Soins esthétiques, maquillage, sacs, valises... (actualisé) :

Quand l'État plume le contribuable pour le bien être des parlementaires


Publié / Actualisé
Avec la polémique autour du salaire de 14.666 euros de Chantal Jouanno, un cap a encore été franchi. La crise des Gilets jaunes s'enlise, des milliers de personnes descendent dans la rue chaque samedi depuis huit semaines et réclament plus de transparence de la vie politique et des indemnités revues à la baisse pour les élus. Et pendant de temps-là, on découvre que la présidente de la Commission nationale du débat public touche, chaque mois, douze fois le Smic. Indécent. Il aura fallu cette révélation (et la vindicte populaire) pour que Chantal Jouanno se retire de la présidence de la Commission nationale du débat public (CNDP). Sans cela, l'ancienne ministre des Sports l'aurait-elle fait ? Rien n'est moins sûr. Ce qui st certain par contre est que des parlementaires continuent de se gaver sur le dos du contribuable. Ces élus là bénéficient d'avantages improbables et d'avance mensuelle de frais sans avoir à se justifier... Cela ne date pas d'hier. La loi de moralisation de la vie politique était censée mettre fin à ce système pour le moins indécent. Il n'en a rien été...
Avec la polémique autour du salaire de 14.666 euros de Chantal Jouanno, un cap a encore été franchi. La crise des Gilets jaunes s'enlise, des milliers de personnes descendent dans la rue chaque samedi depuis huit semaines et réclament plus de transparence de la vie politique et des indemnités revues à la baisse pour les élus. Et pendant de temps-là, on découvre que la présidente de la Commission nationale du débat public touche, chaque mois, douze fois le Smic. Indécent. Il aura fallu cette révélation (et la vindicte populaire) pour que Chantal Jouanno se retire de la présidence de la Commission nationale du débat public (CNDP). Sans cela, l'ancienne ministre des Sports l'aurait-elle fait ? Rien n'est moins sûr. Ce qui st certain par contre est que des parlementaires continuent de se gaver sur le dos du contribuable. Ces élus là bénéficient d'avantages improbables et d'avance mensuelle de frais sans avoir à se justifier... Cela ne date pas d'hier. La loi de moralisation de la vie politique était censée mettre fin à ce système pour le moins indécent. Il n'en a rien été...

Aujourd‘hui, les frais de mandat des parlementaires sont toujours aussi opaques. Un énième enfumage de la présidence Macron. Les soins ophtalmologiques, d’ostéopathie, de psychologie, les soins esthétiques en institut de beauté, les crèmes, le maquillage, les sacs, les valises, les frais d’habillement ne sont toujours pas plafonnés et surtout sont aux frais de la princesse ou plutôt du contribuable ainsi que le souligne le site médiapart.fr.

Ces dépenses, le commun des mortels doit les assumer personnellement. Mais bon, vous savez, avec leur indemnité de 5.711,07 euros brut par mois, certains députés ont du mal à joindre les deux bouts et doivent manger des pâtes pour s’en sortir, rappelez-vous :

Pas tous les jours facile d’être parlementaire alors les députés ont le droit à un peu d’argent de poche. 400 euros sans justificatifs, avec une somme pareille, des pâtes on peut en acheter pas mal quand même…

Et puis, ils en font des photocopies, ils en passent des coups de téléphone, ils en envoient des cartes postales (le timbre est passé à 1,04 euro au 1er janvier quand même) sans parler des balades en taxi et du matériel informatique, ça aussi c’est important. Bien sûr, ces dépenses sont prises en charge, toujours par le contribuable, une dotation matérielle annuelle de 18 950 euros par an pour un député métropolitain.

Concernant les facilités de circulation. Là encore, les 577 députés sont choyés. Quand vous vous saignez pour vous payer un billet de train, gardez à l’esprit que l’Assemblée nationale prend en charge les déplacements des députés sur le réseau métropolitain de la SNCF en 1ère classe. Oui, oui, il faut quand même les dorloter nos députés. On ne va pas les laisser voyager en classe économique, ils doivent être frais et dispos, c’est tout un pays qui repose sur leurs épaules.

Bien sûr tout ces avantages évidemment mérités - qui en douterait ? -  sont écrits, décrits et précisés sur le site de l'Assemblée nationale

On y apprend que concernant les voyages aériens, les députés n’ont pas la continuité territoriale, ils ont encore mieux, voici le texte tel quel :

"  Pour les députés d’outre-mer :

• un crédit annuel égal, pour les députés des départements d’outre-mer, au coût de 26 passages en classe affaires entre Paris et la circonscription et, pour les députés d’outre-mer élus dans une collectivité du Pacifique, au coût de 16 passages en classe affaires entre Paris et la circonscription ;
- deux allers-retours par an pour le conjoint et un aller-retour par an par enfant à charge en classe affaires entre Paris et la circonscription ;
• 8 passages pour toute destination en France métropolitaine.
Pour les députés représentant les Français établis hors de France :
•un crédit annuel égal, pour les députés des six circonscriptions européennes, au coût de 80 passages en classe premium ou en classe économique entre leur circonscription et Paris, et pour les députés des cinq circonscriptions extra-européennes, au coût de 30 passages en classe affaires entre leur circonscription et Paris ; sur cette enveloppe globale, 30% au maximum peuvent être attribués aux déplacements et hébergement du conjoint, des enfants mineurs et des collaborateurs dans la circonscription ou entre Paris et la circonscription ;
• 8 passages pour toute destination en France métropolitaine. "

Une autre enveloppe permet d’aider nos parlementaires en détresse parce que ça coûte cher de faire garder les petits, une allocation de garde d’enfant leur est versée au titre des enfants de moins de trois ans. Son montant mensuel est de 308,19 €. On vous le redit, l’addition, c'est toujours pour Bibi, le contribuable.

Nos chers députés bénéficient aussi d’une avance de frais de mandat d’un montant mensuel de 5.373 euros pour faire face aux diverses dépenses liées à l’exercice de leur mandat qui ne sont pas directement prises en charge ou remboursées par l’Assemblée. Dans cette enveloppe, les députés peuvent dépenser 600 euros sans aucun besoin de justifier leur emploi de ces deniers publics. Ces 7.200 euros par an ne sont pas contrôlés et bien sûr ils sont défiscalisés.

Certains diront que les parlementaires ont la belle vie et qu’ils se gavent avec les fonds publics, bien sûr, ce serait totalement faux. Pour finir, le coup de grâce : les députés ne payent pas l’impôt sur le revenu sur l’ensemble de leurs indemnités.

Bienvenue dans le monde éthique et transparent de la loi de moralisation politique. 

Lire aussi : Critiquée pour son salaire élevé, 14.666 euros par mois, Chantal Jouanno ne pilotera pas le Grand débat

fh/www.ipreunion.com

   

3 Commentaire(s)

CECCU , depuis son mobile, Posté
Demandez a Vos députés de vous en donner un Ti peu .....et posez vous la question si vous étiez à leurs places que feriez vous ? Moi je connais la réponse et vous aussi ayez le courage de l'ecrire .......au final que veulent les Gilets Jaunes si ce n?est prendre la place des autres c'est naturel nous sommes tous humains donc les mêmes.....hÃ'tes Toi je mi mettrai.....c'est mieux avec Moi
Georges, Posté
Elle n'est pas élue mais fonctionnaire ce qui est totalement différent.
Poitre, Posté
Attention imazpress, Elle n'a pas démissionné de la commission. Elle ne pilote plus ce débat.
Illustration : Kwa Films

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