Les procédures de demandes d'asile sont entamées :

Préfecture : les migrants sri-lankais plaident leur cause


Publié / Actualisé
Ils sont arrivés il y a une semaine tout juste à bord du " Wasana 1 ", un bateau de pêche de fortune sur lequel femmes, enfants et hommes auraient voyagé durant 22 jours entre le Sri-Lanka et La Réunion, plus de 4.000 kilomètres de traversée. Jusqu'à mercredi 19 décembre, les 62 demandeurs d'asile étaient retenus en zone d'attente, femmes et les enfants à Gillot et les hommes dans un hôtel dionysien. Lors de leur passage au tribunal de Champ Fleuri, il y a deux jours, le juge des libertés et de la détention a invalidé les procédures enclenchées par les services de l'État depuis l'arrivée des migrants, les jugeant illégales. Ils ont donc pu retrouver la liberté. Ce vendredi 21 décembre, les soixante-deux sri-lankais entament les procédures de demandes d'asile auprès des services de l'État dans le bureau de l'OFPRA (l'Office français de protection des réfugiés et apatrides). L'un d'entre eux affirme qu'ils ont quitté leur village de Cilaw à 75 kilomètres de Colombo à cause de persécution politique pour certains.
Ils sont arrivés il y a une semaine tout juste à bord du " Wasana 1 ", un bateau de pêche de fortune sur lequel femmes, enfants et hommes auraient voyagé durant 22 jours entre le Sri-Lanka et La Réunion, plus de 4.000 kilomètres de traversée. Jusqu'à mercredi 19 décembre, les 62 demandeurs d'asile étaient retenus en zone d'attente, femmes et les enfants à Gillot et les hommes dans un hôtel dionysien. Lors de leur passage au tribunal de Champ Fleuri, il y a deux jours, le juge des libertés et de la détention a invalidé les procédures enclenchées par les services de l'État depuis l'arrivée des migrants, les jugeant illégales. Ils ont donc pu retrouver la liberté. Ce vendredi 21 décembre, les soixante-deux sri-lankais entament les procédures de demandes d'asile auprès des services de l'État dans le bureau de l'OFPRA (l'Office français de protection des réfugiés et apatrides). L'un d'entre eux affirme qu'ils ont quitté leur village de Cilaw à 75 kilomètres de Colombo à cause de persécution politique pour certains.

"Ces personnes sont libres et sont titulaires d'un visa de régularisation qui les autorise à rester sur le territoire afin qu'elles puissent venir s'enregistrer en tant que demandeur d'asile à la Préfecture," explique Me Ali Mihidoiri.

Si la procédure judiciaire est terminée, c'est le début pour les migrants de longues démarches administratives, un parcours du combattant pour les non-initiés. Ils seront accompagnés par la Cimade, une association qui aide les personnes étrangères dans la défense de leurs droits.

A noter qu'une cagnotte a été ouverte par "une citoyenne lambda" qui se dit "touchée et interpellée par le sort des  migrants". "J'ai voulu agir à la lecture des messages haineux lus sur les réseaux sociaux, parmi lesquels une femme qui écrivait : + et pourquoi pas créer une cagnotte pendant qu'on y est +. Et bien, oui, très bonne idée" explique la citoyenne lambda

La cagnotte a été mise en ligne le 20 décembre au matin, un peu plus 300 euros ont déjà été récoltés. "Les fonds collectés seront reversés à une association sur les conseils des acteurs sociaux et experts étroitement impliqués dans le dénouement de cette affaire" indique l'initiatrice de la cagnotte qui est "en contact avec la Cimade Réunion (une association d'aide aux migrant - ndlr)".

"Je m'engage à faire un suivi de l'usage fait de cette cagnotte et à communiquer sur les réseaux sociaux" termine la citoyenne lambda.

Les dons sont possibles ici : Solidarité pour les familles sri lankaises - Leetchi.com

www.ipreunion.com

   

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