour dénoncer " la situation illégale " des paillotes. L’une de ses marches avaient dégénéré en avril dernier. Clément Dubar et Anthony Cayambo, deux manifestants du KURR sont accusés de dégradation en réunion sur trois paillotes de la plage de l’Hermitage. Leur procès d'abord fixé au 15 mai dernier a été renvoyé au 12 mars 2019.

Lire aussi : Paillotes dégradées à l'Hermitage : le procès d'Anthony Kayambo et Clément Dubard renvoyé

Et l’avenir des paillotes ?

La position du Maire de Saint-Paul, Joseph Sinimalé est claire et tranchée. Il ne veut plus de ces paillotes sur son territoire. Dans le projet de réaménagement de la place de l’Hermitage, les rondavelles qui auraient dûes être dédiées au paillotes ont été tout simplement supprimées.

Lire aussi : Paillote, piétonisation, reboisement : la Mairie de Saint-Paul clarifie sa position

   

1 Commentaire(s)

Lilou, Posté
Maintenant que la pollution cadastre est résolue, pouvons-nous maintenant réimplanter des arbres pour la continuité écologique sur nos plages. Les tortues, par exemple, sont désorientées lors de leur cycle de ponte sur nos plages. Offrons la nature leur place, offrons à nos enfants l'image des ces espères en voie de disparition par la connerie de l'humain. Plantons, plantons pour la sauvegarde de nos espèces, nous sommes une île, ne l'oublions pas !!