[LIVE -VIDEO/PHOTOS] Ils ont été entendus par les juges des libertés et de la détention :

Tous les migrants sri-lankais sont remis en liberté


Publié / Actualisé
Dans la soirée du mercredi 19 décembre tous les migrants sri-lankais ont été remis en liberté par les juges des libertés et de la détention (JLD) à l'issue d'une longue audience. Ils étaient sont arrivés à bord d'un bus aux alentours de 8h20 ce mercredi matin au tribunal de Champ Fleuri sous bonne escorte policière. Les 62 migrants sri-lankais ont été entendus par deux juges des libertés dans deux salles d'audience. Ils sont passés chacun à leur tour à la barre. Leurs auditions ont duré près de quatre heures. Accompagnés de leurs avocats et de deux interprètes en cingalais, la langue officielle du Sri-Lanka, ils ont tous expliqué que leurs droits ne leur avaient pas été notifiés à leur arrivée à La Réunion ce vendredi 14 décembre. Les avocats des réfugiés ont estimé que dès lors les procédures enclenchées par l'administration préfectorale et que leur maintien en zone d'attente n'étaient donc pas légales. Ils ont obtenu gain de cause. Une cinquantaine de migrants a déjà demandée l'asile.
Dans la soirée du mercredi 19 décembre tous les migrants sri-lankais ont été remis en liberté par les juges des libertés et de la détention (JLD) à l'issue d'une longue audience. Ils étaient sont arrivés à bord d'un bus aux alentours de 8h20 ce mercredi matin au tribunal de Champ Fleuri sous bonne escorte policière. Les 62 migrants sri-lankais ont été entendus par deux juges des libertés dans deux salles d'audience. Ils sont passés chacun à leur tour à la barre. Leurs auditions ont duré près de quatre heures. Accompagnés de leurs avocats et de deux interprètes en cingalais, la langue officielle du Sri-Lanka, ils ont tous expliqué que leurs droits ne leur avaient pas été notifiés à leur arrivée à La Réunion ce vendredi 14 décembre. Les avocats des réfugiés ont estimé que dès lors les procédures enclenchées par l'administration préfectorale et que leur maintien en zone d'attente n'étaient donc pas légales. Ils ont obtenu gain de cause. Une cinquantaine de migrants a déjà demandée l'asile.

• A l'issue d'une audience qui a duré toute la journée, tous les migrants sont remis en liberté

• Depuis leur arrivée ils étaient en "zone d'attente". Les femmes et les enfants étaient logés dans un espace réservé de l'aéroport Roland Garros. Les hommes étaient dans un hôtel dionysien.

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    Ce live est à présent terminé - Merci d'avoir suivi cette actualité avec Imaz Press

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    [ILS SONT LIBRES]

    Les migrants sri-lankais ont été remis en liberté par les juges des libertés et de la détention à l'issue d'une longue audience. Les magistrats ont donné gain de cause à leurs avocats et ont estimé que les droits droits ds 62 enfants, femmes et hommes ne leur avaient pas été notifiés à leur arrivée à La Réunion ce vendredi 14 décembre.

    Les réfugiés ne sont donc plus en "zone d'attente". Ils sont toujours en situation irrégulière, puisqu'ils ne possèdent aucun titre de séjour sur le territoire français, mais ils ne peuvent pas être expulsés. En effet, une cinquantaine de migrants (dont les neuf enfants et les sept femmes) a déjà enclenché une procédure de demande d'asile. La dizaine de Sri-Lankais qui ne l'avait pas encore fait - faute d'avoir pu rencontrer un avocat -, devait également demander lasile.

    Les réfugiés vont passer un entretien individuel par visioconférence avec l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) qui statuera sur la recevabilité de leur demande. Ce service de l’État  se trouve à Paris. Ces entretiens ont toujours lieu rapidement après la demande d’asile. D’ailleurs, plusieurs migrants sri-lankais ont déjà passé ces entretiens depuis la zone d’attente de Gillot ou l’hôtel dionysien ils se trouvaient.

     

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    [Maintenant que tous les demandeurs d'asile ont été entendus, que va-t-il se passer ?]

    • Ce sera au tour des avocats des migrants sri-lankais de prendre la parole. Leur ligne de défense est claire, selon eux, les droits de leurs clients ne leur ont pas été notifiés, ils n'ont donc pas pu les exercer. Les avocats vont donc plaidé la nullité de la procédure et demandé la remise en liberté immédiate de leurs clients le temps que la procédure de demande d'asile suive son cours. 

    • Les services de l'État seront ensuite entendus, leur ligne de défense : les droits des migrants ont été respectés, il n'y a pas eu d'erreurs commises dans la procédure. 

    • Après cela, les deux juges des libertés et de la détention délibéreront avant de rendre leur décision. 

     

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    [Les soixante-deux migrants sri-lankais ont tous été entendus] 

    Les audiences auront duré près de quatre heures. L'audience est maintenue suspendue, magistrats, avocats, migrants sont allés se sustenter. 

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    [À l'issue de ces auditions, deux options] 

    Les juges des libertés et de la détention doivent statuer sur deux éléments : 

    • la remise en liberté des soixante-deux migrants sri-lankais le temps de la procédure des demandes d'asile ou alors leur maintien en zone d'attente pour les quatre prochains jours

    • si les droits des migrants ont été respectés depuis leur arrivée à La Réunion 

     

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    [Les femmes et les enfants à bord du "Wasana 1" sont aussi entendus]

    Présents dans les salles d'audience, le regard fuyant, les neuf enfants de quatre à douze et les sept femmes qui ont fait la traversée à bord du bateau de pêche ont pris la parole par le biais de deux interprètes en cingalais, la langue officielle du Sri-Lanka

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    [Ce qui se dit pendant les auditions]

    Un à un, les migrants sri-lankais passent à la barre. Les conditions de leur périple entre le Sri-Lanka et La Réunion ne sont pas abordées en profondeur. Les magistrats cherchent surtout à déterminer si les droits des demandeurs d'asile depuis leur arrivée sur le sol réunionnais ont été respectés.

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    [Les auditions des migrants ont commencé]

    Au vue du nombre de dossiers, deux juges des libertés et de la détention entendront les soixante-deux migrants sri-lankais dans deux salles d'audience du tribunal de Champ Fleuri. 

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    [MIGTANTS ET AVOCATS]

    Migrants et avocats sont arrivés au tribunal de Champ Fleuri à Saint-Denis. Cinq avocats s’affairent sur leur dossier. Ils sont appuyés dans leurs démarches par un représentant de la Cimade (comité inter-mouvements auprès des évacués - il accompagne les personnes étrangères dans la défense de leurs droits) et un représentant de la Ligue des Droits de l’Homme.

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    [FEMMES ET ENFANTS]

    Une vingtaine de femmes et d'enfants se trouvaient sur le bateau de pêche intercepté à 400 mètres des côtes de Saint-Philippe. Plusieurs d'entre-eux sont présents au tribubla ce mercredi. Regardez

     

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    [DANS UN BUS]

    Les migrants sont arrivés au tribunal de Champ Fleuri (Saint-Denis) à bord d'un bus. Sous escorte policière ils ont été conduits dans l'enceinte du tribunal. L'audience devant le juge des libertés et de la détention va commencer dans un moment

     

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    Un important dispositif de sécurité a été installé aux abords du tribubal dans l'attente de l'arrivée des migrants. Regardez

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    Bonjour et bienvenue sur ce live d'Imaz Press Réunion. Nous serons en direct tout au long de l'audience de présentation des migrants devant le juge des libertés et de la détention.

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À propos

Pour rappel

Cinq avocats s’affairent sur ce dossier. Ils sont appuyés dans leurs démarches par un représentant de la Cimade (comité inter-mouvements auprès des évacués - il accompagne les personnes étrangères dans la défense de leurs droits) et un représentant de la Ligue des Droits de l’Homme. Selon Maître Navarro : "il y a eu des irrégularités dans la prise en charge des migrants. L’administration nous a mis des bâtons dans les roues. Ils voulaient reconduire ces personnes dans leur pays d’origine le plus rapidement possible quitte à bafouer leurs droits".

Pour le moment les 62 migrants (dont une vingtaine de femmes et d'enfants) sont "en zone d'attente". Les hommes sont dans deux hôtels dionysiens, les femmes et les marmailles sont dans un espace réservé de l'aéroport Roland Garros

"La zone d’attente est un lieu d’enfermement de l’étranger", préscise Maître Ali Mihidoiri, l'un des avocats des migrants. "C’est une zone d’accès très limitée, la loi prévoit spécifiquement les personnes qui sont autorisées à y accéder" ajoute-t-il. Les ressortissants sri-lankais sont ainsi confinés dans leurs chambres d'hôtel. Ils sont trois par chambre. Ils bénéficient de toutes les prestations proposées par l'hôtel à l'exception de la piscine.

- Sous surveillance permanente -

Les repas leur sont fournis quotidiennement  par les policiers de la PAF (police de l'air et des frontières). Les forces de l'ordre, en l'occurrence les policiers de compagnie départementale d'intervention (CDI), assurent une surveillance 24/24 heures dans les deux hôtels. Les migrants sont escortés par ces fonctionnaires pour tous leurs déplacements hors de leurs chambres. Ils sont tenus de rester dans l'enceinte de la structure. Conformément aux lois sur migrants, ils n'ont pas le droit de quitter la zone d'attente, les hôtels dans le cas présent.

Logées à l'aéroport Roland Garros, les femmes et les enfants sont soumis à la même surveillance.

Lire aussi : Les droits des migrants sont-ils bafoués par les autorités ?

Pour rappel, Le bateau de pêche sri-lankais "Wasana 1" a été intercepté au large de Mare Longue à Saint-Philippe en début d'après-midi le vendredi 14 décembre . A la dérive, il avait été accosté par un navire de la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) qui l'a escorté jusqu'à Saint-Pierre. De là, la gendarmerie a pris le relais pour l'emmener au Port de la Pointe des Galets, où il est arrivé le même jour vers 21h15.

Lire aussi : Les migrants en direction de leur lieu d'hébergement temporaire

C’est la quatrième fois cette année que des migrants sont interceptés au large de La Réunion

En mars, six Sri Lankais sont retrouvés au large de Saint-Gilles (côte ouest) à bord d'un radeau de fortune. Ils ont entamé une procédure de demande d’asile qui est toujours à l’instruction. L'un des hommes est retourné volontairement au Sri-Lanka, les autres sont libres de leurs mouvements

Lire aussi => Des Sri Lankais retrouvés en mer au large de Saint-Gilles

En septembre 2018 la marine sri-lankaise arrêtait  au large de la côte ouest du Sri-Lanka, 90 personnes qui voyageaient illégalement dans un chalutier à destination de l'île de la Réunion.

Lire aussi => 90 migrants sri-lankais arrêtés sur un chalutier à destination de La Réunion

En octobre 2018 à bord d’un bateau en relatif bon état, huit Sri-lankais, d'une moyenne d'âge plutôt jeune, entre 20 et 30 ans,  dont un mineur d'environ 16 ans sont interceptés. Le bateau aurait navigué plusieurs jours en pleine mer. Ils sont expulsés vers leur pays quels jours plus tard

Lire aussi => Expulsion de huit Sri Lankais : le grand cafouillage

www.ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Au juge , depuis son mobile, Posté
Le juge a cas les emmener chez lui. Merci pour l'appel d'air. Abruti de magistrat (Les magistrats ont fait respecté les lois,, ce qui est l'essence même de leur fonction pour le plus grand bien de la République - webmaster)
Hje, depuis son mobile, Posté
les amis n'a encore un bateau y arrive dans les prochains jours qui suit Mr Ali y sa demande encore le droit d'asile