[VIDEO] Égalité, jouets et stéréotypes :

"Maman, papa, père Noël j'en ai marre du rose"


Publié / Actualisé
Les rubans coupés, les beaux papiers cadeaux déchirés, les yeux des enfants qui s'émerveillent... Cette année encore, ceux des petites filles ont été remplis de rose. Du rose, du rose du rose. Dinette rose, poussette rose, vélo rose, balai rose, robe de princesse rose... Vous voyez le programme ? On n'en a pas un peu marre du rose, des stéréotypes, des vieux clichés ? En 2018, il serait peut-être temps d'apprendre au grands distributeurs, aux fabricants et au Père Noël, qu'une fille peut aimer le bleu, le vert, le gris, les astronaute, les tracteurs et pompiers.
Les rubans coupés, les beaux papiers cadeaux déchirés, les yeux des enfants qui s'émerveillent... Cette année encore, ceux des petites filles ont été remplis de rose. Du rose, du rose du rose. Dinette rose, poussette rose, vélo rose, balai rose, robe de princesse rose... Vous voyez le programme ? On n'en a pas un peu marre du rose, des stéréotypes, des vieux clichés ? En 2018, il serait peut-être temps d'apprendre au grands distributeurs, aux fabricants et au Père Noël, qu'une fille peut aimer le bleu, le vert, le gris, les astronaute, les tracteurs et pompiers.

"Libérée... des clichés," chante la reine Elsa de La Reine des neiges dans une vidéo de campagne des associations Osez le féminisme, Chiennes de garde et Pépite sexiste. Lancée quelques jours avant Noël, elle veut lutter contre les stéréotypes sexistes véhiculés dans les jouets.

"Maquillage, manucure, bijoux, robe de mariée, chaussures à talons, robes de princesse, poussette, dînette, serpillière et balai ! Renvoi à la sphère domestique et obsession de l’apparence. Rose, rose et toujours rose pour bien marquer que ces jouets ne sont surtout pas destinés aux garçons," expliquent les associations qui épinglent les bons et les mauvais élèves chez les grands distributeurs.

Les magasins Leclerc, bien présents à La Réunion, obtiennent par exemple la note de 3/20, "décevant. Beaucoup d’efforts à fournir." Carrefour arrive à un petit 6/20 pour "des timides efforts. Dommage pour les rayons générés." Quant la Grande récré, le distributeur est le cancre de la classe avec un misérable petit 2/20 et un "pourrait difficilement faire pire !"

"Pour doubler son chiffre d’affaires, l’industrie du jouet décline des jeux en rose et en bleu enfermant filles et garçons dans des rôles totalement périmés. Sa responsabilité est immense ! Aujourd’hui, impossible pour garçons et filles de partager les univers de jeux et donc d’apprendre le " vivre ensemble " nécessaire à une construction d’une société d’égalité," ajoute les associations.

Dans le monde des jouets l'égalité est loin, très loin d'être gagnée.

www.ipreunion.com

   

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